DE NAVARIN A ANDR1TSÉNA
PAR ARKADU, PBIOALÉS ET BASSJt.
9. jour» (17 h. 55 m.) — On couche 1« premier jour à Arkadi*. Eu n'arrêtant le second jour à I'hi£ale«<, on aura plus de lemp* pour visiter les ruine» de cette ville et le beau temple de Bassa*. On trouve du reste de* lo.'is confortable» daus tous les villages que Ton traverse.
Sortant de Navarin du côté du N., on laisse à droite (15 m.) la route de Niai et de Messène, et l'on suit les bords de la rade. Au delà de la rivière Pésili (25 m.) , et en face de l'îlot de Koulonisi , le rivage du golfe devient bas et marécageux. A droite s'étendent de vastes rizières. La route franchit (30 m.) une petite rivière et se dirige au N. à travers la plaine sablonneuse de Coryphasium. A 10. la vue s'étend sur la passe de Sikia, l'acropole de Pvlos et l'étang d'Osman-Aga. Laissant à gauche (45 m.) la route de Levkos et de Pylos, on gravit (30 m .) des collines boisées d'où l'on découvre la petite lie de Prodano (Proté), et plus loin l'Ile de Zante,qui se dessine vaguement à l'horizon. On descend (l h. 15) dans une plaine étroite oui s'étend jusqu'à Arkadia sur une longueur de 0* heues, entre
ttRECE. [ttooTK 49.)
la mer et les contre-forts des monts Malia. Cette plaine, une des plus fertiles et des mieux cultivées de la Grèce, est couverte de plantations de raisins de Corinthe et de magnifiques bois d'oliviers.
Après avoir laisse à droite (45 m.) le v. de Gargaliano situé sur une hauteur, et {30 m.) le Baroutou- Spilia (grotte à salpêtre), on traverse plusieurs lits de torrents profondément encaissés, pour gagner (I h. 45)
Philiatra. Ce gros v., qui fait un commerce considérable de raisins de Corinthe, est complètement caché au milieu d'oliviers et de citronniers d'une grandeur colossale.
Apartirde Philiatra, les oliviers forment le long de la côte une véritable forêt jusqu'à (3 h.)
Arkadia (9 h. de Navarin. Le khani est médiocre. On trouvedans le haut de la ville quelques bonnes maisons où l'on peut loger). Cette ville occupe l'emplacement de l'antique Ôyparissia, qui était le port de Messène et la cité la plus importante de la côte entre Pylos et Elis. Sous la domination fran-
3ue, Arkadia devint Tune des onze places fortes de la Morée.
Elle fut à moitié détruite en 1825 par Ibrahim-Pacha.
Arkadia n'a de remarquable que sa position pittoresque au milieu d'une végétation luxuriante. La ville fait face à la mer, dont elle est éloignée d'env. 2kil.. et s'étage sur le versant rapide d'un contrefort du mont Psykbro. Son vieux château en ruines couronne au S.
un rocher assez élevé ; il occupe l'emplacement de l'antique acropole, dont on voit encore quelques assises. Au dessous du château et près de l'église Saint-fîeorges , on remarque quelques débris de colonnes antiques. I n peu plus loin, à l'entrée de la ville, se trouve une belle source, mentionnée par Pausanias. Près de la mer, et àSo m.
de la ville, on distingue encore quelques traces du môle qui protégeait le port dans l'antiquité.
L Route 42.] ARKADIA.
En sortant d'Arkadia, on quitte le rivage de la mpr pour s'enfoncer au ?C.-E. dans un pays montagneux.
I^a route, âpre et difficile, longe *~tï écharpe la base N. du mont I*ijkhro, et, laiHsant à droite (l h.) un chemin qui conduit à Messène 1*13 6 h., traverse (30 m.) un pont jeté sur une petite rivière. On gravit une montagne couverte de rhênes, puis franchissant un torrent {tO m.), on monte par une rampe escarpée à (1 h. 10) Sidéro- Kastro. Le v. est dominé à l'O. par 3os ruines d une forteresse byzantine, construite en pierres sèches.
