‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 208 sur 511 · DE LAMIA A SALONIQUE · texte numérisé non relu

DE LAMIA A SALONIQUE

5 joart (53 h. 15 m.).

Quittant Lamia (F. p. 160) du coté N., on laisse à gauche la riante vallée du Sperchius et les hautes parois de l'Œta pour gravir l'Othrys. Du sommet (l h.) decette chaîné de montagnes qui marque les frontières de la Grèce et de la Turquie, la vue s'étend sur l'immense plaine de la Thessalie jusqu'aux cimes neigeuses de l'O- Ivmpe. La route descend le revers N. de l'Othrys par le défilé de la Fwrka, et, dépassant (i h.) un dervéni turc , traverse un pays montagneux jusqu'à (3 h.)

Doraoko (6 h. de Lamia), (en logeant dans le khani au-dessous du villaçe, on évitera une rude montée de 40 m.) — Domoko occupe l'emplacement de l'antique Thaumaci, qui fut assiégée en vain par Philippe (199 avant J.-C.) et prise par le consul Acilius pendant lu guerre avec Antiocbus (191). La ville, située dans un défilé, s'étareait sur un rocher élevé et abrupt, couronné par l'acropole dont il reste encore quelques traces.

On traverse ensuite un pays ondnl* et monotone, jusqu'à (7 h.)

Pharsale. Cette ville est surtout célèbre par la bataille qui se livra sous ses murs et décida le triomphe de César. Située dans une plaine fertile arrosée par l'Énipée, et commandant par sa position l'entrée de la Grèce du N., Pharsale devint une des villes les plus puissantes de la Thessalie. Elle g'étageait à la base du mont Narthacium, sur une montagne conique de craie haute de 110 mèt., coupée H pic de trois côtés et dont le sommet tronqué porte encore des vestiges de murs cyclopéens appartenant à l'acropole , ainsi que les ruines d'une construction souterraine semblable à celle de Mycènee (F. p. 186). Le village

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