PAS GRAVI A
A ZEITOUN
(12 il 13 h. —On conche «n ktuni de Gravia on A «-«lui d'Alamana.)
En quittant Scala di Salona, on traverse au N. la fertile plaine de Crissa, et l'on aperçoit à droite la gorge du Pleistos, le v. de Khrisso et les roches Phaîdriades (V.R. 13).
Près de (i h.) Anémo-Vrakhos, la plaine tourne vers le N.-O., se resserre entre le Payasse et le mont Elatos, et se termine brusquement au pied des contre-forts de cette dernière montagne, audessous de Salona. La route s'engage dans cette jolie vallée, laisse à gauche (40 m.) Sergouni et (15 m.) St-Georges, à droite (10 m.), deux routes venant de Delphes, l'une par Khrisso, l'autre par la montagne, et atteint (15 m.) :
Amphissa (aujourd'hui Salona) (3 h. 20 de Scala).— Ce v., dominé par un vieux château en ruines, s'étage gracieusement sur une colline boisée. Amphissa , ville principale des Locriens Ozoles, fut détruite oar Philippe, charge d'exécuter 1 arrêt des Amphir-
trons. Elle se releva cependant de ses ruines, et put envoyer 400 hoplites contre Brennus. Les Romains s'en rendirent maîtres 190 av. J.-C. Le château s'élève sur les fondations de l'Acropole, dont on retrouve des portions considérables : l'enceinte, partout assez bien conservée , offre des échantillons des deux constructions polygonale et hellénique. A l'intérieur, on remarque une porte antique formée de trois grandes pierres, les ruines de deux églises iranque et byzantine, et une petite église souterraine d'une forme inusitée. £n descendant du château , on passe devant une fort belle fontaine turque à arcades. — On peut encore suivre la trace des murailles helléniques d'Amphissa, le long de la rivière et au pied de Salona. — En face du v. se trouve une grotte antique taillée dans le roc , et renfermant , selon la tradition du pays, le tombeau de l'Egyptien Pnocas, qui a donné son nom à la Phocide.
Au sortir de Salona, on suit un torrent, que l'on traverse (45 m.) pour monter à travers des collines sablonneuses , des rochers et des pierres éboulées. Le paysage prend un aspect grandiose et sauvage : à droite, s'élèvent les flancs ravinés et tourmentés du Parnasse , couvert de sombres forêts, et h gauche les pentes rocheuses et boisées du mont Elatos. Arrivé (2 h.) au point culminant, on aperçoit au N.-O.
les sommités du mont Œta La route descend et, laissant à gauche le sentier de Seiditza, — le long duquel on trouve quelques restes helléniques, — et a droite une fontaine suit la petite rivière de Oravia. passe 4 h. 15) pr^-s du v. de Khlomo, et atteint (25 lehhani de Gravia '3 h. 25 d'Amphissa . On se dirige alors vers le Sr.; on franchit la rivière Charadra,en laissant h gauche des ruines helléniques, et l'on traverse ensuite, dans sa partie supérieure, le bassin fertile de la Donde, compris entre le Parnasse,
GRÈCE. [Route 15-1
l'Œta et le Callidrome. De nombreux torrents descendent de cet amphithéâtre de montagnes et alimentent le Céphise, qui serpente en bas dans la plaine. La route s'élève (1 h.) par une pente douce et boisée de l'Œta , laisse à droite (45 m.) la route de Livadie, et franchit un contre-fort. On descend (15 m.) au fond d'un ravin transversal, qui se dirige de TE. à PO., et va rejoindre, au delà du v. de Elcfthérokhori, la gorge profonde de PAsopus, ouverte au N. sur la plaine Maliaque. Au delà du ravin, on s'élève 15 m.) surles hauteurs qui unissent l'Œta au Callidrome. — On peut ici se rendre compte de la direction du sentier de l'Anopée suivi par les Perses [V. Tiikrmopyj.es, H. 17). 11 commençait à la gorge de PAsopus, passait devant Elcfthérokhori, traversait le col, se dirigeait vers Drako-Spilia, situé» à PE. sur le sommet du Callidrome, et descendait, au-dessous de Boudonitsa, parle ravin de Pala?o-Joannis . A PO., un plateau cultivé s'étend jusqu'aux sombres forêts du mont Katavothra, le plus haut sommet de l'Œta, où la tradition tdace le bûcher d'Hercule. — On laisse à gauche ( 15 m. , un torrent qui tombe dans PAsopus, et à droite (15 m. y le monastère de Panagia.
