C. P»r MelleHet IVotre-IHune d'Ix«rd
De l-uch«>n à Fos. Rtnjie de voitures.
27 kil. Sentier de niontagiit's de Melles à Seiiiiein. Route de voilures de Sein tein à Castillon. i2 kil.
De Lachon à Seintein.
, Au delà de Melles, on suit le sentier qui conduit du pas d'Art iguescou jusqu'au point où la vallée du Maudan, changeant de direction, se dirige vers le S. E. ; on la remonte en restant toujours sur son versant septentrional, en face du bois de l'Ombre, qui recouvre les flancs du Tue de la Séquède (1590 met.); puis, après avoir traversé plusieurs petits hameaux, on pénètre dans la partie supérieure de la gorge deMaudau, région désolée qu'on appelle val de Bas.sioue ; on laisse à dr. le ravin à l'extrémité duquel on voit s'ouvrir au S. le pa^ de Cho (2117 met.), menant dans la vallée de Cauejan (V. K. 73), et on gravit les escarpements déchirés de l'arête septentrionale de la Tour de Grabère jusqu'au col d'Aoueran , au delà duquel, pas^aut sur le ver-
sant oriental, on cesse de voir la vallée désolée de Maudan.
Au-dessous du col s'étend le lac d'Araing ou d'Arcigne (1880 met.), dominé en face par les rochers du Lart , auprès duquel les montagnards allaient encore naguère adorer le Dieu des montagnes et .se prosterner devant un autel , transféré maintenant au musée de Toulouse. A peu de distance au N. du lac se dresse le pic de Biren, dont le nom, ainsi que le fait remarquer M. de Chausenque, pourrait bien être l'origine du mot Pyrénées. Dans la vallée de Biros et dans les autres vallées du Castillonnais, les pâturages et les monts de la crête se ni^mraentfîrrpnou Piren. Une chanson, très-populaire dans le pays, célèbre Ins Filhos de Biren (les Filles des montagnes).
Le ruisseau qui sort du lac d'Araing, et qu'il faut .suivre pour descendre dans la vallée, passe à la base orientale du pic de Biren , laisse à g. , sur la hauteur, la chapelle de l'Izard, où, le 5 août, les montagnards viennent en pèlerinage; ])uis se dirige au N. E., à travers de belles forêts, pour s'unir avec le Lez , descendu du 1\tc de Mauberme (2889 met.). Peu de teflmps après avoir dépas.sé le confluent de ces deux cours d'eau, on arrive à
Seintein, b. de 13()2 hab. , situé à 760 met.) , que sa terminaison en ein (eigne) suffit pour signaler comme un village de l'Ariége ; c'est l'endroit le plus important de la vallée de Biros, à l'extrémité de laquelle il est situé. Plusieurs vallons viennent y converger et y verser leurs torrents , de sorte qu'il est facile de remonter de ce point central: au N. E., vers Siiint-Lary par le col de Nédé ; au S. 0. , vers Grabère par la
lac d'Araing; au S., par les ports de la Hourquette et d'Urets. La vieille église de Seintein est entourée d'une enceinte fortifiée ; sur la hauteur, il reste encore quelques débris de l'ancien château.
Dans les environs jaillissent un grand nombre de sources ferrugineuses.
La vallée de Biros est l'une des plus belles vallées du département de l'Ariége. Les flancs des montagnes sont cultivés en céréales jusqu'à une très-grande hauteur, et les parties arrosables sont presque uniquement occupées par des prairies.
Au-dessus de la région des bois s'étendent de vastes pâturages communaux, qui .servent, l'été, à l'alimentation des bestiaux. Toutes les mines de zinc et de j)lomb, concédées au baron de Boisrouvray etCie, se trouvent dans la région des pâturages. La concession, d'une éteu due de 79 kil. carrés, touche , au S. , aux confins de la vallée d'Aran ; au S. 0., aux limites du département de la Haute-Garonne ; à l'O. , à la Bellongue; au N., au territoire des villages d'Argirein et de Bonac; au ^'. E. et à l'E. , à la vallée du port d'Orle. Le nombre des ouvriers employés était, en 1 867 » d'environ 500.
De Seintein à Salnt'Lary par le col de Nedé, 2 h.
Eu se dirigeant vers le N. 0. à travers les champs et les prairies d'Antras, dont on laisse le petit v.
à dr. , on s'élève jusqu'au col de Nédé (1372 met.) d*où l'on jouit d'une belle vue sur la chaîne qui sépare la tYance du val d'Aran , depuis le Mont-Vallier , à l'E. , jusqu'à la Tour de Grabère , à 1*0. ; on distingue parfaitement à g. le col ou port d'Orle , plus en face ,
ceux dTlrets et de la Hourquette, entre lesquels se dresse le Tue de Mauberme.
Du col de Nédé, on descend en droite ligne par un vallon étroit et boisé dans la vallée de la Ballongue où l'on voit briller les maisons de Saint-Lary.
De Seintein à Castillon.
Au sortir de Seintein , commence la route de voiture de la vallée de Biros. On traverse bientôt
3 kil. BonnaCy v. de 905 hab. , dominé du côté du S. par la forêt de l'Artigou , et du côté du N. , par deux autres villages, Irazein (147 hab).
et Balacet (117 hab.), situés sur les flancs du pic d'Arraing. Plus loin, on voit s'ouvrir à dr. le vallon d'Orîc qui remonte au S. vers le port de même nom , et , suivant toujours la rive dr. du Lez , on passe au-dessous àWchenteinj v. de 368 hab., situé 'sur la hauteur vis-à-vis de l'embouchure du Ri varot des Bordes, torrent descendu des flancs du Mont Vallier par une succession de cascades.
Gelle de Rouet est la première que l'on rencontre. « Les eaux du torrent, dit M. Bergez, descendant le long d'une montagne hérissée de hêtres et de sapins, se brisent dans leur course rapide et tortueuse et se convertissent en une longue traînée d'écume. Plus loin encore, le Riverot se précipite d'une hauteut de 130 met. Ge n'est d*abord qu'un ruban argenté se déployant sur le liane de la montagne ; bientôt il diminue et finit par se réduire en vapeurs et en brouillards humides. »
Au delà d'Uchentein , la route traverse le Lez pour atteindre
Bordes, v. de 1014 hab. , situé au confluent de la vallée de Biros au S. C, et de la vallée de Betmale
ITINtRAlRE DES PYRENEES.
au S. E. Dans les enviions souvre une grotte de 7 met. de largeur environ sur 3 de hauteur , d'où jaillit une source considérable. Au delà, de Bordes, la route continue à longer la rive dr. du Lez au milieu de prairies ombragées de bouquets d'arbres.
3 kil. (12 kil.) Castillon (Voy.
ci-dessus).
7). De Luchon à Castillon par le port de la Hourqnette.
Entre Bosost et le pont du Roi , vis-à-vis du v. de Pontaou (Voy.
R. 73), on monte au v. de Canejan, rju'on voit se dresser à l'E. sur une terrasse à l'entrée de la vallée du Toran. Cette vallée, très-peu visitée et presque entièrement déserte, mais riche en mines de 1er, longe les bases méridionales du Tentenade ^2032 met.) et de la Tour de (rahère.
Plus loin, vis-à-vis de la dépression qu'on remarque entre cette dernière montagne et le Tue de Mauberme (2880 met.), le sentier se détourne à g. et remonte en droite ligne du fond de la vallée au Col de la Bourquette {2:Ab met.) De là on redescend au N. par des pentes rapides , mais nullement dangereuses; on traverse le Lez à peu de distance de sa source située à TO., dans Vétang d'Alhe (2212 met.); on passe à côté des gisements de plomb de Bontaillou, puis on revient à l'E.
rejoindre les bords du Lez en traversant le bois de Rouge. A partir du hameau dEylie, le sentier, dominé à l'E. par de grandes forêts, suit le fond du vallon , à travers des pâturages habités, et débouche enfin, à 2 kil. en amont de Seintein sur les bonis du ruisseau descendu du lac d'Araing (Voy. plus haut).
