‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 117 sur 511 · GUI · texte numérisé non relu

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aux exercices du corps et aux assemblées publiques, car on sait que les lois de Lycurgue proscriraient la tragédie et la comédie.

La colline du théâtre était le point culminant de Sparte et la partie centrale de la ville. L'Acropole occupait probablement une plateforme au N.-E. L'Agora se trouvait sur le plateau qui forme le sommet de la colline et s'étend à l'E. Ce plateau est couvert de ruines byzantines de toute espèce, qui marquent l'emplacement de la Lacédémonia du moyen âge.

Du côté de l'Eurotas, où la colline est coupée à pic, on remarque sur la crête du plateau un mur hellénique, qui sert presque partout de base à une muraille byzantine bien conservée. C'est probablement celui que le proconsul Ap-

fuus fit élever pour remplacer es fortifications détruites par les Achéens.

Deux collines , dépendant de celle que nous venons de décrire, sedirigentàl'E. vers l'Eurotas. Sur la plus méridionale, on remarque une grande ruine romaine en briques. C'est un cirque de forme rectangulaire, construit probablement sous les derniers empereurs.

On trouve tout auprès deux portes helléniques à moitié enfouies sous le sol.

Revenant au théâtre, et descendant le versant N. de la colline, où l'on remarque une partie des murailles byzantines de Lacédémonia, on rejoint la route de Mistra, au fond d'un ravin, qui sépare la colline du théâtre, au N., d'un contrefort avancé du Taygète et a'une hauteur fort escarpée (mont Issorium) au S. Suivant cette route du côté de l'E., on arrive bientôt au bord de l'Eurotas, prés d'une île verdoyante, couverte de lauriersroses. En cet endroit se trouvent j les ruines du pont Babyx, sur lequel passait la route deTegée, et qui mettait Sparte en communication avec un taubourg situé sur la rive gauche. Ce pont a été rebâti à plusieurs époques, et il n'y reste plus

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de pierres helléniques. Les arches, dont une partie est encore debout, sont de construction byzantine ci romaine.

On remarque, près du pont, les fondations d'une digue ou d'une chaussée hellénique, destinée à arrêter le débordement des eaux.

Elle est surmontée d'une belle maçonnerie en briques, ouvrage des Romains.

En se dirigeant au S.-O., on arrive bienlôt'près de la colline qui portait le cirque romain. A sa base, s'étend Je Dromos, où les jeunes gens s'exerçaient à la course, et où se tenaient quelquefois les assemblées publiques. Son esplanade allongée se reconnaît encore.

Continuant à longer la rivière, et laissant ù gauche des terrains marécageux, et à droite le v. de Psykhiko , on franchit un canal, qui, avec l'Eurotas et 6on affluent le Magoula, intercepte une esnece d'île triangulaire ou de delta, c'est le Platanistt. « De hautes herbes, dit M. Beulé, des massifs d'arbres , des Heurs de mille couleurs, font de cette petite île un délicieux jardin. DÏ-lcgantK peupliers empêchent de regretter les platanes qui lui ont donné sou nom. On ne se doute guère, en voyant cette riche et douce verdure, que le Plataniste étaitautrefois le théâtre de combats sanglants et sauvages. C'est là que lesjeunes gens de Sparte, divisés en deux bandes, se rencontraient comme sur un champ de bataille.»

Les modernes Spartiates sont plus pacifiques, et se contentent d'aller au Plataniste pour prendre le frais.

De l'autre côté de l'Eurotas se dressent les flancs escarpés et rouges du mont M en clams, où s'élevait le temple qui renfermait les tombeaux de Ménélas et d'Hélène.

Les soubassements du temple furent découverts par Ross en 1834.

11 tiouva un grand nombre d'exvotos en terre cuite.

On retourne a Sparte en remon-

Route 35.

tant le cours de U Magoula. qui coule au S. de la ville, entre de beaux ombrages. En quittant le Plataniste on remarquera, sur un tertre, les fragments d'un tombeau eo marbre blanc.

De Sparte à Me«sene par Léondari, R.

ÎS.—Idsm, par le Magne, R. 36. — Idtm, par le Taygète, R. 38.

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