‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 175 sur 382 · SAINT-SAUVEUR · texte numérisé non relu

SAINT-SAUVEUR

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

HÔTELS : de France , chez Barrio ; de Parité chez Sassissou; Bégarie. Beaucoup de baigneurs se logent à Luz, où l'ou trouve plus facilement des appartements.

Maisoms meublées : Barrio, Rrauliauban , Vergés- Sarrai, Druène-Flainand, Fabas. A Saint- Sauveur conime à C.auierets, toutes les maisons sunt tonsiruiies pour les étrangers.

Mkhecin-inspecteur des EArx :M. Fabas; adjoint, M. CharniassQn dePuylaval.

DOCTKL'RS - MÉDECINS : MM. Druèuc ; Fabas lils ; Peyramale; Hédouin.

rHAiiMACiENs : M. Claveiie ; Lacoste, directeur de la posteaux lettres.

Cabinrt de LECTi ue. A l't'tablissement; on y trouve quelques journaux.

» Poste aux chevaux. A Pi^rrelitte

BuiiEAU DES Messageries. Chez Sassissou. Les voitures de Ban'ges, passant à I-uz , font aussi le service de Saint- Sauveur.

Mathieu, voiturierdeTarbes , va aussi à Saint-Sauveur le lundi et le vendredi, et quelquefois le mercredi de chaque semaine, avec une calèche.

Loueurs de voitures. Barrio, traiteur : Piaule ; Fon amidan ; Jeantoy , Druèae; Coulure; Cazaux ; Barrio, régisseur; Vergès-Sarrat.

La plupari des loueurs de chevaux et d'ànesses se trouvenià Luz ; mais ils se tiennent presque tous sur la route, prêts à partir.

Guides. Bellan ; Bordenavc - Sainl- Laure; Couriadet, Henri; Cumia, Jean ; Fortané, Bernard; Fortané tUs; Jean (iay, Thomas; Moncassin, Antoine ; Moiicassin fils; Poiitis-Laurrou, Grégoire:

Pratdessus , Henri ; Pratdessus , Salles, Henri , Ceciro (recommandés pour les grandes courses).

Loueurs db chevaux. Tous les guides sont loueurs de chevaux.

Guides-chasseurs , domiciliés à Lnz :

Catala-Saïayré, Clément; Larrieu, Vincent; Casiex.

Tarifs des guides pour les divers-CH excursions .- Pic de Lévisie , 6 fr. ; Pic du Midi , 6 fr.; Monné, 6 Ir. ; Pic de Viscos, 5 fr.; Tourmalet, k fr. 50; Pierretiite et Argelez, 5 fr.; Saint-Savin et Beaucens, 5 fr.; Gripp par la nionlagne, 5 fr.; Poey-la-Houn, 6 fr. ; B<gnère8 de Bigorre, 6 fr. par jour; Eaux-Bonnes, 6 fr. par jour; Eaux-Chaudes, 6 fr. par jour; Bagnères de Luchoii, 6 fr. par jour; Caulereis par le Vigiiemale, 10 fr.; Pic de Néouvieille, lO fr.; LacVcrl, iO fr.; simple promenade 3 fr. La plupart de ces excursions se font de Baréges ou de Cauterets [\i>y. en tète de chaque course).

Tarif df.s chevaux. Pic de Lévisie, 5 fr. ; l'ic du Midi, 6 fr.; Monné, 6 fr.; Pic de Viscos, 5 fr.; Tourmalet, k fr. 50; PierrefiUe et Argelez, kk. 50; Saint-Savin et Beaucens, k tr. 50; Gripp par la montagne, 6 fr. ; Poey-la-Houn, 6 fr.; Bagiiéres de Bigorre, Bagnères de Luchon, Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes, 5 fr.

par jour; simple promenade, 2 Ir.

Ou paye 50 cent, en sus par course et par chaque selle de dame.

On paye les chevaux des guides aux prix du tarif.

