KALAMATA
une petite colline surmontée d'un château Franc, et s'allonge sur la rive gauche de la rivière Nédon.
Depuis quelques années, elle tend à se rapprocner de la mer, dont ellen'estéloignée quede 1,500 m è t.
La ville, grâce a son commerce, jouit d'une certaine aisance, et présente un mouvement et une activité que l'on rencontre rarement en Grèce. Son bazar, trèsbien approvisionné , offre un coup d'œil original, surtout le soir.
Une rue fort large , construite par les Français, se dirige de TE.
a l'O., et conduit du bazar a la rivière. On y remarque la maison de l'agent consulaire français , les habitations des riches négociants, plusieurs estaminets, et même des cafés-concerts. A son extrémité un pont de bois traverse la rivière, assez large en cet endroit, et met la ville en communication avec un misérable faubourg, où se trouvent l'abattoir et le marché à la viande. Les ruines imposantes du château de Villehardouin méritent d'être visitées. Du sommet de la grosse tour, on jouit d'une vue pittoresque sur la ville et sur le golfe de Messénie, compris entre les caps Gallo et Matapan. Les jardins de . Kalamata sont trèsrenommés. Elle fait un grand commerce d'huile , de figues et de cocons, et renferme une magnanerie remarquable dirigée par un Français.
Kalamata ne possède pas de port, mais une mauvaise rade à l'embouchure du Nédon. En hiver, et par le mauvais temps, les vaisseaux sont obligés de s'abriter dans le port d'^rmyros, sur la côte O. du Magne, à une distance de C kilom.
Le bateau -poste grec touche à Kalamata tous le» 15 jour», le samedi en allant du Piree à Patras,et le mardi en revenant vers le Piree.
De Kalamata à Navarin par mer. (F.
R. 50.?— De Kalamata à Mcssènc. (V R.