Du rebord '15 m.; des hautes roches Trachiniennes, qui s'élèvent à pic au-dessus de la plaine, Pœil plonge dans la gorge profonde de PAsopus, et découvre les ruines de l'Acropole d'Héraclée V. R, 1T?.
A mesure que l'on descend, la vue s'étend sur la plaine Maliaque, la chaîne de POthryg, le golfe de Lamia, Pile d'Eub*éc,la mer Egée, Pile de Skiatos , etc. Laissant à droite 25 m.) le v. de Damasta, entouré de vignobles, on arrive (15 m.) en plaine, et Pon atteint 30 m.) le khani d'Alamana (4 h. de Gravia'.
D'Alamana à Zeitoun 2 h.), et d'Alamana aux Thermopylcs P.
•Km n iO.. oucil
DE LIVAD1E AUX TIIE1LMOPYLES
PAR ORCIIOMÈMr, ABAE, FLATfcA, TIIRONIUSI .
'Ij h. — On couche à Dràkhmuu.)
La route sort de Livadie du côté N . , traverse ; 15 m.; l'IIcrcyne, !ai*>e à gauche le chemin de Chéror.ée? et se dirige à TE., entre la base rocheuse du mont Thurium et la riviè re nui (35 m.; incline à droite vers le S.-E. Dépassant
15 m. le dernier contre-fort de la montagne , on s'engage dans les belle* prairies de la plaine de Sknpou. Le terrain, de plus en plus marécageux , présente de nombreuses fondrières : aussi n'est-il pas prudent de s'éloigner de la route battue. On rencontre
35 m.' une source, ,'30 m.v le v. de Arapokhori ; puis traversant $0 m.
le Céphise sur un pont de bois, on arrive à :
Orchom é n e i u j o u rd 'h u i S inp o u )
i h. 30 de Livadie,.
Historique. — Orcbomène fut dans le.-» temps héroïques une des villes ies plus riches et les plus puissantes de la Grèce, et elle étendit sa domination sur toute la Héotic.
L'invasion éolienne V. p. 135 lui fit perdre sa prépondérance. En 395 et 301, elle combattit avec les Spartiate!» à Hall a rte et à Coronée. Aprt-s la bataille de Leuctres. les Tbébains ne l'épargnèrent (jua la prière d'Epammondas ; mais, en ils la détruisirent de fond en comble. Kelevée un instant pendant la guerre sacrée par les Phocéens, elle fut détruite une seconde fois par les Thébains, en -366. Alexandre la rebâtit, mais elle I ne joua plus aucun rûle dans l'histoire. Svlla remporta sous ses mur», en 87, une grande victoire sur Arehélaiis, général de Mithridat<«.
Orchoin'-ne vénérait partieuliè n-np-nt les Graer<, «t rélebrait :i, !air non m ui <i.\- i ':>.•-. aux-
imkm: 155
' quelles concouraient tous les
itoetes et musiciens de la Grèce.
Me «.'tait renommée pour les ilûtes que l'on fabnquaitavec les roseaux du lac Copaïs.
Description et topographie. — La ville, située près du lac, et baignée au S. par le Céphise , occupait le versant triangulaire et escarpé du mont Ilypantheium, au bas duquel s'échelonnent les misérables maisons de bkripou. Au point culminant de la colline S. -O., et en face du mont Acontium, se trouvent les ruines d'une forteresse hellénique. Un mur flanqué de tours, dont on distingue encore les traces, partait de la forteresse et entourait la ville, en suivant les contours de l'Hypantheium. On remarque au N. les restes d'une tour et un fossé creusé dans le roc.
Au S., on voit des portions de la muraille qui défendait la ville basse, les ruines d'une des portes, et, à côté, plusieurs immenses blocs appartenant à quelque édifice antique. Les murailles sont en général helléniques, mais elles offrent cependant quelques spécimens de construction pélasgique.
Au temps de sa prospérité, Orchom* ne était plus grande que ne l'indiquent les fortifications de l'Hypantheium. Selon Strabon, la ville s'étendait du côté du lac et sur les bords du Céphise , mais les inondations forcèrent les habitants à se retirer vers le mont Acontium. Des vestiges de monuments antiques, situés hors de l'enceinte actuelle, et qui faisaient certainement partie d'Orchomène, viennent corroborer le témoignage du géographe ancien.
Ainsi, le monastère de Théotokos occupe l'emplacement d'un temple, (selon toute probabilitécelui des Grâces. En y faisant des excavations, ou a dérouvert un trépied dédié aux Grâces, et dans ces dernières années on a mis an jour une grande quantité do fûts de colonnes, do chapiteaux, de corniches, de bas-reliefs In és et de ti.ir-mcnu de marbre blanc
de toute enchâssé
GKECE. Roi rh 16.]
