‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 152 sur 511 · VII. — Mélos ou Milo, au S.-O · texte numérisé non relu

VII. — Mélos ou Milo, au S.-O

de Kimolos , est entièrement volcanique. Elle a la forme d'une demi-lune et représente un vaste cratère. Elle est dominée par deux pics : le mont Saint-Elie et le mont Kalamo. Son port, ouvert du côté N.-O., est très-vaste et trèseûr : « L'ancienne ville de Mélos était située au fond du port à l'E., aur les hauteurs qui le dominent.

Les restes d'antiquités qu'on y remarque sont, au S. de la ville actuelle , une enceinte de construction polygonale ; sur une petite montagne conique, les gradins d'un théâtre et quelques fragments de marbre ; près de là des tombeaux creusés dans le roc, et, tout à fait au bord de la mer, quel-

?ues vestiges du port antique. »

'est prè3 de l'amphithéâtre qu'un paysan trouva la statue connue bous le nom de Venu» de Milo, aujourd'hui au musée du Louvre.

Cette précieuse statue, séparée en plusieurs morceaux, était ensevelie au milieu de décombres informes. C'est à M. de Marcel lus que revient le mérite d'en avoir fait l'acquisition et de l'avoir transportée en France aprèsmille vicissitudes.

L'Ile de Milo, fertile et flohs-

LES ILES. [Route 56.]

santé au milieu du siècle dernier, a été désolée et ruinée par des phénomènes volcaniques et des émanations délétères, qui ont dispersé sa population.

Son histoire offre cette particularité qu'elle avait été colonisée par les Doriens , et non par les Ioniens ; aussi fut-elle l'alliée fidèle de Sparte, jusqu'au jour où les Athéniens s'en emparèrent et massacrèrent ses habitants 416 av.

J.-C). En 1677 un nommé Jean Capsi s'y rendit pendant trois ans indépendant des Turcs, mais il fut pris et mis à mort.

Autour de Milo se groupent plusieurs Ilots également volcaniques, dont les plus considérables sont à 10., Antimilo ou Érimo- Milo, et à l'E. Polùegos Polino).

VIII.— Délos et Rhénée, la petite et la grande Délos, que les Grecs modernes appellent toutes deux DM, ne sont plus que deux îlots tout à fait abandonnés. M. Ch.

Benoit, membre de l'école d'Athènes, a donné une description remarquable des ruines que présentent ces deux lies, (V. Fragment d'un voyage dans l'Archipel grecn Archives des Mission* scientifique»

et littéraires, t. II.) La Petite Délos était l'Ile sacrée d'Apollon , celle que, selon la fable, Neptune avait fait sortir de« eaux pour servir d'asile à Latone, et qui, après avoir longtemps flotté sur la rner, s'était enfin fixée au centre de l'Archipel. Le temple de Délos était, dès les temps les plus anciens , un des lieux de pèlerinage les plus fréquentés de la Grèce. Les Perses le respectèrent.

Après les guerres médiques, les Athéniens en tirent le centre de leur confédération maritime ; c'est là que fut déposé le trésor des contributions de la Grèce, jusqu'au jour où Périclès osa le transporter dans le Parthénon, sou9 prétexte de le mettre en sûreté. Ravagée par Mithridate , dans sa guerre contre les Romains, Délos ne se releva jamais de sa ruine. Tout y I porte l'empreinte de la devayt&tion

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