Pour passer de la vallée du Toran
dans celle de Biros, on pourrait contourner la base méridionale du Tue de Mauberme et monter au port d'Urets, haut de 2.'>47 met. et situéà l'E. Ce port, qui de loin semble facile, exige une assez gramle fatigue; le sentier qui en desceiui sur le versant français passe à côté de belles cascades, puis traverse les forêts de Past et de Bastard. et vient se réunir au sentier de L Hourquelte au hameau d'Eylie.
f-. De LuchoB 4 Castillon par Vtclla et le port d'Orle.
i^à 15 h. de marche, ï-an? compte les heures de repos.
De Luchon à Viella et aux sourcede la Garonne 8 h. 1/2 de marche (Voy. H. 70 et 73).
Dès (ju'on a gravi le petit col dt Peyreblanque au-dessus des sourcede la Garonne, on se trouve sui l'un des plus beaux pâturages de la chaîne des Pyrénées, le pla de Béret, vaste et verdoyant tapis qui recouvre les croupes arrondies des collines voisines et remonte par des pentes insensiblejuscpi'à 2 lieues vers le N. sous léiiorme base du Mont-Vallier. En se retournant, on jouit dune l>elle vur .sur la Maladetta avec son large gla cier et ses crêtes dentelées. Un i\c voit plus de la vallée dAran que m'> montagnes. Presque au sommet du col, sur le versant oriental , nait.
dans une ondulation du sol, un joli ruisseau qui , bientôt accru par d'autres, va faire mille détours sur le pla leau uniforme ])Our disparaître au loin vers Montgarry , où se mon trent quelques bois : c'est la Noguera Pallaressa . Tandis qu'on peut encore entendre le fracas de la Garonne .
qui sur le versant du midi se préc.
l pite parmi les rochers, c'est à peine
si i.»n dislingue le murmure de la Noguera sur la pelouse. « Garonne per Aram, braman (mugit); Voguera per Louz, tout doux,* disent les Aranais.
A partir du col, on se dirige vers le N. à travers de riches piUurages ordinairement affermés par des pasteurs français; et l'on traverse plusieurs petits ruisseaux qui vont se jeter à dr. dans la Noguera. Graduellement, la descente devient plus rajtide ; quelques bois de pins rouges commencent à se montrer, et le ruisseau, transformé en torrent, s'enfonce en bondissant à travers les rochers et les arbres; en face, la ligne de montagnes qui se dresse au N. semble toujours grandir, et la Noguera, arrêtée dans son cours et obligée de prendre une autre direction , incline à l'E. Si l'on ne descend pas plus bas pour aller jtasser la nuit à Vennitage de Montgarry (V. R. 75), c'est ici qu'il faut abandonner la vallée j)rincipale, et remonter à g. par un vallon alpestre que Ton voit s'élever au N. jusqu'aux sommets du pic d'Orle {'UYM met.).
Après une montée difficile d'environ 1 h. 1/2 ou 2 h., on atteint le port d'Orle (23G3mt.), et l'on redescend sur le versant français par les pentes roides d'un vaste cirque d'où tombent plusieurs filets d'eau. Ensuite, on longe constamment les bords d'un torrent qui coule en droite ligne vers le N. , et, pas.sant de la région des pûtis dans celle des prairies, puis dans celle des champs cultivés, on entre enfin dans la vallée du Lez, à près de 2 kiL en aval de Bonac.
De Bonac à Castillon (Voy. plus haut).
