I.o sentier qui s'ouvre à dr. , en
avant de la cascade , monte en zigzag à travers les rochers et la forêt au pont d'Enfer {]h min.). Si belle que soit la vue que l'on y découvre, on ne doit pas s'en contenter; il faut continuer à monter, et en moins d'un (luart d'heure on atteint une saillie «le roc garnie de murs d'appui, où Fon est récompensé de ses fatigues, car on contemple dans toute sa beauté la Cascade du Gouffre infernal. Le torrent tombe d'un jet , du liant d'un rocher perpendiculaire dans lequel il s'est aussi creusé une large coupure , au . fond d'un abîme que des rochers couverts de sapins surplombent de tous les côtés, et d'où il sort par une étroite fissure pour aller former plus bas d'autres pa.scades. A peu de distance, un second pont, auquel il est indispensable de monter, a été jeté au-dessus du torrent, là où il se précipite dans l'abîme et où il se fait admirer sous un autre aspect.
Plus haut, se trouvent encore d'autres cascades, descendues des glaciers de Crabioulej et de Maupas.
En traversant l'arête des montagnes qui s'élèvent à g. , on peut gagner le vaUon <les lacs situés au pied du glacierde Maupas (Vpy. page
La Cascade du Cœur n'est pas moins intéressante à visiter de près que la cascade d'Enfer et le Gouffre infernal. Pour y aller, il faut traverser le petit pont jeté .sur le torrent du Lys , puis suivre le .sentier de dr. , (jui remonte la rive dr. du torrent du Cœur. 10 ou lô min.
suffisent pour atteindre le point d'où l'on découvre la cascade tout entière. Elle se compose en réalité de deux chutes dont l'une se i)réci pite d'un jet à travers les 8a|)ins,
tandis que l'autre serpanta entre des rochers qui la brisent en écume.
Avant de se réunir , ces deux masses d'eau ainsi divisées contournent, par une succession de cascatelies, un rocher dont U masse dépouillée de sapins imite à peu près la forme d'un cœur : de là le nom de la chute. A peine les eaux se sont-elles mêlées, que, se divisant de nouveau en plusieurs masses distinctes, elles bondissent au milieu des pierres et des .sapins brisés.
Le lac vert.
Aller par la cascade du Cœur, k h.
Retour ^ar le val de Bounéou, k li. Cheval et guide, 6 fr. chacun.
En s'élôvant au-dessus de la cascade du Cœur à travers la forêt de sapins qui la domine , on voit le torrent former plusieurs autre» chutes fort belles, et, en ^ min. de marche, on atteint le plateau des cabanes d'iirttf/ue.Pe là, on gravit à dr., dans la direction du S., un ravin qui aboutit au lac Ve?tf situé à 1960 met. de hauteur et à 1 ]i. 30 min. environ de la cascade du Cœur. Ce lac a la forme d'un fer à cheval; une presqu'île verdoyante et un petit îlot le séparent en deuî parties distinctes. A l'E.,des rophefs élevés le dominent, tandis qu'à l'O.
s'étendent de vastes pâturages; sur la rive méridionale , une cascade y
déverse les ei^U» ^^ ^^ ^^*^' ^^
sur la rive septentrionale une autre
cascade en descend. Vers le commencement du siècle, un habitant de Saint-Béat, qui exploitait les bois de ces montagnes , fit faire une écluse pour fermer à volonté le déversoir et élever le niveau du lac.
Les troncs de sapins coupés aux environs étaient jetés dans l'eau, puis, quand ils y étaient accumulés
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES