‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 266 sur 382 · ROUTE 70. LUCHON. — LA VALLÉE DU LYS · texte numérisé non relu

ROUTE 70. LUCHON. — LA VALLÉE DU LYS

ineil d'une l)elle moirtagne Iwisée , où les deux torrents de la Pique et du Lys viennent se réunir presque à angle droit.

La Vallée du Iiys ou du LitX, qui doit sans doute son nom à un vieux mot celtique sij^nifiant nboridance d'eau, et non pai» aux lis qui croissent sur ses pelouses, s'ouvre à dr.

entre une épaisse forêt de hêtres , et se dirige d'abord à l'O. La route remonte la rive g. du torrent ({ui en descend.

A 1 kil. environ de l'entrée de la vallée, s'ouvre à g. la Combe île finuimu, dont les forêts, et plus haut les pâturages , remontent vers le pic SacroujTj haut de 2678 met.

Au débouché de cette combe, les regards son^ attirés par une jolie cascade qui brille entre les arbres.

Jp D^inutes plus loin, on laisse à g. le pont et le chemin qui conduisient au S. sur les pâturages de la gorge de Bûunéou. Tout près de ce ppn^, l'eau du Lys forme la belle caiCQde Barrié, encaissée entre les rocbes polies. Ici, l'aspeiit des lieux change : le sol est parsemé de blocs de granit que de yieux arbres embrassent de leurs fortes racines. La forêt se compose d'un grand nombre d'^S^t^nces diverses : le chêne aux feuilles lisses, le sureau, le tilleul, l'ormeau, le frêne, l'aubépine , l'arable , le ^ycgmore , le hètpej i'alisier, Iç sprf^ier des oiseaux, «t. çà et là, le sapin descendu des hauteurs.

La cascade Richard , que l'on voit ensuite en se détournant un peu ^ g., tombe comme dans une coupe, sous des rochers à pic ombragés de sorbiers et d'alisiefs. Plus loin, on aperçoit à dr. , sur les pentes, les granges du plan de Caxaut; U vallée s'pqvre; les montagnes qui In

forment s'écartent; fil, j^ mesure que la rouLy se recourbe vers le §,.

avec le torrent, l'horizon s'élargU et le cirque apparaît dans toute sa splendeur. On est devant un des plus charmants et des plus beaux paysages des Pyrénées. Au fond , on voit les cascades superpa*^es toml)er d'assise en assise et traverser dans leurs chutes successives toutes les zones, depuis celle des neigi»

éternelles ju.squ'à celle des forêts touffues. Au-dessus, s'étend un im* mense glacier , dominé à l'K. par le picdeCrabioules(:i2l9 met.), à l'O.

par le pic Quairat ( UOSÔ met.), que les Gaulois avaient choisi comme le siège de leurs divinités. NuUe part dans les Pyrénées, si ce n'B#t j)eut-être sur le» flancs de la Maladetta , les glaciers ne sont plus étendus, et la ma.sse d'eau qui ou ilescend n'est plus considérable. A bien meilleur droit que le petit ruisselet de la Garonne, le Lys aurait pu imposer son iwm au f]euy^ qu'il contribue k former.

Après avoir dépassé V Auberge du Lya (10 kil. i/2 de Ludion), où finit la route de voitures, à HÛl met., on n'a i)lus qu'à marcher pendant MM) met. environ pour arriver au |)ied de la Gatcade dfEofer. Cette chute a tellement usé le rocher du haut duquel elle se précipitait autrefois, qu'elle s'y est taillé un canal étroit d'où plie tombe aux deux tiers environ de sa hauteur primir tive. Au fond de cette noire coupure, dont les parois ombragées de supins sont réunies par Iç Sont d'Spfer, on distingue vaguement la partie supérieure de la chute; à dr. et à g., d'autres cascades plus petites se précipitent du haut des rochers dans la vallée.

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