La route s'élève toujours et remonte le co:irs d'un torrent. Avant d'arriver (1 h. •!"») au point culminant, on aperçoit à gauche, entre jeux sommets, un pic nu et pierr-ux. qui porte le v. de Kara- Moustapha. Ce serait, suivant quel' jues auteurs Leake, Beulé, etc.), ie mon* ira, sur lequel Aristomène * t se< compagnons résistèrent pendant onze ans aux armes des Spartiates. La carte de l'état -major français plane cotte montagne plus à l'E. près du v. de Kakolétri et au dessous du mont Tétragi. [V-. ciaprès.)
Arrivé (5 m.j au sommet du passage et au point de partage des eaux, on laisse à droite le mont St-Klie, pour descendre vers le N.
par une gorge sauvage, ombragée ie beaux chéius, au fond de laquelle coule un torrent profondément encaissé. Il faut traverser le torrent et franchir un contre-fort ;»*r un mauvais sentier en zigzag pour atteindre (1 h.; un pont d une »eule arche, jeté sur la Néda. Cette rivière, qui séparait la Messénie, l'Arcadie et la friphylie. rou'e ses eaux entre deux rives escarpées, couvertes de chênes et de platanes, et s'engage dans une gorge inaccessible, pour former plus loin •ie* cascades célèbres dans l'antiquité et dignes d'être visitées.
Traversant le pont pittoresque dont nous venons de parler, on ga- «rne > m.) le v. inférieur de Paulit-it ;Kato-Rouga), placé près de la
-PHIGALÉE. m
Néda, au pie4 de la montagne de Phigalée. 11 faut ensuite gravit un sentier très-roide jusqu'au (25 m.) v. supérieur de Paulitsa (Ano- Rouga), bâti sur l'emplacement de l'antique
Phigalée. (6 h. 15 d'Arkadia.) Cette ville, une des plus anciennes et des plus importantes du l'Arcadie, fut prise en 659 avant J.-C. par les Spartiates, et resta plusieurs années sous leur domination* Les Etolicns, pendunt leurs luttes contre les Ach»'ens, établirent leur quartier général à Phigalée, d'où ils furent chassés par Philippe 111 de Macédoine. Au temps de Pausanias , Phigalée avait encore de l'importance.
Phigalée est située sur une montagne haute et abrupte, bornée au S. par la Néda, à l'E. par un ravin, au N. et à l'O. par un torrent qui coule dans une gorge profonde. Le sommet delamontagne. occupé par la ville, forme un grand plateau de hauteur inégale.
Les Murailles de Phigalée sont avec celles de Messène le spécimen le plus considérable et le plus parfait de l'architecture militaire des anciens Grecs. Le mur d'enceinte, qui a env iron une lieue de tour et deux mètres d'épaisseur, est de construction polygonale. Il suit la crête du plateau et domine en plusieurs endroits des précipices profonds. La partie la mieux conservée de l'enceinte, du côté de l'E.. est flanquée de plusieurs tours rondes et percée d'une porte
fiyramidale. Au N.-E., à l'endroit e plus élevé du plateau, là où se trouvait probablement l'acropole, on Ycit deux chapelles et les ruines d'une forteresse moderne surmontée d'une tour ronde. On remarque dans la muraille de l'O.
deux tours et une porte, et dans celle du S., qui domine la Néda, les ruines d'une porte pyramidale.
Enfin, près du v. de Paulitsa, qui occupe la partie la plus basse de la ville et le S. du plateau, st: trouvent trois chapelles renfermant des débris antiques.
222 GRECE. [Routb 42.]
De Phigalée on a une vue ma- , Ce temple qui, selon Stackelnifique sur l'Ile deZante, le golfe [ berg, a été renversé en partie
avant l'introduction du christianisme, est encore un des mieux conservas que 1 on trouve en Gre—
d'Arkadia, les ruines de Lepreum (Strovit'si). le cours de la Neda, le mont ïthôme et le montColj/ljwmsur lequel s'élève le temple de Bassœ.
