II
As prés ù ta baout b&i, que ma maison Tu as pris un si haut vol, que ma maison
îi'éy prou haoute enta ttt d'û cabirou.
West assez haute pour toi d'un chevron.
Tas aouiHes dab las mies nous'dégnen plut mescla Tes brebis avee les miennes ne se daignent plus mêler
Tous superbes moutous, despucb ençu , Et tes superbes béliers, depuis lors, Nou s'approche» d'eus miés qu'ent'aus tuma (i). N* s'approchent des miens que pour lesbattre.
De richesses me passi, d'aûnous, de quai lui ; De richesses je me passe, d'honneurs, de qualité; Tou nou soy qu'û pastou ; mès nou n'y a nat Je ne suis qu'un pasteur; mais il n'y a aucun
Que n'eus surpassi touts en amistat.
Que je ne surpasse tous en amitié.
Encouàre que sii praobé dens moun petit estât, Encore quejesois pauvre dans mon petit état,
Aimi mei moun benêt toutespelat, J'aime mieux mon berret tout pelé, Que nou pas lou plus bet chapeu bourdat.
Que non pas- le plus beau chapeau bordé.
Las richesses deû moun de ne h en qui da turraen^ Les richesses du monde ne font que des fourmens;
Et lou plus bet «eignou, dab soun aryen , Et le. plus beau seigneur, avec son argent ,
Nou bail pas lou pastou qui biii counten.
Ne vaut pas le pasteur qui vit content.
Adiû , cô de tigrewe , pastoure chens amou j Adieu, cœur de tigresse, bergère sans amour, Cambià , bé pots cambià de serbidou , Changer, oui, tu peux changer de serviteur, Yamei nou'n trouberas u taou conm you.
Jamais tu n'en trouveras un tel que moi.
( i : ( e mot f«int le» coup» de tcio ffue se donnent le» béHer».