‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 265 sur 382 · ROUTE 70. LUCHON. — LE PIC DE CÉCIRÉ · texte numérisé non relu

ROUTE 70. LUCHON. — LE PIC DE CÉCIRÉ

puis, traversant le torrent, on

monte par un sentier rapide au mi lieu des prairies jusqu'au hameau de Labach-Cazaux, composé d'une trentaine de granges environ (40 m.

deCazaux). Là, on voit parfaitement la cime du Ceci ré se dresser au S. E., et on n'a qu'à s'élever toujours dans cette direction , d'abord à travers un bois de noisetiers, puis sur les pentes de magiiifiques pâturages remontant jusqu'au col de la Coume de Bourg, situé un peu à dr.

du Céciré (2 h. à partir des Granges). De là, on descend dans un petit ravin, et l'on gagne la cime en 40 m.

B. 4 à .') h. Un autre chemin plus court, mais beaucoup plus difficile, est celui de Superbagnères. Quand on est arrivé au sommet de cette montagne (Voy. pag. 443) , on s'aperçoit qu'on n'est en réalité que sur une terrasse située à mi-côte du Céciré, dont on voit l'arête aiguë, haute de 2397 met. , se dresser au S. 0. Pour monter directement, il faut suivre cette arête; d'abord, le sentier n'est que rude et escarpé; mais bientôt il s'engage au milieu de rochers dont l'escalade devient déplus en plus pénible.

Le panorama du Céciré (du mot cerisier en patois ceriset) est à peu près le môme que celui de Superbagnères, mais beaucoup plus étendu.

A l'E., on aperçoit même la cime isolée du Mont-Vallier, et, derrière le cône de Montarto, on découvre les sommets neigeux du Paillas et de l'Andorre. En face, s'ouvre la vallée du Lys, entourée de son magnifique amphithéâtre de glaciers, et la cime espagnole de Posets, à peine inférieure à celle de la Maladetta, se montre par l'échancrure du port d'Oo; à rc, se dressent les pics du Midi, deTroumouse, d'Arbizon. et.

du côté de la France, les vallées de l'Arboust et de Luchon étalent leurs charmants bassins de verdure au fond des âpres montagnes qui les dominent.

On redescend ordinairement par la vallée du Lys; dans ce cas, on suit le sentier que l'on a pris pour monter jusqu'au fond du ravin qui sépare le Céciré du col de la Coume de Bourg ; là on tourne à g. vers le S. Dès qu'on est sur le sommet de la crête qui sépare les pâturages de la vallée du Lys à l'E. des pâturages de Medassoles à l'O, , on incline à g. et on descend en suivant la rive g. d'un petit ruisseau jusqu'aux granges de Castillon dans la vallée du Lys (Voy. plus loin).

Quand on veut revenir par la cascade d'Enfer, il faut, à partir du col de la Coume de Bourg, longer plus longtemps la crête entre les deux versants des vallées du Lys et de l'Astau, puis, avant d'arriver au Pic de Hounts Secs (2790 mot.), se détourner à g. et suivre le ravin jusqu'au chalet situé un peu au-dessous de la casca<le d'Enfer. De là, on revient à Luchon par la vallée du Lvs.

Vallée da Lys oa da Lits. Cascades d'Enfer et du Cœar. Qonffre infernal.

i3 kil. Route de voitures jusqu'à la cabane du Lys, 10 kil. l/2. Aller 3 h. Retour, 2 h. t/2. Cheval et guide, k fv. ihacun. Chaise à porteurs (k hommes), 16 fr.; en passant par Superbagnères, 30 fr. Voiture, 20 fi'. Un guide est tout à fait inutile.

On suit d'abord la route du port de Venasque , en remontant la rive g. de la Pique ; on laisse à g. la tour de Castelvieil (V.page 444), le pont Lapadé, celui de Ravi, et, à à h kil. de Luchon, on arrive au

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