Du col d'Orle à Castillon , on compte de 4 à .'> Ii. de marche.
DE VIELLA A CONFLENS.
^> Par le port de Salau.
12 h. Chemin de mulets.
De Viella au sentier du port d'Orle, .-, h. (V. R. 74).
Après avoir franchi le torrent qui descend à g. des glaciers du pic (i'Orle. on suit vers l'E. la direction de la vallée principale, et bientôt on aperçoit quelques maisons dans un site triste et désolé. C'est l'hospice de Montgarry , composé d'une chapelle, de deux maisons destinées aux prêtres et à l'ermite, de l'auberge et d'une grange.
Cet hospice, situé à 4 h. de marche des plus prochains villages. Tredos et Salardu dans le val d'Aran, et GilesdeLouz à l'E. dans le Paillas, est d'une grande utilité , à cause de sa position centrale entre plusieurs ports : Peyreblanque, Orle, Aula, Salau, etc. La chapelle n'offre rien fie remarquable : son autel, tout brillant de dorures, est de fort mauvais goût.
Au delà de l'hospice de Mont garry, on descend vers TE. par une pente uniforme, en longeant la rive dr. de la Noguera, que dominent de magnifiques forêts. Les pins rouges d'abord, puis les bouleaux et les sapins, se succèdent dans la vallée à mesure qu'on s'abaisse, et, vers le fond, on voit les merisiers, les .sureaux , les chèvrefeuilles et les rosiers, croître au milieu des grands arbres. Les troncs que l'on coupe dans ces forêts sont traînés par des bœufs aux villages de Tredos et de Salardu, puis on les fait flotter au temps des grandes eaux jusqu'aux scieries de Fos et de Saint-Béat.
La Noguera, devenue do plus en
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
plus rapide, forme une longue suite de cascades entre deux parois de rochers : elle ne se calme un peu que pour entrer dans le petit bassin ovale où sont parsemées les granges du ham. d'été de Mongossou que l'on atteint en passant sur la rive g. du torrent. Ici le paysage est charmant: à l'O., le haut de la vallée redresse ses terrasses couronnées de sapins; au S., les pentes se cachent sous une immense forêt où pas une clairière ne vient reposer la vue , tandis qu'au N. les escarpements, brûlés par le soleil et couverts d'une maigre verdure et de quelques genêts, montent jusqu'aux neiges de la crête. A l'E. , le bassin se termine par un défilé où la Noguera, un moment ralentie, recommence à bondir au milieu des rochers. Au delà de Mongossou se succédant divers bassins, puis la vallée commence à dévier sensiblement vers le S. ; on la suit pendant trois quarts d'heure environ, et, laissant à dr. le sentier qui mène à Louz situé 1 heure plus bas, on monte à g. par un vallon qui s'ouvre dans la direction du N. E.
En 2 h. démarche on atteint le port de Salauy situé à 2052 met. entre le pic de P.trtabère au N., et celui de Peguille au S.
Des vingt-deux cols ou passages qui font communiquer le Couseraiis avec l'Espagne, celui de Salau est de beaucoup le plus commo<le, et l'on pourrait sans grande difficulté y construire une route de voitures qui mettrait Toulouse en communication directe avec Lerida. M. Aristide Ferrère a proposé, dès l'année 1805, d'y faire passer un chemin de fer international. Le tracé projeté par cet ingénieur part de Toulouse , remonte dabord la val-
lée de la (iaronne . entre près de Boussens dans la vallée du Salât, la suit jusqu'à sa source . franclùt les Pyrénées, sous le port de Salau, ;i 1200 met. de hauteur, et tombe dans la vallée de la Noguera Pallaressa, qui le conduit à Lerida. où il se soude à la ligne concédée de Barcelone à Saragosse et à Madrid.
