‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 137 sur 511 · SICYONE · texte numérisé non relu

SICYONE

porta d'alord le nom de Mecnne et .Sicyone reçut l'art de la sculpture

la, bab itée parles Trichines. yEgia* îée , lils d'Inaehus, les remplaça et donna son nom à la ville. L'oripne dû nom de Sicyone est incertaine, et rien n'est plus obscur que l'histoire de ces premiers temps. Agamemnon en fit la conquête, et les Sicyoniens figurent sous ses ordres au siège de Troie.

LHéraclide Phalcès s'empara de Sicyone, mais on ignore l'histoire de ses successeurs. Le gouvernement démocratique, établi te mporairement , fut remplacé par une royauté Je cent ans, commençant à Orthagoras et finissant à Clisthèue, que choisirent les Amphictyons pour commander les Grecs dans U guerre contre Cirrha. Apres Clisthènc, Sicyone revint au gouvernement républicain, qui fut pour elle une source de discordes continuelles. Cette ville ne joua jamais un rôle militaire important ; elle n'envoya qu'un faible contin-

école de peinture était la plus ancienne et la plus renommée de la Grèce : ïéléphane et Craton fixèrent les premières règles du dessin; Eupompe, Pamphile et Melanthe portèrent l'art à sa perfection et turent les maîtres d'Apelle.

des Cretois Dipœnus vers f>60 ; Aristoclès ,

jrent rontre les Corinthe et de

Perses . Alliée do Sparte dans la

et Scyilis, Cléœlas ei Canacbus en furentles maîtres les plus célèbres avant l.'illustre Lysippe. > {V. Beulé, Études sur le Peloponèse.)

Description. — L'ancienne ville s'étendait entre les fleuves Klisson et Asopus, depuis le plateau de Vasilika jusqu'à la mer ; Démétrius, après l'avoir ruinée, la rebâtit sur le plateau supérieur qui n'avait servi jusque-là que d'acropole. On y monte par un chemin taillé dans le roc et bordé çà et là de pierres helléniques, oui représente, selon M. Beulé, 1 ancienne voie des tombeaux et la porte da Corinthe. Le plateau est aussi fertile que la plaine d'en bas, et recouvert par la culture. « On distingue cependant sur la droite, à plusieurs centaines de pas de Vasilika, les ruines d'un petit temple dorique dont le nom est incertain.

Une ouverture de rocher, régularisée jadis par la main des nom-

guerre du Péloponèse. elle vit son mes, descend obliquement vers la territoire ravagé par Périclès et j plaine et répond à la porte sacrée

qui conduit à la ville basse. » Au centre du plateau sont les restes d'un grand édifice romain qui ressemble à des bains. « A l'extrémité O., on trouve le théâtre adossé aux collines qui forment le sommet du plateau ; des re&tes de mur à droite et à gauche indiquent qu'il était enclavé dans le mur d'enceinte. »

On peut compter quarante rangs de gradins taillés dans le roc : sur les ailes, ils sont formés par des constructions en pierre, avec deux escaliers et deux passages voûtés qui appartiennent sans doute à l'époque romaine. Un peu plus haut que le théâtre et à 1 O. est situé le stade, dont l'extrémité est soutenue par une muraille polygo-

pir Iphicrate. PI us tard, elle se rendit sans résistance à Epaminonda* et aux successeurs d'Alexandre. Démetrius-Poliorcète la détruisit en 303 et la rebâtit aussitôt. Aratus. né à Sicvone. sut rcle- Ter sa patrie et la fit entrer dans la ligue achéenne. Elle eut à souffrir vies invasions de Cléomènes ïlï et des Étoliens. La conquête romaine la favorisa d'abora aux dépens de Corinthe, mais bientôt f»lle déclina, et un tremblement de terre acheva sa ruine. Elle est cependant encore mentionnée au \i* siècle de l'ère chrétienne.

« Sicyone, si peu importante au point de vue politique, brille d'un vif /-clat dans l'histoire de l'art. Son

nale. Selon M. Beulé, le théâtre et le stade paraissent avoir appartenu à la ville primitive et sont antérieurs à Déniétrius.

En quittant Sicyone, on franchit (15 m.) l'Asopus sur un beau pont, et traversant une plaine fertile et couverte de villages, on rencontre successivement (1 h. 15) la Nemea, nui servait de limite au territoire de Corinthe, (45 m.) le Longo-Potamo, le bois doliviers et (:i0 m.) le chemin décrit R. '28 qui ramène à (20 m.) Corinthe (F. K. 27).

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