ASCENSION DU PARNASSE
On part de Delphes ou de Arakhova, mois dans ce dernier village on trouve plus facilement de:* jruid.-s et de bon*
muleU. Pour visiter ht grotte corycienne, grarir le Parnasse et redescendre à Davlia, il faut de 10 à 12 h. Un guide et un mulet pour cette excursion se payent de fi à 7 fr. tout compris. Les voyageurs trop pressés par le temps pour faire l'ascension complète pourront monter de Delphes à la grotte et redescendre à Arakhova, et vice rersâ. Cette petite ascension de 5 h* permet à la rigueur de se rendre un compte suffisant des beautés et de la grandeur de la montagne. On doit se munir d'une torche pour la grotte corycienne.
A. — En partant de Delphes, on monte par un chemin en zigzag, fort abrupt, qui commence audessous du stade. On voit à droite des traces de l'antique sentier qui gravissait presque perpendiculairement le flanc de la montagne par un grand nombre de marches taillées dans le roc On arrive (1 h.) sur le grand plateau du Parnasse.
Au-dessus des deux pics qui surplombent la source Castalie , la route se dirige à droite et atteint (1 h.j le pied de la hauteur où se trouve la grotte Corycienne. On rejoint ici le chemin qui vient d'Arakhova {V. ci après C.).
B. — En partant de Arakhova, on laisse à gauche (12 m.) la route de Delphes, et l'on gravit le flanc du Parnasse par un sentier âpre et rocailleux qui serpente au milieu des vignes. A mesure que l'on s'élève, la vue s'étend à gauche sur le mont Cirphis et le golfe de Corinthe. On commence (30 m.) à franchir les hautes parois des roches Phiedriades. Après avoir (30 m.) tourné quelques gros rochers, et escaladé une rampe escarpée,on estsurprisde se trouver tout a coup sur un vaste plateau fertile et bien cultivé. De vertes prairies encadrent deuxjolis petitslacs.que l'on regarde comme les réservoirs de la fontaine de Castalie. Cette plaine formait la partie la plus importante du territoire de Delphes.
Aujourd'hui, elle fournit de blé les habitants de Kastri etde Arakhova, et offre de gras pâturages a leurs
tKut-ut U.j
troupeaux. Au N.-E. s'élèvent les cimes neigeuses du Lykéri et du Oérontovrakhos , les plus hautes sommités du Parnasse. Leurs flancs arides et fauves contrastent avec le plateau verdoyant et les hauteurs boisées qui les bornent à l'O.
et au N. La vue s'étend librement au S. sur le sommet plat du Cirphis, le golfe de Corinthe, et les montagnes du Péloponèse, qui se perdent à l'horizon.
C — Pour visiter la grotte Corycienne. on côtoie le bord O. du grand lae, et l'on atteint (45 m.) le pied d'une pente escarpée,couverte de buissons épineux , de pierres glissantes et de roches pointues. Là on laisse les mulets, et, après une ascension pénible d'une demi-heure, on arrive à une ouverture triangulaire et étroite, cachée derrière les rochers. On pénètre par cette ouverture en se baissant, et l'on se trouve tout à coup dans une grande salle d'environ 90 mèt. de long, 60 mèt. de large et 12 mèt. de haut. D'immenses stalactites descendent majestueusement de la voûte. Au fond de la grotte, un passage étroit et humide conduit dans une seconde salle d'env. 30 mèt. de long.
Elle est remplie de belles stalagmites, qui. à la lumière vacillante d'une torche, affectent les formes les plus bizarres et les plus étranges. La grotte Corycienne était consacrée au dieu Pan et aux nymphes. Elle est connue dans le pays sous le nom de Saranda-Avli (les 40 salles). Depuis les temps les plus anciens jusqu'à la domination turque, elle a souvent servi de refuge aux habitants de Delphes. De nos jours, elle offre une retraite pittoresque aux brigands du Parnasse.
D. — Pour faire l'ascension des sommités du Parnasse, on redescend de la grotte Corycienne, on traverse la plaine déjà décrite, et l'on arrive (45 m.) aux kalyvia de Arakhovi.
V ne route descend au N.-O. à {3 h.
^KOLTJK 15.]
Aponani et aux ( l b.) sources du Céphise et aux ruines de Lilssa (3 h.), d'où l'oo peut gagner en 3 b. le kbani de Gratis. ( V. R. 15) . — Cne autre an N .-E. con- 15m.)àDadï.(r.R. 17.)
AU PHI NSA.
On contourne les pics qui bornent le plateau à l'E., et on fait l'ascension de la montagne par le revers N.-E. Au sortir des bois de sapins (1 h.), on gravit un sentier abrupt.au milieu d'immenses rochers arides et brûlés. À mesure oue l'onmonte, les Ûaquesde neige deviennent plus nombreuses, et la vue plonge sur les escarpements boisés qui dominent la plaine de Livadie.
On atteint ;9 h. 30) le sommet du Gérontovrakhos ; tout à côté, et k l'E., se dresse le Lykéri, qui ne -urpasse le Gérontovrakhos uue «le 34 met. ; mais il **st souvent difficile, pour ne pas dire impossible, >l'en faire l'ascension, à cause des neiges et de l'a glace qui le couvrent. Le voyageur est largement dédommagé de ses fatigues par un les plus beaux panoramas de la Orèce. Au N. et au N.-E., le regard, glissant par-dessus les chal- :ies de l'Œta et de l'Othrys, s'arrête ,ur le Pinde et ses ramifications, sur les sommets neigeux de l'Olympe, le Pélion, l'Os8a, et sur le mont Aihos, oui se dessine vaguement audelàau golfe deSalonique.
A l'E., se déroulent les verdoyantes plaines de la Béotie , le lac Copaïs, et la mer Egée, parsemée d'îles. Au S., se dresse la chaîne de l'Hélicon ; le golfe de Corinthe se réduit aux proportions d'un petit lac, et les ondulations des montagnes de la Morée s'étendent à nerte de vue. A l'O., le regard embrasse les montagnes de l'Etolie et de l'Acarnanie, et se repose à l'horizon sur la mer Ionienne. Mille détails gracieux, qu'il serait impossible d'énumérer , viennent compléter ce magique tableau , dont nous n'avons indiqué que les traits principaux.
E. — La descente a lieu par le revers S.-E. de la monlapnc. Il
faut env. 1 h. 30 m. pour atteindre le col par lequel on monte de la plaine de Livadie au grand plateau du Parnasse. A partir de ce point, un sentier roide et rocailleux serpente au fond d'une gorge resserrée entre de hauts escarpements couverts de forêts. A chaque instant on a de charmants points de vue sur la plaine de Livadie et les prairies qu'arrose le Céphise.
On atteint (l h. 30) le couvent de Jéruialem, dans une situation pittoresque, sur les bords d'un torrent et au milieu d'une magnifique forêt de pins séculaires. On descend pardes pentes plus douces et gracieusement boisées jusqu'à (l h. 30) Davlia(K. R. 13).
DE SCALA Dl SALON A (LAMIA).