DE CONSTANT1NOPLE A BROUSSE
1© PIB MER.
On m rend de Conelantinople à Moudania par **» bateaux à vapeur tores, qui partent de Con- •Unlmople chaque mardi matin, et repartent de Moudania le lundi loir. Pria : 80 piastre» aux premières place», 40 ans secondes on pont. Tra- J«t en 5 h. La traversée peut être faite en 10 h.
un bateau a rame* s'il n'y a pat de vent; «• & b. avec une barque à toile par on Tant fa- Jwsble. On paye environ 100 piastre» poorce f'1J**î mais, quand le* barques tout peu nom- «eiues, lei bateliers grecs sont plus exigeants.
En sortant du Bosphore, on fange à gauche les lies des Prin-
MEDIE
ces ( V. p. 403-404 ), puis on pousse au large, laissant à g. le golfe de Nicomédie ; on double le promontoire montagneux de Bouz-Bournou ( anciennement Posidium ) , et pénétrant dans le golfe de Moudania (Indjir-Uman , autrefois golfe de Cius), on aborde bientôt à
Moudania, çros v. grec, qui s'étend le long du rivage. Ses environs sont beaux et bien cultivés.
De Moudania à Brousse , on compte 6 h, de route. On se dirige au S.-E.; gravissant un plateau en vue de la mer et laissant à droite (1 h.) le v. de Missopoli, on redescend ( l h. ) dans une vallée large et fertile où serpente l'Ulfer— tchaï (ancien Odryses ) , affluent du Rhyndacus; cette rivière franchie, et a partir du v. de Bostar , la route s'élève sur un large plateau , pour redescendre ( 1 h. 30) dans la vallée de l'Ulfer, puis traversant deux cours d'eau et laissant à dr. (1 h 30) le v. de Tchéhirdjèh, atteint enfin (1 h.) la ville de Brousse {V. cidessous).
2" PAR 1ZMID ET 1ZN1K.
3 à A joui».
La route de terre sort de Scutari par le grand cimetière et la plaine d'Haïdar-Pacha ( V. p. 401), longe tout le temps le rivage de la mer , passant par les v. de ( 3 h. ) Mal-Tépé, ( 1 h. ) Kartal, ( 1 h. ) Pendik, et (4 h.) Guéhisèh, où l'on passera la nuit, puis, longeant k distance le golfe plus étroit d'Izmid , rencontre les v.
de (2 h. 30) Taouchandjik, ( 1 h. ) Iskélé, ( 1 h. 30 ) lanmdjèh, et J2 h. 30 ) Degirmen-keui , qu'on laisse assez loin sur la gauche , pour se rapprocher du rivage et atteindre ( 1 h. 30)
Iimid ou Iznikmid, l'ancienne Nicomédie (18 heures de Scutari).
— Histoire. — Cette V. fut fondée par Nicomède au fond du golfe Astacénus,sur une double colline, et, dit on, sur l'emplacement d'une
ancienne ville appelée Astacus, fondée par Astacus, fils de Neptune, et détruite par L%\simaque.
Le* rois do Nicoonédie curent de fréquenta démêlés avec les rois de îajno, contre lesaueîs ils appelèrent les Gaulois. Jls établirent ces mercenaires dans une de leurs provinces, qui de leur nom s'appela Galatie. Plus tard Us ure^t^ guêtre à Mithridate , qui deux fois les chassa de leur capitale. Le dernier roi de • Nicomédie , Xicoiqédc III, rétabli par les Komains et soutenu par eux contre Mithridate , légua eu mourant son royaume a ses défenseurs. C'est à Nicomédie que Dioelétieu fut élevé k l'empire. Il embellit la \ille et en fit sa résidence habituelle. Les Goths la prirent et la saccagèrent. Un tremblement de terre arrivé en 358 acheva de la ruiner. Tout ce qu'il v avait de monuments anciens disparut à cette époque. Au ?• siècle , sous le règne de JustLnien, et grâce à la. protection do cet empereur , Nicomédie se releva. Les Turcs s'en emparèrent en 13-26 ; lIk convertirent les églises en mosquées:
néanmoins Nicomédie a jusqu'à nos# jours conservé son évêché.
État actuel. — Izmiri est aujourd'hui encore une des villes les plus importantes de l'Asie-Mineure; on y fait un çrand commerce de bois et de sel. De nombreux chantiers, dans lesquels on eontruit des bâtiments de guerre , avoisinent le port. La ville a environ 3<HX) maisons réparties en 23 quartiers , 19. pour les Turcs , 3 pour les Chrétiens, l pour les Juifs. Elle sert de résidence à un pacha.
