‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 274 sur 382 · DE LUCHON A VENA8QUE · texte numérisé non relu

DE LUCHON A VENA8QUE

33 kil, i/'2. Retour par le port delà Picade. 38 kil. l/2. Aller 9 h. Retours h. Chemin praticable à cheval.

16 kil. De Luchon au port de Venasque. (V. R. 70).

Du port (Je Venasque on descend par un sentier très-escarpé à travers les roches de la Pena Blanca et l'on contourne au S. ^a base du pic de Sauvegarde. A g. , le pic de Paderne (•26.V2 met.) , premier fleuron du groupe de la Maladetta , semble grandir à mesure que l'on s'abaisse, et bientAt, on arrive au niveau de la forêt désolée et jonchée d'arbres morts qui en recouvre les derniers escarpements. Vers la base de la Pena Blanca, on passe au milieu de grands blocs roulés, ancienne moraine d'un immense glacier qui remplissait toutes les gorges entre le groupe de la Maladetta au S., et les pics Fourcanade, Pouméro , de la Picade et de la Mine, au N. et à TE.

A peine a-t-on franchi les derniers débris de la moraine qu'on entre dans le beau et vaste bassin de l'Hôpital, ancien lac comblé, et couvert maintenant «le prairies et de marécages. Du haut des rochers escarpés qui l'entourent de tous les côtés, h l'exception du S. 0., se précipitent de hautes cascades qui vont rejoindre au fond de la vallée la rapide Essera.

4 kil. (20 kil.) VHÔpital, misérable auberge, située à 1703 met.

et servant aussi de poste dédouane, est construit sur l'emplacement d'une autre maison emportée par une avalanche en 1838. N. B. Il est dû au fermier 25 cent, par cheval.

Au sortir de cette auberge, on voit soiLs une pittoresque scierie de planches la digue de l'ancien lac couverte de blocs roulés ; c'est une autre moraine , au delà de laquelle on découvre un autre lac encore rempli , et fermé lui-même par une troisième moraine. Plus loin, on franchit un torrent rapide descendu du lac de Gnurgoulès, situé sur le versant méridional du pic Sacroux, puis faisant à g. un coude prononcé avec la vallée de l'Essera, on longe la base de la montagne du Port Bieil, et on traverse

2 kil. (22 kil.) le torrent du Ramoufino, au-dessous de la belle cascade du môme nom.

PJ.is loin la vallée se resserre; on passe sur trois ponts . ceux d'Àgun^i Passas, de Litayroles, et enfin (2 kil. 1/2 ; 24 kil. 1/2) celui des Bains, situé au pied du rocher qui , de luutre côté de la vallée, porte rétiil)lissement thermal de Venasque. Pendant cette partie du trajet, on aperçoit plusieurs cascades , entre autres celle de Neptune, dont les trois filets semblent de loin former un gigantesque trident.

Il faut environ 1 h. de marche pour atteindre les Thermes, dont on voit l'énorme façade se dresser à une grande hauteur sur le bord fl^ôpu; (lu précipice; d'en bas la roche parait complètement inaccessible. Lps six sources qui y jaillissent ont à peu près les mêmes propriétés que celles de Bagnères de Luchon ; pour être plus souvent visitées par les malades, il ne leur manque absolument qu'une position moins excentrique.

Au-dessous du pont des Bains le défilé , devenu de plus en plus étroit , ressemble à une large et profonde crevassp ouverte ^ travers le ro-

cher. Au delà d'une jolie cascade, il s'ouvre un peu et forme un petit bassin ovale, où l'on voit encore les débris d'un camp retranché élevé par les Français pendant les guerres de l'Empire. Franchissant une muraille qui défendait les fortifications du côté du S. , on entre dans un nouveau défilé moins étroit , au sortir duquel l'Essera fait une chute magnifique au milieu des rochers.

Le nouveau ba.ssin où la route pénètre alors est sans nul doute un ancien lac comblé ; il est fermé par des blocs énormes , restes de la belle moraine formée autrefois par le confluent de la vallée de l'Essera et de celle du Malibierne, qui longe la base méridionale de la Maladetta.

On traverse (1 kil., 25 kil. 1/2) le pont du Campamiento jeté sur l'Essera, et 80 met. plus loin, celui de 6? reougno , situé à l'entrée du vallon qui remonte vers le lac Malibierne.

La route, devenant plus facile, on descend la rive g. de l'Es-sera, à travers tme vallée couverte de buis , et , suivant toujours la direction du S.

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