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ROUTE 73. LA SOURCE DE LA GARONNE

(le Viella les ruines d'un petit fort que les Français rasèrent en 1814.

De Viella à Conflens (V. R. 75).

De V^elU à Yenasqne par le port de Viella.

IS 11. Chemin de mulets.

On remonte la vallée du Rio Negro vers le S. , en restant toujours sur la rive dr. du torrent, et en 4 h. de marche, par un sentier difficile, on franchit le Port de Viella qui s'ouvre à la hauteur de 2506 met. au-dessus de la mer.

Bientôt après, on atteint Miôpital situé dans une belle prairie sur le vers<int île l'Aragon, près des sources de la Noguera Uibanjoçana , q\ii , plus au S, , va se jeter dans la SègreàLerida. Au delà de Thôpital, on descend le cours du torient jusqu'au V. espagnol de Nethou situé à la base méridionale de la montagne du môme nom, puis on contourne l'énorme masse des Monts Maudits, en passant à travers le défilé du port de Castanéze ; enfin , après une longue journée de marche, on atteint Venasque (V. R. 72).

Dç Tiella aux sources de la Garonne.

3 h. à 3 h. 30 m. Chemin de mulets.

Au delà de Viella, la vallée de la Garonne ({ui remonte jusque près de sa source dans la direction de l'E.

continue à être fertile et peuplée.

Le fleuve naissant serpente à g. de la route au milieu des belles prairies que dominent des escarpements boisés; les villages sont très-rapprochés. On traverse successivement: (20min. de Viella), Belren,

dont l'église offre des sculptures étranges ; Escognau ; Caiaril et Artias. A 500 met. en deçà de ce •lernier v. , on laisse à dr. un établissement thermal (eaux sulfureuses) nouvellement construit. Cet édifice a environ 20 mot. de longueur et 10 met. de largeur; il contient 20 cabinets de bains avec des baignoires en marbre blanc. En 18.')2, le nombre des malades qui ont visité ces eaux s'est élevé à2G0.

Artias est situé au débouché du Vnl-Aiîias, oti Ton exploite d'importantes carrières de marbre blanc.

Ce vallon, à l'entrée duquel on voit une petite église sur une butte rongée par le torrent, s'élève en droite ligne vers le S. , puis .se bifurque en deux embranchements dont l'un remonte au S. 0. vers le port de Rieun ou Hios, tandis que l'autre, beaucoiq) plus fréquenté, se dirige au S. E., vers la base occidentale du cône de Ifonfarfo (2941 met.), etfianchitle port dcCaldas, par lequel on descend dans la direction du S. aux bains de Caldas de Bohi, situés ^ 10 lieues de Viella, sur le Tor, affluent de la Noguera Ribargoçana, et visités annuellement par un millier de malades en\iron.

Au delàd'Artias, oii l'on passe la GaroiHie pour atteindre Gesa, la vallée se r&sserre, et devient moins fertile; les villages qu'on aperçoit sont plus espacés sur les hatiteurs.

Bientôt on arrive au débouché de la vallée profonde et presque inhabitée de Bouchergues, remontant au N. vers un petit col qui le sépare du val de Canejan. Ainsi le massif montagneux qui occupe le milieu du paysd'Aran et dont le pic de Sénère forme le point central,

est parfaitement délimité, à l'O. et au S. par la Garonne, à l'E. par le val de Bouchergues, au N. par ce - Itii de Canejan.

De Salardu (2 h. de Viella), perché sur une terrasse à l'E. du débouché du val de Bouchergues, on gravit les flancs nus de la montagne, en laissant au-dessous de soi Tredos, dernier v. de la vallée; bientôt la vue, toujours plus étendue, embrasse toute la moitié supérieure du val d'Aran , depuis les trois cols auquel il se termine, jusqu'au bassin de Viella. En fi^ce.

à travers de beaux pâturages, on atteint le bas d'un ravin, au milieu duquel le petit ruisseau Garonne bondit en cascatelles. Après avoir gravi une éminence, on voit jaillir au pied d'un petit rocher deux sources modestes, qui vont se réunir au-dessous : ces deux sources sont les yeux (ojos) de la Garonne. Un peu au delà s'ouvre le col qui cache la source de la Noguera et les pâtu- ' rages du Pla de Béret; à g. s'élève ' une montagne herbeuse de médio- I cre hauteur: à dr. , un terrain inéal, couvert çà et là de neige.

veis le S., on voit le vaUon de Tre- ; monte par étapes jusqu'à la cime dos remonter jusqu'au port de la blanche du Pouisespaous. Ce petit Ratière h l'E. de Mont^rto, dont le ' col, ces hauteurs peu imposantes sentier descend comme le port de sont ici la crête qui sépare les bas- Caldas sur le Tor et sur le val d'Es- | sins des deux mers, et font partie lK)t; à l'E., un vallon parcouru de ce chaînon intermédiaire qui. par le torrent de la Rude continue dans sa direction N. et S. , relie à suivre la direction de la vallée , la chaîne des Pyrénées atlantiques principale de VioUa et s'élève sur , à celle des Pyrénées méditerrales flancs herbeux de la montagne «le Kude, «jui le domine au midi :

c'est le port de Paillas ou de Bonaujue {W h. de Viella), ainsi nommé à cause d'une excellente .source qui s'y trouve; les Aranais le choisissent de préférence pour aller à Urgel ou à Barcelone.

néennes.

