‹ Itinéraire descriptif et pittor. des HautesPyrénées françChapitre 29 sur 31 · AUTRE · texte numérisé non relu

AUTRE

Aou moupde non ya nat pastou Au monde il n'y a un pasteur

Tan malhurous coum you ;

Si malheureux que moi;

Yamey arres n'ac crederé', Jamais personne ne le croiroit , You non counéchi nat plazé, Je ne connais aucunplaisir, Despuch lou malhur ey entrât Depuis que le malheur est entré Dehens lou mie* cle'dat.

Dans ma bergerie,

Louceou hé «'ère dibertit Le ciel bien i 'étoit diverti A'm dà u estât flurit; A me donner un état fleuri ; Au mieï de ma prouspe'rilat , Au milieu de ma prospérité, Ue agnére abi den6 lou clédat ; Une agnelle j 'avois dans la bergerie; L'arraî deu sou que s'e&couné La lumière du soleil se cachait Quouan e're pareché.

Quand elle paroissoit.

Nou mancabi d'or ni d'aryen , Je ne manquais d'or ni d'argent,

Ah ! Dîou , b'èri counten ! .

Ah! Dieu, quej'ètois content!

Et Pagnére, de souucoustat,

Et V agnelle, de son côté,

Que m'aymabc ; Diou , deii me bât î

Qui m'aimait; Dieu, quel est mon sort!

Touta mous plazés et mas gauyous Tous mes plaisirs et ma gaieté Cambiats soun en donloua.

Changés sont en douleurs.

La qui dessus lou Mount-Ida Celle qui dessus le Mont-Ida

La pourae s'empourta,

T.a pomme remporta ,

N'abou yamey Un d'esplandou ; N'eut jamais tant d'éclat ; You nou'n saberi dise prou:

Je n'en saurais dire assez :

Yalous qu'ère lou diou d'amou Jaloux étoit le dieu a* amour

D'aquére bère flou.

De cette belle fleur.

Quouan yougabi deujlayoulet , Quand je jouais du flageolet ,

liasse l'arricouquet ;

Ellefaùoit la cabriolle;

Au mieï deii troupet, d'u air gauyoi Au milieu du troupeau,^ unairjoyei Que coumbidabe laa amous , Elle conviait les amours. ,

Et ccntcops qu'ère répétât Et cent fois étoit répété

L'air qui l'abi aniuchat.

L'air que je lui a vois enseigné.

A l'e'gard deua autcs pastous, A l'égafddes autres pasteurs ,

Ah ! Diou , b'èren yalous !

Ah ! Dieu , qu'ils étoient jaloux !

En baganaût la tarridaben , En vain ils la convoitaient , Tamey aire que n'cy gagnaben ; Jamais rien ils n'y gagnoient; Ere que n'entent- nat sou .

Elle qui n'entendait aucun son

Que lou deû me clarou.

Que celui de mon clairon.

Ataii pergud* que s'en ey.

Ainsi perdue elle est,

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