Revenu à Paulitsa au pied de la montagne de Phigalée, on se dirige au N. vers le (45 m.) v. de Boïka.
d'où l'on peut envoyer le bagage directement à Andntséna, tandis qu'on ira visiter Bassee. On traverse un ravin, et, dépassant (15 m.) le
ce. 36 colonnes surmontées de leur architrave sont encore debout. La partie- inférieure de la colla et les bases des colonnes engagées sont intactes : une de ces colonnes est encore entière. Le terrain tout autour est jonché de débris qu'il serait facile de remettre en place,
v. de Dragogi, entoure de champs 1 comme on l'a fait pour le temple cultivés, on gravit au milieu d'une i de la Victoire à Athènes. Des forêt de chênes les flancs abrupts j fouilles, entreprises en 1818 par du mont Cotylium. Au delà (30 m.) une société d'artistes anglais d'une source mentionnée par Pausanias, on arrive (10 m.} au
Temple de Bassae (connu dans le pays sous le nom de ctro&c orjAoui, les colonnes}. Ce temple fut élevé par les Phigaliens en l'honneur d'Apollon Epicurus (secourable', qui les avait nréservés d'une épidémie pendant la guerre du Péloponèse. Ictinus, architecte du Parthénon, fut chargé de sa construction. La Grèce n'a pas de temple qui se présente sous un aspect plus poétique et plus pittoresque que celui de Basste. La beauté de l'édifice est encore relevée par sa position isolée sur une montagne sauvage, au milieu de sombres rochers et de chênes séculaires.
L'édifice, bâti d'un calcaire jaune fort dur, est situé dans un creux, d'où son non de Basste (fiteaci, ravin). 11 diffère par son orientation de tous les temples connus, car la porte principale fait face au N. au lieu d'être dirigée vers l'E. C'était
un hexastyle péript< re et d'ordre dorique avec 15 colonnes de chaque coté et 6 à chaque fronton, avec 2 colonnes au pronaos et 2 au posticum. A l'intérieur, on remarquait de chaque côté 5 colonnes engagées, d'ordre ionique et cannelées. Une colonne corinthienne était placée devant la statue d'Apollon. C'était le plus ancien et peut-être le premier exemple de cet ordre.
et allemands, mirent au jour le chapiteau et le fût de la colonne corinthienne, et la frise qui ornait l'intérieur de la cella. Elle se composait de 23 plaques de marbre sculptées qui sont maintenant à Londres. Les bas-r.eliefs représentent la gunrre des Centaures et des Lapithes et celle des Grecs et des Amazones.
De l'esplanade du temple, la vue s'étend sur le mont Lycée, le Taygète. la plaine de Mcssénie, le mont Ithôme et les golfes de Coron et d'Arkadia. Au S.-E. on aperçoit le mont Tétragi, et. k côté, la montagne nui domine Kakolétri et qui, selon l'état-major français, n est autre que le mont Jra.
Sur la hauteur au N. du temple, '10 m ) on trouve quelques traces d'un sanctuaire de Vénus.
Laissant à droite cette hauteur, on descend dans la direction du S.
une pente escarpée et pierreuse pour rejoindre (45 m.) la routo d'Andritséna, près d'un joli khani bâti en 1856. On traverse ensuite une série de collines dont les maigres buissons contrastent avec la riche végétation du mont Cotylium et des bords de la Néda, puis l'on débouche tout à coup dans une charmante vallée, entourée de montagnes boisées, où s'élève (45 m ) le v. de
Andritséna (3 h. 20 m. de Phigalée, et 9 h. 35 m. d'Arkadia). Ce gmneux r. se compose de plu-
iRoL-TB 43. j • BASS,E.— i
sieurs hameaux éparpillés sur une pente escarpée au milieu de la verdure, et domine une vallée fertile arrosée par plusieurs cours d'eau. Toutes les maisons , remarquables par leur propreté et leur confort, offriront au voyageur un contraste agréable avec les logis qu'il trouve habituellement. Andritséna possède un bazar assez bien approvisionné.
