ROUTE 12. DE SAINT- SÉBASTIEN A PAMPELUNE
à l’O., on suit la plage pendant plus d’un kilomètre , ayant à g.
une longue suite d’établissements et d’édifices , le cimetière , des hôtelleries, des chapelles. La route est neuve et bien construite; elle évite l’ancien chemin qui, se dirigeant au S., allait rejoindre à Emani la grande route d’Iruft à Madrid , aux côtes roides et pénibles. Bientôt, à un détour, on s’engage aü milieu d’une campagne charmante, riche et bien cultivée, laissant derrière soi cè magnifique panorama de la baie de Saint-Sébastien , de la ville , du château , du môle, an fond duquel se dessinent les côtes sablonneuses de la France.
Une route neuve , qui s’embranche sur la dr. , conduit à Bilbao par la côte et par les villages d’Usurbil et de Zaraus. De tous côtés s’élèvent de nombreuses habitations presque toutes . neuves. La route se dessine au milieu d’une succession de petites vallées et de collines cultivées jusqu’au sommet, puis se rapproche de la jolie rivière d’Oria en arrivant à
ô kil 1/2. Lasarte, village peu considérable : car il compte 450 hab.
et Une trentaine de maisons qui appartiennent par moitié aux deux villes voisines d’Ernani etd’Umieta; mais la voie nouvelle qui le traverse contribuera à lui donner une importance que méritent sa position et le mouvement industriel qui commence à s’y faire sentir. Lasarte possède une grande usine de construction de machines mue par les eaux de l'Oria , et qui a pris dans ces dernières années un grand développement. L’Oria fait mouvoir également, à 1 kil. 1/2 de Lasarte, sur la route d’Andoain, une vaste filature de coton apparte-
nant à la maison José et Francisco Brunet de Saint -Sébastien. liet établissement mérite l’attention du voyageur comme spécimen de l’activité de cette belle province : il possède' 15 000 broches et une centaine de métiers à tisser. Le bâtiment est vaste , bien construit, et occupe une nombreuse population d’ouvriers qui liabitent une série de- maisonnettes bâties selon le système anglais et groupées autour de la fabrique. Sa position est très-pittoresque, à l'extrémité de la vallée de Lasarte, au pied du mont Boruntza et en vue des belles pentes boisées de Zubieta. La route suit le bord de l’Oria, passe avec lui entre deux hautes montagnes, et vient aboutir â la grande route à , 5 kil. (10 kil. 1/2). Andoain.
petite ville de 1450 hab., située sur la rive dr. de l’Oria, aujourd’hui relais de poste, station future du chemin de Jer du Nord , mais sans importance. Elle est la patrie du jésuite Manuel I.arramendi, auteur de travaux importants sur l’idiome basque et du célèbre dictionnaire entrois langues, basque , latin et espagnol. L’église , qui date de la Renaissance, est, dit M. Cénac-Moncaut , nne dps plus belles de la contrée.
On suit, en quittant Andoain, la grande route de Madrid, et on traverse le Leiznrun , sur un beau pont de pierre. L’Oria, qu’on côtoie, fait mouvoir des moulins et les roues de plusieurs fabriques jurqu’à
5 kil. (15 kil. 1/2). Vülabona, v. de 1000 hab., composé uniquement d’une rue bien empierrée et bordée de trottoirs. Au delà, la route, suivant toujours l’Oria au milieu d'une riante ligne de coteaux, de vallées et de plantations
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
d’arbres, rencontre la bourgade d'irura et une fonderie de fer, puis une belle fabrique de papier, un vaste cimetière, une maison de miséricorde, et enfin elle franchit l’Oria sur un beau pont de pierre de cinq arches avant
6 kil. (21 kil. 1/2). Tolca, (Hôtel te Parador, bien tenu, servi comme une bonne auberge de France; quelques posadas avec tables d’hôte. Les diligences postes de Navarre , faisant le service de Tolosa à Pampelune, partent tous les jours à minuit et arrivent vers huit heures du matin. Prix :
60 réaux dans le coupé et 50 dans l’intérieur '). V. de 5050 hab., agréablement située au confluent des deux rivières l’Oria et l’Azpiroz, dans une jolie vallée formée par les monts d'Izazcun et de Montescue. Ses rues sont belles, bien tracées, bien empierrées, bordées de jolies maisons. L’hôtel de ville est bâti sur une belle place, où se trouve aussi le jeu de paume, la distraction favorite des Basques. La cathédrale ne se fait pas remarquer extérieurement par son architecture; le portique qui la précède est surmonté d'une statue en marbre de saint Jean-Baptiste. Mais l’intérieur forme un temple somptueux à trois nefs. Un retable de construction moderne , en beau marbre du pays , a remplacé le magnifique retable fort ancien en bois sculpté , qui fut détruit par un incendie en 1781.
L’église moderne de San-Francisco n’a aucun intérêt. Un bel édifice construit au commencement du xvn'siè-
t. Dans les vqilnres publiques espagnoles , le coupé se nomme bertina , et on appelle cupe l'impériale. Il importe de bien se pénétrer de celle finesse pour ne pas s’exposer à des méprises.
cle, et dans lequel avait été établie une manufacture importante d’armes blanches dirigée par l’Êtat, est occupé aujourd’hui en partie par la garde civile, et pour une autre partie par la halle. 11 y a de belles promenades, l’une sur les bords de l’Oria, l’autre, nommée Paseo de Igarondo, le long du ruisseau de Berasteguy vers la route de Navarre.
Tolosa est le chef-lieu de la province basque du Guipuzcoa. Son histoire, fort ancienne, se confond avec l’histoire générale du pays. Il s’y fait un mouvement considérable de voyageurs, en raison de sa position au centre de quatre routes qui conduisent à Madrid, à Saint-Sébastien , vers la frontière de France et à Pampelune.
En quittant Tolosa pour prendre vers l’E.‘ la route de Navarre, on liasse de nouveau l’Oria sur un beau pont de cinq arches. La route de Madrid remonte le cours de cette rivière jusqu’à Villafranca. La route de Pampelune, que suit le voyageur, est variée et pittoresque.
Les hautes montagnes qui l’avoisinent, cultivées jusqu’au sommet, sont couvertes de troupeaux, d’habitations et de métairies aux aspects agréables.
.8 kil. (29 kil. 1/2). Xiizarxa est un joli bourg de 640 hab. , traversé par l’Azpiroz, affluent de l’Oria. Son église paroissiale possède un retable , dont le premier corps est considéré comme une œuvre d’un grand mérite. On voit aussi dans une petite chapelle ou ermitage une peinture «le Notre-Dame, de l’école flamande, apportée en 1628. On franchit la limite des provinces «le Guipuzcoa et de Navarre, entre Liz&rza et