DE SMYRNE A ÉPHÈSE
15 h.— 4 jonri aller tt retour.
Trianda et à Ayailouk.
La route sort de Smyrne du côté du S. et traverse le vieux cimetière de la ville, qui s'étend sur le versant oriental du mont Pagus. La campagne est à peu près inculte.
Aux portes de la ville on passe sur un pont (45 min. de la douane) oui traverse un des affluents du Mêles.
Une large vallée appelée vallée de Sainte-Anne sépare la route d'une plaine où s'élève le v. de Boudja {V. p. 467). Un aqueduc du moyen âge traverse la vallée de Sainte- Anne. Les eaux que cet aqueduc conduit à Smyrne sont très-chargées de sels calcaires et ont formé ce chaque côté de l'aqueduc de grosses masses de stalactites, ce qui lui donne un aspect assez singulier. Deux chemins se présentent : celui de gauche, que le voyageur doit prendre, traverse un cours d'eau, le remonte (pendant 1 h.), puis franchit quelques petites collines (18 kil. de Smyrne) et un premier défilé. Un second défilé (4 kil. ) très- resserré se présente bientôt : on l'appelle le chemin du sang. Il s'y est en effet commis un assez grand nombre d'assassinats. La route entre dans une vaste plaine et traverse le Tachtalu-Sou, puis un cours d'eau (8 kil.), un autre encore (4 kil.), et peu après arrive au village de
Trianda (6 h. de Smyrne). On v trouve un corps de garde et quelques khâns. — Le chemin se dirige au S.-S.-E., laissant à sa gauche deux autres chemins et le village de Fortouna, et longe d'assez près la rivière qui coule entre des buissons touffus. Il traverse (4 kil.) un cours d'eau appelé Bounar-Sou, au
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bord duquel est un café, puis (6 kil.) un autre cours d'eau. Un ancien cimetière et des débris d'un monument dorique se présentent ensuite. On retraverse le Bounar-Sou. La route quitte la plaine marécageuse et suit le revers des montagnes en se dirigeant toujours droit au S.-E. Des ruines (16 kil.) s'élèvent à droite, ruines oo'on attribue a l'ancienne ville de Métropolis. On arrive à
Yéni-Keui (4 h. de Trianda). Ici la route tourne à l'E. et s'infléchit longeant en écharpe la ligne des montagnes. Au-dessous, dans la plaine, coule le Bounar-Sou. Le château ruiné de Kiz-Kalessi ^le château de la Fille) s'élève à droite (12 kil.), sur une des pointes les plus escarpées de la montagne. On entre dans la vallée du Kutchuk- Mender-Tchaï (ancien Caystro), laquelle a environ 2 kil. de largeur. La route tourne a l'O., suivant une ligne parallèle au cours de ce fleuve.. Les montagnes qui entourent Éphèse apparaissent dans le lointain. Plus près, sur la droite , aine construction adossée à la montagne avec les ruines d'un aqueduc semble avoir appartenu à un nymphéa. Le voyageur arrive à un pont construit avec des débris romains, mais dont les arches sont en ogive. Il franchit le fleuve sur ce pont (12 kil.} et continue a en descendre le cours sur l'autre rive. A mesure qu'on avance le fleuve s'élargit. La route court dans la plaine d'Éphèse.
Bientôt le fleuve se divise en deux branches. Le village et le château d'Ayaslouk (6 kil.) s'élèvent ù gauche sur un rocher isolé. La route oblique au N.-O. et atteint (1 kil.)
Éphèse. — Histoire. — Cette ville célèbre a été plusieurs fois rebâtie et à des places différentes. La première Éphèse, qui s'appelait Srnyrne, était placée sur la pente du 'mont Prion, dans un endroit npmmé Traeheia. Une seconde ville fut fondée par Androclus, près du temple actuel de Minerve
Orifnt.