Sur le sommet de la colliue qui porte la ville moderne, on voit encore uue suite de murs et de tours qui appartenaient à l'acropole de la ville oithenienne. D'autres murs anciens, mais d'une époque postérieure, se prolongent -.Lu^ riur térieui même de la ville. Au bas do la partie la plus occidentale, dans les quartiers qui avoisinent l'arsenal et non loin du port, s'e-
D'ASIK. [Route 8l.j
lève un de ces murs. Il est bâti en briques, soutenu de trois en trois mètres par de grands contre-forts en pierre, à bossage , et sert à porter la masse des terrains supérieurs. Entre les contre-forts, sous des arcades très-allongées , s'ouvrent des é goûts qui conduisaient au port les eaux de la villç.
L'un de ces conduits est vertical, carré , et fermé dans sa partie moyenne par une espèce de diaphragme de pierre. Ces conduits sont , à leur partie supérieure , bouchés par la terre des jardins , de sorte qu'il est impossible de reconnaître le lieu où ils allaient aboutir. Us portent tous d'ailleurs les caractères «le la plus belle époque de l'art romain.
Va Citerne d'Imbaher est située auprès de l'enceinte actuelle d'Izmid, à l'E. et au delà du quartier appelé Zeitoun-Mahallé , au milieu des terrains qui servent de cimetière aux Juifs. Cette construction date des derniers temps de l'Empire byzantin.
A 1 jour 1/2 de marche (40 kU.) àl'O. d'itmid , on peut aller visiter un des monuments les plus curieux et les mieux conserves de l'art byzantin, le pont de Sophon, bâti par l 'empereur Justinieu sur le fleuve Sangarius , et qui faisait partie de la grande voie romaine qui parcourait le nord de la Péninsule asiatique. On s'y rend à travers une large plaine par les villages de Kessé-Keui, deKurd- Keui, et de 133 kilom.) Sabandja (l'antique Sophon). Ces deux derniers sont bâtis au bord d'un lac, qui mesure 3 lieues 1 (2 dans sa plus grande longueur de 10. à l'E. De Sabandja, on longe la rire S. du lac, puis le versant N. d une chaîne de collines pour gagner à travers une vaste plaine le cours du Sangarius (auj . S.ik.n -i .s . près du v. d'Ada-Kcui.
Le pont de Sophon (I4ltil de Sabandja), a 8 arches do £3 met. d'ouverture et 489 met. de longueur totale. La largeur des piles est de 6 met. 50. Outre les 8 arches, il y a des deux cotes de petites arcades qui servent lors des crues du fleuT* La conatçaçtion est eu grand blocs calcaires.
[Roi TR 81.] XIC A l'extrémité occidentale s'ouvre une porte cintrée de 6 inetres d'ouverture et de 10 met. 37 de hauteur. Un pilier renferme un escalier dont l'hélice forme la Ti» de saint Gilles, que Ton croyait avoir été inventée chez nous plusieurs siècles plus tard. On voit aussi une grande niche qui semble destinée à abriter les voyageurs en temps de pluie.
La rouie qui sort d'Izmid par la porte de l'Ê. change bientôt de direction et tourne au S 1 kil. ) suivant une ligne parallèle à la côte et en vue de la mer. Peu après elle traverse un petit fleuve appelé" Kirès-Sou , et (8 kil.) un autre cours d'eau moins important. Arrivée à ce point, elle s'engage dans un pays montagneux et gravît uu plateau sur lequel elle rencontre (4 kil. )le village de Dermen-Keui. Après Dermen-Keui , il faut franchir les divers étages de montagnes qui forment YOuzoun- Tichaïr-Dagh , après quoi (22 kil.) on redescend sur un plateau où s'élève ( 12 kil. ) le y. de Kirmuïu, d'où, se dirigeant directement au S. , on descend vers ( 10 kil. ) le v. d'Elbailu. Peu après ( 3 kil. ) on arrive à
Unik , l'antique Nicée ( 12 h.
d'Izmid.) — Histoire. — Cette ville fut fondée par Antigone, après la mort d'Alexandre, sur l'emplacement de l'antique Ancore ou Hélicore, colonie béotienne. Elle fut appelée d'abord Antigonie, du nom de »on fondateur. Lysimaque l'agrandit et, en l'honneur de sa femme, *ppela sa nouvelle conquête Nicée, nom célèbre dans les annales de l'Église. Lo second concile œcuménique , rassemblé par Constantin, y tint ses séances en 325.
On y dressa le fameux Symbole des apôtres, dit Svmbolede Nicée, et on y condamna Anus. Le même Concile détermina le jour où la Paquo devait être célébrée. La même année, Nicée fut en partie détruite par un tremblement de terre. L'empereur Valens releva en 368 les ruines produites par ce désastreux événement. En 787, un