D'Andritséna à Lcondari , R. 43 ; — à Patra* par l'Elide, R. Il; — a ,Egium par Kalavryta , R. 45.
DE LÉONDAR1 A ANDRITSENA raa mbgalopous kt «arytjîna.
I jour (9 h. 40 m.)
On sort de Léondari du cdté N.-E., et., laissant à droite (45 m.) la route de Tripolitsa (V. R. 32) et la jonction du Thius et de l'Alphée, on franchit {20 m.) cette dernière rivière pour gagner, a travers une plaine couverte de chênes, le v.
de 1 h. 10 m.)
Stnano, dont l'église renferme différents débris de marbre provenant de Mégalopolis, savoir: un petit monument tumulairo, unpied d'autel et un chapiteau antique.
On se dirige ensuite au N. à travers des champs cultivés, et, près d'une fontaine 15 m.), on franchit un fossé qui faisait partie de l'enceinte de
Mégalopolis k'2 h. 30 m. de Léondan . — Histoire. La formation de la ligue arcadienne et la fondation de Mégalopolis sont une des créations oui font le plus d'honneur au génie a'Épaminondas. Elle permit aux petits E'ats de l'Arcadie de contrebalancer la puissance des Spartiates qui les avaient opprimés jusqu'alors en exploitant leurs dissensions. Oubliant un instant leurs rivalités, les Arcadiens travaillèrent activement à fonder la nouvelle capitale, Mégalopolis, qui
EUALOPOLIS. 2*3
fut achevée dans l'espace de trois
années.
Le pouvoir suprême de la confédération résidait dans Vaisemblée des dix mille [ol ixifptot), formée de députés de toutes les villes de l'Arcadie. Cette assemblée avait sous ses ordres 5 000 hommes de troupes nommées Epariti (inat/sirot).
Cependant Mégalopolis ne répondit pas complètement aux espérances de ses fondateurs, et des révoltes fréquentes signalèrent l'affaiblissement de son autorité sur les Etats arcadiens. Après la chute deThèbes, elle sut pourtant résister victorieusement aux attaques réitérées des Spartiates.
Elle s'unit étroitement à Philippe et resta toujours tidèle à la cause macédonienne. Mégalopolis fut rasée, en 22?, par Cléomène, et rééditée peu de temps après, lorsque ses habitants revinrent avec Philopœmen de laMessénie, où ils avaient cherché un refuge. La nouvelle ville, malgré ses vastes proportions, renfermait un si petit nombre d'habitants, qu'un poëto comique cité par Slrabon l'appelle un « grand désort. »
Mégalopolis a vu naître Philopœmen et l'historien Polybe.
Description, — A l'époque de la fondation de Mégalopolis et de Mantinée, l'architecture militaire était assez savante pour remplacer les moyens de défense naturels par des murailles et des tours. Aussi ces villes sont-elles situées en plaine et sur de9 rivières, au lieu d'occuper des hauteurs escarpées, comme les anciennes cités grecques. L'enceinte de M/'galopolis avait 50 stades (9247 met.) eu tour.
On peut supposer que le mur de fortitication était bâti de briques non cuites, comme celui de Mantinée, car il n'en reste pas de traces. La rivière Hélisson, qui coule de l'E. à 10., divisait la ville en deux parties égales. Celle de gauche s'appelait Orestia et renfermait le théâtre, le stade et le Thersilium.où l'assemblée dos dix mille teinit ses séances. Sur la rive op-
posée, on voyait l'agoni, et, plus au N., les temples de Minerve Polies et de Junon-Téléia,qui couronnaient deux collines peu élevées.
L'enceinte de Mégalopolis est aujourd'hui couverte de champs de blé, aucune ruine importante ne sort de terre, et l'on a peine à croire que l'on foule le sol d'une grande ville.