Du port de Salau , on entre dans le vallon (jui s'ouvre en serpentant dans la direction du N. E., et l'oa traverse des p;\turages arrosés par des eaux vives du Salât; en 40 min.
on arrive en vue de Salau qu'on laisse à dr. Ce v. situé sur la rive g. du Salât , à une petite distance des neuf fontaines où cette rivière prend son origine, possède une église remarcjuable par ses voûtes à plem-cintre, et par les sculptures et les colonnades en marbre qui ornent son clocher. Elle paraît dater du xi* siècle. D'après la tradition, elle aurait eu pour fondatrice une princesse espagnole exilée de son pays. Le cloître que les chevaliers lie Malte possédaient à Salau n'existe plus depuis 1793; il n'en reste que des i)ierres encastrées dans les murailles des maisons particulières.
Au-dessous de Salau , on trouve une route carrossable qui descend à 4 kil. Confleni (aub. chez Bardou), b. de 1151 hab., situé à 898 met., auquel le voisinage de la frontièie donnait autrefois une assez grande importance ; maintenant il est à peu près ruiné. Les rochers escarpés qui le dominent de tous côtés menacent incessamment de le détruire sous leurs éboulements. Dans les environs on exploite plusieurs carrières de marbre.
De Couflen^à Saiot-Giroua. «,¥. K.80.
ROUTE 75. DE VIELLA A CONFLENS.
B, D* Vieil» A CeaMeMs par le |M>rt 4\%ula.
12 h. de marche. Sentier de mulets.
Quand on a dépassé l'hospice de Montgarry, on descend le long de la iNoguera, à travers les forêts, jusqu'en aval du bassin de Mongossou; mais , 1 h. environ avant d'avoir atteint le débouché du vallon qui remonte au Salau , on s'élève à g.
par le sentier rapide qui monte au port d*Aula, ouvert à 2237 met. , entre le pic d'Aréou à g. et le Tucde Berbèyue à dr. De là on jouit d'une fort belle vue sur le Mont-Vallier (2H40 met.) qui se dresse à peu de di.stance au N. 0., et sur les plaines de France , cachées en partie par les sommets arrondis des montagnes de l'Ariége. Le col d'Aula est un peu moins élevé que celui de Salau et peut-être plus agréable à traverser dans la belle saison ; mais le plateau plus long (pii le forme se couvre en hiver de masses de neige considérables.
Un peu au-dessous du col se trouve, entre des pentes neigeuses, VHany de Prat Mataou (Pré du Massacre), .sur les bords duquel une bataille sanglante s'engagea, il y a qiielques centaines d'années, entre les Ariégeois et les Espagnols. D'apiès la tradition, les premiers usèrent d'un singulier stratagème. Ils se tinrent embusqués derrière quelques rochers et dans des trous creusés exprès, après avoir étendu sur l'herbe , en face du port, des mannequins habillés en soldats. Les eimemis trouvant le passage libre, et voyant la garde nonchalamment couchée au bas des ravins, descendirent et chargèrent les mannequins avec la plus grande intrépidité. Les vrais combattants, sortant alors de leur
•embuscade, coupèrent la retraite aux 'Espagnols et les massacrèrent.
Au-dessous du Prat Mataou, le sentier passe à côté d'un autre étang plus vaste appelé lacd'Àréou, d'où les escarpements du Mont- Vallier semblent former une gigantesque et inaccessible paroi, franchit le coi dePauze, et débouchant dans le vallon de l'Angouls, se dirige à l'E. vers la vallée du Salât, qu'il atteint à 1 kil. en aval de Conflens.
Avant d'arriver au col d'Aula, on pourrait aussi prendre à dr. et remonter mie gorge étroite qui semble la continuation du vallon principal. Une pente difficile à gravir mène au col de Berhègue, situé entre le Tue du même nom, à g., et le pic de Mountagtwl, à dr. De ce col on descend par une succession de précipices à l'origine du vallon d'Angouls, mais les contrebandiers eux-mêmes choisissent rarement cette voie dangereuse.