AUTRE
Aou moupde non ya nat pastou Au monde il n'y a un pasteur
Tan malhurous coum you ;
Si malheureux que moi;
Yamey arres n'ac crederé', Jamais personne ne le croiroit , You non counéchi nat plazé, Je ne connais aucunplaisir, Despuch lou malhur ey entrât Depuis que le malheur est entré Dehens lou mie* cle'dat.
Dans ma bergerie,
Louceou hé «'ère dibertit Le ciel bien i 'étoit diverti A'm dà u estât flurit; A me donner un état fleuri ; Au mieï de ma prouspe'rilat , Au milieu de ma prospérité, Ue agnére abi den6 lou clédat ; Une agnelle j 'avois dans la bergerie; L'arraî deu sou que s'e&couné La lumière du soleil se cachait Quouan e're pareché.
Quand elle paroissoit.
Nou mancabi d'or ni d'aryen , Je ne manquais d'or ni d'argent,
Ah ! Dîou , b'èri counten ! .
Ah! Dieu, quej'ètois content!
Et Pagnére, de souucoustat,
Et V agnelle, de son côté,
Que m'aymabc ; Diou , deii me bât î
Qui m'aimait; Dieu, quel est mon sort!
Touta mous plazés et mas gauyous Tous mes plaisirs et ma gaieté Cambiats soun en donloua.
Changés sont en douleurs.
La qui dessus lou Mount-Ida Celle qui dessus le Mont-Ida
La pourae s'empourta,
T.a pomme remporta ,
N'abou yamey Un d'esplandou ; N'eut jamais tant d'éclat ; You nou'n saberi dise prou:
Je n'en saurais dire assez :
Yalous qu'ère lou diou d'amou Jaloux étoit le dieu a* amour
D'aquére bère flou.
De cette belle fleur.
Quouan yougabi deujlayoulet , Quand je jouais du flageolet ,
liasse l'arricouquet ;
Ellefaùoit la cabriolle;
Au mieï deii troupet, d'u air gauyoi Au milieu du troupeau,^ unairjoyei Que coumbidabe laa amous , Elle conviait les amours. ,
Et ccntcops qu'ère répétât Et cent fois étoit répété
L'air qui l'abi aniuchat.
L'air que je lui a vois enseigné.
A l'e'gard deua autcs pastous, A l'égafddes autres pasteurs ,
Ah ! Diou , b'èren yalous !
Ah ! Dieu , qu'ils étoient jaloux !
En baganaût la tarridaben , En vain ils la convoitaient , Tamey aire que n'cy gagnaben ; Jamais rien ils n'y gagnoient; Ere que n'entent- nat sou .
Elle qui n'entendait aucun son
Que lou deû me clarou.
Que celui de mon clairon.
Ataii pergud* que s'en ey.
Ainsi perdue elle est,