PU OLTMPIK ET ÉLIS
3 joqr» (32 h.) — On «Miche i Pyr?oi et K K.tlp*l«ri. L* route par l'Élid- élent longue et pea iiilerei*tate, il e«t préférable de le rendre 4r*tre«pa.r Tnpoleuio (V . R. 45).
On sort d'Andritséna par la route d'Kpéum et de Pyrgos, que l'on quitte ,l h.) près du v. de Makhalas nour franchir plusieurs collines boisées dans la direction du N.
Après avoir traversé (l h.) la rivière I.ivadî et laissé à gauche le v. de Tsakba, on descend par de belles pentes de gazon entrecoupée* de xorrents et couvertes de nombreux troupeaux de bétail et de chevaux.
Da hameau de Némésa (l h.) construit de branches d'arbres et de boue, la vue s'étend a TE. et h l'O.
sur la vallée de l'Alphée, au N.
•or la gorge boisée du Ladon, et au N--K. sur la colline de Ilagios- Joannis.où se trouvent quelques débris helléniques de l'antique
Héraea. Cette ville, une des plus considérables de l'Arcadie dans le bassin inférieur del'Alphée, avait encore de l'importance au temps de Paueanias.
Il faut ensuite descendre par nne berge escarpée dans le large lit de l'Alphée, ombragé de beaux platanes et couvert de grosses pierres roulées par les eaux.
Après avoir franchi cette rivière ainsi que le Ladon, à quelques mètres en amont de leur jonction, on descend» la riante vallée de l'Alphée. Les montagnes peu élevées qui la resserrent sont admirablement boisées et dessinent sur
KARYTjENA. — OLYMPIE.
le ciel des lignes simples et harmonieuses. Les bords de l'Alphée sont coupés de canaux d'irrigation et couverts de champs de maïs, au milieu desquels la route se perd à chaque instant. Quand on a franchi (30 m.) l'Érymanthe et laissé a droite (l h.) une route menant à Aspraspitia, on s'élève par un chemin très-roide. a travers une forêt inextricable de pins, de chênes verts, de lentisques et de vignes sauvages, sur un contre-fort qui domine la rivière. On remarque (2 h.) sur la rive opposée le v. de Palœo-Phanaro, près duquel on traverse la rivière dans un monoxylon, ou canot formé d'un tronc de platane. La route descend (30 m.) dans une petite plaine triangulaire et sablonneuse , puis se trouve resserrée entre l'Alphée et une colline surmontée par lev.de Miraka, avant de déboucher (30 m.) dans une autre plaine couverte de champs de maïs. Au delà d'un contre-fort conique (mont Kronius) qui s'avance comme un promontoire, on aperçoit au N. la charmante vallée de Lala {V. R. 45), arrosée par le Cladéus, un des affluents de l'Alphée. Aprè3 avoir laissé à droite la route de Lala, on tourne à gauche, et, traversant un champ de maïs, on arrive près d'une excavation, au fond de laquelle plusieurs bases de colonnes marquent l'emplacement de l'antique
Olympie (7 h. 30d'Andritséna).Ce
n'était pas une ville, mais un bois sa.;ré comme ceux de Némée et d'Épidaure. Il était consacré à Jupiterseus le nomd'Altis, mot ancien pour a>?9j (bois sacré). C'est dans ce sanctuaire que se célébraient tous les quatre ans les jeux olympiques, auxquels tous les peuples de la ftrèce étaient convoqués. A cette époque, les hostilitéatftaient suspendues partout, et les ennemis les plusacharnés venaient prendre part à des luttes pacifiques sur le terrain neutre et sacré. d'Olympie.
Au point de vue de la civilisation, ces jeux étaient une de§ institu-
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tiens les plus remarquables de | l'antiquité. Leur origine remontait à une époque très-reculée ; cependant ils ne furent établis d une manière permanente que vers 884 par Iphitus et Lycurguo, et ce n'est que de l'année 7"/0, marquée par la victoire de Corœbus, que \ date l'ère des Olympiades.
L'Alti8 était situé dans la plaine, entre i'Alpbée, le Cladéus, le mont Kronius et la colline de Miraka. Il renfermait des milliers de statues, des autels et des temples oour tous les dieux, un stade, un theâtre, un hippodrome et une foule d'autres édifices mentionnés par Pausanias.
De tous ces chefs-d'œuvre il ne reste que quelques colonnes et l'emplacement de l'Altis, recouvert de 3 mM. de limon.
Temple de Jupiter olympien.
C'est ù l'expédition française de Morée que revient l'honneur d'avoir reconnu dans les colonnes et les soubassements qui existent encore les restes du temple de Jupiter Olympien.
Le temple était hexastyle et périptère , et mesurait 70 mM. de long sur 2d de large. Ses immenses colonnes doriques et cannelées avaient un diamètre de 2 met. 25.
La commission française a pu recueillir assez de fragments pour faire une restauration du temple conforme à la description de Pausanias. Les métopes du portique et du po8ticum représentaient les travaux d'Hercule. Le plus remarquable représente Hercule terrassant un taureau Tous ces précieux débris se trouvent au musée du Louvre. C'est dans le temple d'Olympie qu'on admirait la statue colossale de Jupiter eu or et en ivoire, le chef-d'œuvre de Phidias, et l'une des sept merveilles du monde.
Au fond de l'excavation produite par les fouilles de l'expédition de Morée, et qui se comble tous les jours, on voit ça et là plusieurs tambours de colonnes dont les bases sont encore en place.
OE. fRouTB 44. j
On remarque près du m* :it Kronius un piédestal de statue haut d'un in< ire, sur lequel on distingue la marque des pieds de la statue et des crampons qui avaient servi a la fixer. On v lit trois inscriptions qui ont fourni à M. Beulé [Etudes sur le Pëhpotthe) le sujet d'un mémoire intéressant sur les sacrificateurs et sur toute l'ancienne administration du sanctuaire.
De l'autre côté de l'Alphée on aperçoit un pic pierreux qui contraste avec la verdure des collines environnantes. C'est peut-être le Typ&us, d'où l'on précipitait les femmes qui osaient passer l'Alphée et assister aux jeux olympiques.
En quittant Olympie. on passe le ( ludéus pourdeseendre la vall' e de l'Alphée, à travers de gros pâturages, couverts de troupeaux de cnevaux- Du haut d'un contrefort qui barre la vallée {i h.}, on découvre tout à coup la grande plaine de l'Elide , le lac de Mouria. la mer Ionienne et l'Ile de Zante. On descend ensuite dans la plaine pour gagner (2 h.)
Pyrgos ,11 h. 10 d'Andritsénaj.
Cette ville assez considérable est bâtie de briques non cuites et située au milieu de plantations de citronniers, de mûriers et d'oliviers. Elle ne renferme rien de remarquable.
Le nort de Pyrgos est situé à deux heures de distance près du cap Kalakolo. Le paquebot-poste grec y touche tous les quinze jours, le dimanche dans l'aprèsmidi, en venant vers Patras, et le dimanche suivant à son retour vers le Pirée.
Traversant la plaine dans la direction du N., on laisse à gauche (1 h. 30) la route de Gastouni et de (<> h.) Cvllène (F. H 50) pour franchir les contre-forts du mont Phloé et redescendre (1 h.) dans la grande plaine sablonneuse et inculte de Gastouni. C'est à peine si quelques arbres et quelque»
vignes autour des villages vien-
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