‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 68 sur 382 · ROUTE 13. DE BAYONNE A CAMBO · texte numérisé non relu

ROUTE 13. DE BAYONNE A CAMBO

quand on en a atteint l'extrémité supérieure, continuer à remonter la rive g. de la Nive, ou gravir les coteaux qui ladominent.Dequelque côté (|ue l'on tourne ses pas, on se trouve dans une sorte de parc anglais, et, dès qu'on s'élève, on découvre de charmants points de vue.

lAi plupart des malades ou <les touristes qui viennent à Cambo vont visiter le v. d'itsassou et le l'as de Roland décrits dans la route Ki. Parmi les excin-sions plus longues et plus difliciles, mais qu'on peut faire à cheval, nous recommanderons surtout l'ascension du Mondarraiu et de l'Ursouia : elles exigent chacune environ li heures, retour non compris, et des guides sont nécessaiies.

Le Mondarrain s'élève au sudouest de Cambo. Sa forme conique le rend facile à distinguer des montagnes qui l'envinmnent : sa iiauteur totale est de l'A) met.; il <lomine : au N., le pic d'Ézcandray, haut de b'}{) met. , dont le sépare le col dWmezheta (40.') met.); au S., le pic d'Ourezty , haut de G94 met. La montée, qui commence audel;\ d'ilsassou, n'est pas pénible. Des noyers, des cerisiers, des chênes oml)rageni le chemin; des sources d'eau pure jaillis.sent du sol de distance en distance; l'eau de ces sources est ferrugineuse. Parvenu au sommet, que couronnent les ruines d'une ancienne forteresse dont les murailles n'avaient pas moins de 1 "',00 d'épaisseur, on découvre un vaste et beau panorama; on voit, en effet, presque toute la vallée de la Nive et une grande partie du pays basque : Es- I)elette, Cambo, Liirressore, Ustaritz, Souraïde, Saint-Pée, l'embouchure de l'Adour, les dunes de Boucaut, Biarritz, Saint- Jean-de- Luz, l'erabouchure de la Bidas.soa,

la Haya, la Rhune, etc. On peut redescendre à, Itsassou par le Pas de Roland.

La montagne d'Ursouia, située au S. E. de Cambo, n'a (jue ()78 met.; la vue y est moins étendue, car la chaîne du Mondarrain arrête les regards au S. 0., mais elle récompen.sera suffl.samment les touristes de leurs fatigues. En outre, les minéralogistes pourront faire sur cette montagne d'intéressantes éludes et de curieuses collections.

Quand on va de Cambo il Bavonne , on peut descendre la Nive en 2 heures. Une barque coûte 15 francs.

Dans son livre intitulé : Autour de Biarritz, M. A. Germond de Lavigne donne sur cette manière de voyager les détails suivants ;

« Jusqu'à l'endroit où ses eaux rencontrent la mer montante, la Nive est h peine navigable; son lit est large, mais sans profondeur; et, si l'industrie locale y creuse à grand'peine un passage pour les bateaux, ce [lassage est proini)tement comblé par les j»remiers bouleversements torrentiels. Il a donc fallu construire, de distance en distance, des ])arrages qui maintinssent les eaux et donnassent plus de force au courant .Ces barrages, qu'on aj)pelle «as^ei-, sont formés de palissades en branches de .saule soutenues par des accotements de galets : ils s'emparent de la rivière, la contiennent, la resserrent, et vont, en se rétrécissant, jusqu'à former une passe d'un mètre au plus d'ouverture.

a Les batelets de la Nive n'ont pas plus de largeur; leur longueur est.

comparativement, immense. Plats de fond , ils ressemblent aux navettes de tisserand ou aux troncs d'arbre des navigateurs primitifs. On les nomme chalands.

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

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