Après avoir franchi le fossé dont nous avons parlé, on reconnaît à gauche, sur le versant N. d'une colline, la forme du Théâtre, immense hémicvcle do verdure dont tous les gradins ont été enlevés.
Au dire de Pausanias, c'était le plus grand théâtre qu'il y eût en Grèce : son diamètre était d'environ 144 met. Aux deux extrémités de la cavea, ou distingue encore quelques vesligesde murs antiques destinés à soutenir les terres.
Devant le théâtre, on voit des traces de murs et des débris de colonnes. Se dirigeant au N. vers les rives de l'Héiisson , on remarque, au confluent d'un petit ruisseau, les traces d'un pont antique. En descendant le cours de U rivière sur la rive droite, on rencontre bientôt dey soubassements de temples, des ruines de constructions antiques et des bases de colonnes en place qui marquent la position de l'Agora.
Les fouilles faites en cet endroit par l'expéditionfrançaise de Morée et par Koss, en 1834, n'ont amené aucune découverte intéressante.
Sur l'une des deux collines, à 15 min. au N. de l'Agora, on voit encore des fragments de colonnes et les restes d'une cul la remarquable par Je choix des matériaux. Ces débris indiquent l'emplacement du temple de Minerve ou de celui de Juuon.
Toutes les ruines de Mégalopolis sont d'un beau calcaire jaune très-dur. Les seuls fragments de marbre que l'on ait trouvés sont ceux que nous avons signalés dans l'église de ÎSinano.
En quittant le théâtre de Mégalopolis, on se dirige à l'O. à tra-
GKECE. [Route 43.j
vers une plaine couverte de chênes. On laisse à droite le v. de Kasimi pour franchir 1 h.) l'Ai phée en face du v. de Déli- Hassan et rejoindre ;10m.) la route directe de Léondari à Karytœna.
A 45 m. à l'O. de la route, près de la chapelle Saint- Georges située «ur le revers du. mont Tctragi , quelques ruines helléniques marquent remplacement de Lyœsurt , qui était, selon Pausanias, U ville la plus ancienne du Péloponèse.
On longe ensuite la base du mont Lycée (Diaphorti) et le fleuve Alphée, que l'on traverse (2 h.
15 m.) sur un pont de plusieurs arches, pour gagner par une montée rapiue (15 m .)
Karytœna (6 h. 10 de Léondari).
Cette ville remplace probablement l'antique Brentne, dont il ne reste pas de trarje. Au moyen âge. elle acquit une certaine célébrité par les luttes de ses barons avec les Villehardouin. Pendant la guerre de l'Indépendance, Ibrahim-Pacha n'osa pas attaquer Colocotroni,qui s'était réfugie dans la forteresse de Karytaena. La ville, étagée sur les deux versants d'une colline, présente l'aspect le plus pittoresque avec son imposant château féodal qui couronne un rocher élevé.
Sur le sommet du mont Lycéi» {'2 h.
30 m. de Karyurna , on retrouve des traces de l'enceinte sacrée de Jupiter et des monumeuis qu'elle renfermait.
Au sortir de Karytaena, on repasse le pont de l'Alphée, et l'on contourne la base du mont Lycée par un chemin Apre et difficile qui monte et descend sur des contreforts arides. On arrive (2 h. 1 au pied d'une hauteur que couronnent les restes considérables d'une ville antique, connue dans le pays sous le nom de Ka.stro de Saintr-Hèlène.
Selon Leako, ce serait l'antique Thêsoa, dont les habitants furent obligés d'aller grossir la population de Mégalopolis. Le mur d'en-
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ceinte, encore bien conservé, est flanqué de plusieurs tours rondes et carrées. A l'intérieur, on remarque les soubassements d'un temple et des débris de colonnes cannelées.
L'ne route pittoresque et boisée conduit ensuite à ;l n. 30m.) An- Jritséna (F. K. 42}.
D'ANDRITSÉNA A PATRAS