« espèce. Les moines ont I trée de la vallée qui conduisait de s tous ces débris dans les la Locride en Phocide. Elle fut murs avec si peu d'intelligence et de çoût, que l'on serait tenté de
croire qu'ils les ont simplement utilisés comme matériaux.
On remarque dans la cour du couvent un puits antique, qui peut être celui dont parle Pausanias.
A quelques pas du monastère, et dans la partie S.-E. de la colline, se trouve l'excavation du Trésor de Minyas. Toute la maçonnerie a été enlevée, à l'exception de la porte, qui est enfoncée dans le sol jusqu'au linteau.
D'Orchomène on peut, par la vallée du Céphise, rejoindre en 3 b. Cheronée.
Au delà d'Orchomène, la route longe la base N.-E. de l'Acontium, et laisse à droite les deux sources
détruite par Philippe et rebâtie par Adrien.
Au-delà d'Abae , on longe la base S. du Palaea-Ora; on rencontre (1 h. 4f>) Kboumbavos, (25^m.) Mérali sur la rivière Kinéta, a
Sauche f5 m.) une route oui conuit (15 m. ) au pont de Krévassara, et l'on atteint il b. 30) Drakhmani, où Ton trouve un bon khani. A 30 m. au N.-E.. près du v. de Elepbta, quelques débris helléniques indiquent la position de :
Élatea. — La situation de cette ville, près des deux passages du Cnllidrome, lui donnait une grande importance militaire, et la faisait regarder comme la clef de laGrèce.
Elle fut prise par Xerxès, et enuite par Philippe, qui la fortifia
du Mêlas (Mavro-Potamo), qui va ' (338). Elle tomba également au se perdre au milieu des roseaux.
Le Mêlas, dit M. Burnouf, ne se
mêle
païs.
pas aussitôt aux eaux du Co car il fr'est formé lui-même
pouvoir de Philippe, fils de Déraé trius, et des Romains, qui lui rendirent son indépendance, pour la courageuse résistance qu'elle op
un lit d nlluvion plus élevé que le , posa à Taxile, général de Mithrifond du lac, et sur lequel il pour- \ date. On trouve sur une colline essuit son cours. On peut suivre ses ; carpée. k 4f> m. N.-E. d'Elcpbta . eaux sombres et transparentes à ; des traces du temple de Minerve travers les eaux blanches du lac ! Craneia.
jusqu'aux rochers de la rive orientale. » V. p. 139.; On quitte ;l h. 30) la route, et franchissant au N.-O.
le Mavro-Vouno. on atteint (1 h. 30):
Abae. — L'oracle d'Apollon Abccus jouissait d'une grande célébrité, et fut consulté par Crésus et Mardonius. Selon Aristote, les Abantes «le l'Eubée étaient originaires de cette ville; elle fut détruite pendant la guerre sacrée, 316 av. J.-C.
On voit, sur le versant S. -O. d'une colline, deux beaux murs polygonaux,et plusieurs portes, dont une, très-évaséc par le bas, n'a qu'environ 1 met. 30 de haut. — On peut visiter (30 m.) au N., près du v. de Bogdanos, des vestiges de murailles helléniques, et une citerne antique , qui marque l'emplacement de :
Hyampolis. — Cette ville n'avait
En quittant Elatea, on gravit le Cnémis par une très-mauvaise route. Arrivé (1 h. 30) au point culminant, on a une belle vue sur l'Eubée , le golfe Maliaque , la chaîne de l'Othrys et la plaine de Lamia. On aperçoit à gauche les hauts sommets du Callidrome, auquel se rattache le Cnémis. Descendant ensuite au N., on entre dans une très-jolie vallée, arrosée par le Boagrius, qui, comme au temps d'Homère, précipite ses eaux rapides vers la mer. La route laisse (I h. 15) à gauche le v. de Rhigéni, traverse (40 m.) le Boagrius, et atteint (1 b.) :
Thronium, ville principale de la Locride Epicnémide, détruite pendant la guerre sacrée parle général phocéen Onomarquc. On voit sur une colline des traces d'un mur
d'important que sa position à l'en- ' hellénique, les souba^-cincnt: d'un
Kourt 17 J
temple, et une colonne cannelée en marbre blanc. On descend dans une plaine marécageuse, et l'on arrive (30 m.) au v. de Kénourion, où l'on voyait, il y a quelques années, une sucrerie française. La route suit les bords du golfe Maliaque et la base du Caïlidrome, atteint 1 h. 30) le v. de Molos et (1 h .30) le moulin des Thermopyles {Y. R. 17).