‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 211 sur 511 · DE LARISSE A JANINA · texte numérisé non relu

DE LARISSE A JANINA

4 jours (40 b. S0 m.)

Au sortir de Larisse, la route traverse dans la direction de l'O.

l'immense plaine sablonneuse de laThessalie, et franchit, près du v. de Thoumai, une chaîne de collines, et le fleuve Pénée, dont on suit ensuite la rive gauche , laissant à droite (6 h.) le v. de Zarko, pour déboucher dans la plaine fertile de Trikala , sillonnée din-

DEUROPE. (Route 63.,

| nombrables ruisseaux qui descendent do la belle chaîne du Pinde, et viennent ye réunir au Pénée pour porter leurs eaux dans le golfe Thermaïque, parla vallée de Tempé ( V. R. 61 ).

Trikala (6 h.— 1? h. de Larisse) est l'antique Tricca , mentionnée dans Houure comme la ville de Machaon et Podalyre. fils d'Ksculape. Tricca possédait un temple de ce di^cu , aussi renomme que celui d'Épidaure. Cette ville n'a joué aucun rôle dans l'histoire, et ne présente que des vestiges insignifiants de murailles antiques.

C'est une des plus grandes villes de Thcss.ilie. — Continuant à remonter le fleuve, on atteint (4 b. )

Kalabaka ou Stagus (16 h. de Larisse). Ce v. indique peut-être l'emplacement de l'antique Eginwm, dont César fit occuper lea forteresses pendant son expédition contre Pompée. Uneancienne inscription, qui se trouve sur le mur oriental de l'église de Saint- Jean, vient confirmer cette supposition— A quelques pas du village se trouvent les couvents des Météores (hauts lieux) , qui , grâce à leur position singulière, présentent un aspect aussi pittoresque qu'étrange. Ces couventa occupent les sommets d'un groupe de rochers isolés au milieu de la plaine, qui s'élèvent à plus de 100 mètres , comme autant de gigantesques piliers complètement séparés les uns des autres. C'est là que les moines , assez semblables aux Stvlitea dont nous avons parlé p. 391, vivent retirés du monde à une hauteur considérable au-dessus de la plaine. Des vingt couvents qui existaient autrefois, il n'en reste plus aujourd'hui que dix; ils ne renferment d'ailleurs rien de bien remarquable. On peut se contenter de visiter le plus considérable, appelé Météore. D'une corniche du rocher vertical qui porte le couvent, le voyageur voit descendre une corde et un large filet; il doit s'envelopper dans ce filet et se

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livrer ensuite aveuglément aux moine*, qui lui font faire ainsi, tant bien que mal, une excursion aérienne de cent mètres. Végltse est très-ancienne et mérite une visite; elle renferme le tombeau de l'empereur Cantacuzène, qui vint y échanger la pourpre contre le froc de saint Basile. On trouve dans la bibliothèque une nombreuse collection d'auteurs ecclésiastiques et des manuscrits de saint Basile et de saint Chrysostôme. Ou haut du couvent on jouit d'un magnifique panorama sur les Météores, l'imposante chaîne du Pinde et la belle plaine de la Thessalie.

En quittant Stagus, on se dirige au N. par une route pittoresque qui remonte le cours du Pénée , entre deux lignes parallèles de montagnes boisées. A gauche s'élève la chaîne du Pinde, que l'on a appelée avec raison l'épine dorsale de la Grèce du N. Au pied de cette montagne on atteint (7 h. ) le Khani de Malakasti , situé près

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