À. Par <«alnt>B^«t.

57 kil. - De Luchuu à Saint-Bi-at 2^ On compte du port de Bonaïgue ' kil. Route de voitures. -De Saint-Bôat

à Valence 1 h. et demie. — De Valence à Esterri , une demi-heure. — D'Esterri à Tirvia, 3 h. — De Tirvia à Llaborsi, 1 h. — De Llaborsi à Romandrin, 3 h. — De Romandrin à Castelbô, 2 h. — De Castelbô à Urgel, 2 h. — En tout, 13 h du port à Urgel.

Le troisième port , situé au N. E. ,

à Saini-Lary, 'id kil. Sentier de montagnes. 5 h. 1/2 à 6 h. de marche. — De Saint-I.ary à Castillun. iskil. Route de voitures.

21 kil. de Luchon à Saint-Béat (V. R. 70).

En sortant de Saint-Béat, on contou rne la base méridionale de la montagne de Bout du Mont (1250 met.), est celui de Peyrehlanque ou de 'et, entrant dans la vallée du Lat- B<^ret, le point de partage des eaux bach, un peu au-dessus de la carde la Garonne et de la Noguera- ; rière de marbre de Leï, on remonte Pallaresa. I à mi-côte le ruisseau qui coule à

En 1 h. de marche de Salardu, | dr. dans la vallée. Au delà de

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5 kil. (26 kil.) Bouts, v. de 1000 hab., on longe la lisière inférieure d'une forêt de hêtres, à la base méridionale du Cagire ( 1899 met ) ; puis on s'élève graduellement jusqu'au col de Mendé f situé à 1331 met. d'altitude, entre Cagire au N. et le Tue de VEstang (1814 met.) au S. De ce col on descend par une pente d'abord insensible . puis plus rapide, dans un vallon herbeux et semé de cabanes, qui vient déboucher dans la vallée du Ger.

8 kil. (34 kil.). Couledoux^ v. de 729 hab., du canton d'Aspet, est situé, à 880 met., iM 3 kil. d'Aspet, sur la rive dr. du Ger, qui plus bas arrose la vallée d'Aspet , avant de se jeter dans la Garonne au-dessous de Pointis-lnard.

Pour aller de Coulcdoux au col de Portets, on a le choix entre deux chemins. On peut ou descendre la vallée et rejoindre i\ 3 kil. la route de voitures d'Aspet à Castillon, ou monter directement au v. de Portets par de nombreux hameaux.

Du col de Portets (1074 met.), on aperçoit la riche Ballongue (vallée longue), qui s'étend dans la direction de i'E. , avec les toits d'ardoise de ses villages, étincelant au milieu des arbres, .ses forêts clair-semées.

ses hautains, formés de ceps de vigne entrelacés à des érables, ses vertes hauteurs , pai-dessus lesquelles on voit poindre çà et là quelque cime lointaine, et que domine au S. la masse énorme du Mont Vallier. Du côté du N. et de l'O.. la vue est moins belle; une longue suite de croupes et de buttes isolées, coupées (le frais vallons, convergent vers Aspet et Kncausse. et la montagne de Cagire dresse ses roches nues au-dessus des l>ois luiancés 'le hêtres et de sapins.

Du col, on descend rapidement à la petite chapelle de Poumé, puis à

9 kil. (43 kil.). PorteU, v. de 1009 hab. , situé à 9r>0 met. dans la Ballongue, qui. peuplée {d'environ 10000 hab. sur un espace de trois lieues, descend jusqu'à la ville de Castillon. Après avoir traversé deux fois le ruisseau, on sort du département de la Haute-Garonne pour entrer dans le département de l'Ariége, à

2 kil. (45 kil.) Saint-Xiary, grand V. de 1620 hab. , entouré de bois de hêtres et à demi caché sous de grands arbres. « Cette gorge, dit M. Berges, est célèbre par ses pantières » (V. R. 41).