Tarif des chaises a porteurs : De rétablissement en ville, 25 c; aller et retour de Saint-Sauveur à Luz, 1 fr. soi au rie du Midi , kO fr.; à Pierrefilte et Saint Savin, io fr.; au château de Beaucens, 20 iV. ; à Bagnèies de Bigorre, 60 fr.; Monné, 46 fr.; Angelez, 25 fr.; Cauterets, 30 fr. ; Pooy-la-Houn , ko fr.; Gripp par la montagne, ^0 fr.; Bagnères de Bigorre, 60 fr.; Vignemale, 'lO fr.; simple promenade, k fr.

description.

o Saint-Sauveur , «lit M. Taine, est une rue en pente, régulière et jolie, .sans rien «jui sente l'hôtel improvisé et le décor d'opéra. Klle n'a ni la prossièreté rustique d'un village, ni l'élégance salie d'une ville; tout y est simjile, propre et de bon goiît. Les maisons alignent sans monotonie leurs croi.sées en-

cadiTe<î de marl.re l)rut : .\ dr.

elles s'adossent contre des roches à nie d'où l'eau suinte; à g., elles ont sous les pieds le Gave qui tonne au fond du précipice. »

in évèfiue de Tarbes, Gentieu d'Vmboise, qui avait fui Tarraée des protestants, s'était réfugié à Luz: il y découvrit, dit-on, sur la nu.ntagne voisine, une source minérale près de laquelle il fit construire une chapelle portant cette inscription : Vos haurietis aquas e fontibus Sahaloris. Telle serait, au dire de certains historiens, létymologie du nom de Saint-Sauveur.

Il n'y a pas encore un siècle , cette source i)resque inconnue, sans autre ornement que le roc creusé en voûte au-dessus d'elle, tombait dans un large bassin d'un met. de profondeur. Cu M. <le Béségua.

professeur à l'école de droit de Pau, ayant trouvé à Saint Sauveur une guérison qu'il avait inutilement cherchée à Baréges, recommanda ces eaux, qui, déjà fréquentées sous l'Kmpire, eurent sous la Restauration une vogue brillante, due au patronage de la duchesse d'Angouléme et de la duchesse de Berry, dont deux colonnes de marbre, placées aux deux extrémités du village , rappellent le séjour. Le n(mibre des baigneurs, (pii avait ensuite diminué pendant quelques années, suit maintenant une progression constante.

La chapelle est une rotonde sans aucun stvle, bâtie h l'extrémité supérieure'du village, au-dessus du jardin anglais.

établissement thermal.

« Le bâtiment des bains, dit encore M. Taine, est un portique sous un double rang de colonnes d'un style

aisé et simple; les marbres, d'un gris bleuâtre, ni éclatants ni ternes , font plaisir à voir. Une terrasse plantée de tilleuls s'avance au-dessus du Gave et reçoit les brises fraîches qui montent du torrent vers les hauteurs; ces tilleuls répandent dans l'air une odeur délicate et suave. Au-dessous du mur d'appui . Teau de la source sort en gerbe blanche et tombe entre les tètes des arbres dans une profondeur qu'on n'aperçoit pas. »

Cette description est charmante comme loyt ce qui sort de la plume de M. Taine; mais, jugé au point de vue pratique , l'établissement de Saint-Sauveur mérite encore plus de reproches peut-être que celui des Eaux-Bonnes. Les malades n'y trouvent rien de ce qui leur serait utile ou agréable : ni galerie couverte et fermée pour s'y promener en cas de mauvais temps, ni sièges commodes pour s'y reposer, m même une saUe d'attente. Quelque temps qu'il fasse, si fatigués, si souffrants qu'ils soient, ils y demeurent exposés, sur leurs jambes, avant ou après leur bain, à tous les vents qui peuvent souffler dans la vallée. Du reste, à Saint- Sauveur comme aux Eaux-Bonnes, on promet des améliorations prochaines. L'établissement sera agrandi (les maisons voisines étaient achetées en 1857). Puisse-t-il être un peu moins orné de colonnes et plus confortablement aménagé !

Un établissement élégant et commode a été inauguré en 1858 près de la source de la Hontalade, qui jaillit h (iOO met. de Saint-Sauveur et à 50 met. du point d'émergence de la source de l'éublissement.

« Hontalade présente , au point de w\e de son histoire, une particula-

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