C'est à Saint-Lary que commença , au mois d'avril 1829, l'insurrection des Demoiselles, paysans insurgés contre les nouvelles lois qui leur défendaient d'aller chercher leur bois selon leurs besoins dans les forêts communales. Ils portaient une chemise sur leurs habits, et, la figure barbouillée de suie , la hache ou le fusil à la main , apparaissaient à l'improviste sur un point pour donner la chasse aux gardes forestiers, puis disparaissaient avec la môme promptitude. Au sommet d'une montagne nommée Surroc.

qui domine la ville de Saint-Girons et près d'un rocher appelé dans le pays la Table des Quatre- Seigneurs, ils creusèrent dans la nuit trois tombes, qu'ils surmontèrent de trois croix de bois, en jurant «l'y enterrer les trois principaux propriétaires forestiers du pays.

L'insurrection s'étendit bientôt; les gardes effrayés abandonnèrent les forêts; les soldats , envoyés de Koix et de Toulouse, poursuivirent en vain les révoltés au milieu des forêts et des montagnes , ou

même fui eut obligés d'avoir avec eux des engagements sérieux. Heureusement la révolution de 1830 éclata, et, grâce au relâchement qui s'introduisit dans l'exécution des règlements forestiers, on n'entendit plus parler des Demoiselles.

De Saint-Lai7 à Scintein, par le col de ^cdé (Voy. plus loin).

Au delà de Siiint-Lary, la route descend le long de la rive g. de la Bou iguane.

*2 kil. (47 kil.) Augirein, v. de 094 hab. , situé au-dessous de Galey (713 hab.), dans les environs duquel on trouve une mine de plomb argentifère.

1 kil. (48 kil.) Saint-Jean. v. de 247 hab. , où se voit encore un vieux château.

1 kil. (49 kil.) Orgibet (905 hab.).

2 kil. (51 kil.) lllartein (434 hab.).

Au-dessus de ce dernier v. se dresse la belle colline, ou plutôt la montagne de Busan , cultivée depuis le sommet jusqu'à la base, et portant le village qui lui donne son nom.

On traverse laBouiguane , pour la retraverser à

1 kil. (,52 kil.) Aucassein, v. de 383 hab., au-dessus duquel s'élève à mi-côte Villeneuve (373 hab.).

2 kil. (54 kil.) Argein, v. de 762 hab.

2 kil. (66 kil.) Audressein, v. de 4S0 hab. , situé au confluent de la Bouiguane et du Lez , dans un lieu bas, où l'air circule difficilement; aussi y trouve-t-on un grand nomber de goitreux. Après avoir franchi ces deux cours d'eau, on remonte le Lez pendant quelques instants pour atteindre

l kil. (57 kil.) Castillon, ancienne chàtellenie , aujourd'hui chef-lieu d'un cantOD.de 17 484 hab., b. de

1165 hab. , situé à 528 met. au débouché de la liellongue à l'O. , du val de Biros qui se dirige au S. 0. vers le pays d'Aran . et de la vallée de Betmale qui descend du S. E. De ces trois vallées sortent trois ruisseaux qui , réunis dans le bassin de Castillon sous le nom de Lez, coulent par une quatrième vallée, celle d'Engommer, jusqu'à Saint-Girons, où ils vont grossir le Salât (V. R. 80).

Le château, auquel la ville doit son nom, n'existe plus aujourd'hui; une chapelle romane du xr siècle, comprise autrefois dans l'enceinte du château , offre à g. du portail une pierre représentant un prêtre avec une inscription en mauvais latiu, qui signifie probablement que l'évoque Lacaza fut le fondateur de l'église.

fi.Par Bosost et Mellrsi.

13 kil. 1/2 ou 40 kil. De Luciion à Bosost (V. K. 70 ou R. 73).

11 kil. De Bosost à l'embouchuçe du Sériai (V. R. 73).

.\près avoir dépassé la tour de Pomorin , et traversé le ruisseau Sériai ou Maudan, ou tourne à g. pour monter au v. de Melles (1155 hab.); puis on s'élève au-dessus de champs aux pentes roides, par un sentier taillé dans la roche sur les flancs du ravin. Au delà d'une fontaine, dont l'eau jaillit, à demi cachée sous les herbes , le sentier incline au N.

A mesure qu'on s'élève vers le col, la vue s'étend plus loin sur la vallée de Bassioue , qui , en partie couverte de forêts, se termine, au S. E. sous les escarpements déchirés de la Tour de Crabère (2634 met.). — Enfin, une coupure se présente dans le roc au-dessus des pâturages : c'est le pas d'Artiguescou (1307jmèt.), ouvert entre le Tue de Culas à g. et

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celui de Sijol (1771 met.) à dr. , deux des sommités de l'arête élevée qui unit la Tour de Crabôre à Cagire.

Le col franchi, on descend par un€ pente douce à travers les bois de hêtres et les pâturages, et, dès qu'on est arrivé dans «la vallée du der, que de tristes hauteurs dominent du côté de l'E. , on n'a plus qu'à suivre la rivière, à travers les prairies parsemées de groupes et de cabanes, pour atteindre Couledoux (Voir ci-dpssus).

23 kil. De Couledoux à Castillon (Voir ci-dessus).

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