TLKQ LIE
mirer la porto du temple, bien que le marbre en ait été corrodé par l'action du temps. On peut enfin visiter V église de saint Clément d'Ancyre, un peu postérieure à Justinien. Parmi les excursions intéressantes à faire dans les environs, nous citerons l'ascension du TchalDagh (2 h. S.), d'où la vue embrasse un admirable panorama sur tout le bassin de Lycaonie jusefu'au mont Hassan- Dagh, à plus de 50 lieues S.-S.-E.; et a 3 h. au N.-E., la "plaine de Tchiboulc-Abad , théâtre de la bataille de 1402, et antérieurement de la victoire de Pompée sur Mithridate.
La route directe d'Angora à Kaisarièh tire constamment au S.-E. et va gagner Sughur en passant l'Halys , le roi des fleuves de l'Asie mineure, au pont de Kapou- Keui (village de la Porte) , à côté de l'emplacement de l'antique Aliassus. Mais le touriste intelligent ne peut se dispenser d'aller voir, en allongeant sa route de 15 h. au plus, les superbes ruines porsépohtaines de Itnghaz-Kcui, près de la ville de Yousgat. Pour cela, il faut sortir d'Angora par la route de l'E. , qui remonte le torrent et lajolie vallée de Kisildjajusqu'à (9 h. Kilidji-Keui y franchit un petit plateau et vient tomber sur l'Halys (Kizil-Irmak) à (2 h. 30min.) Ak-Séraï île palais blanc;. Cette route, peu connue, doit fourmiller d'antiquités; après Ak-Séraï, elle remonte une coulée, passe près de Baltchik une crête basse, descend une autre vallée, franchit à Indrakli-Keui (15 h.) le Delidjé- Irmak (dc7t, impétueux?), et aboutit à une plaine couverte de riches villages; on passe ordinairement par les suivants : Kadi-Bounar (la îontainc du juge ) , • Arslandjali, Suleïman-Keui, Osman Keui, Mouea-bev, Topngatch, et on arrive à (13 h.}
YotlSgat. ( 'est une ville peu eu rieuse en elle-même ; le voxageur devra eependaul y visiter le> ru i n 'lu «•h;«toau, mi le damier
1) ASIE. [Koi Tt K4.,
de ses seigneurs féodaux 'dérébeys) , Chaswan-Oglou, enveloppé dans la catastrophe des Janissaires , se lit tuer au seuil de sa maison en flammes. Mais en général, on ne doit aller à Yousgat qu-^ pour y faire halte avant de s'engager dans les montagnes ardu<> et boisées qui dominent la ville au N.-O. , et d'où sortent deux torrents qui se réunissent à ;6 h.
30 min...
Boghaz-Keui (village du déliK- .
•Les ruines d'une grande ville et de plusieurs acropoles couronnent les hauteurs qui dominent le village à l'E. et au S.-S.-E. La ruin»la plus remarquable des environs immédiats du village est celle d'un temple situé à 1 E. au delà du ruisseau : c'est un monceau de décombres, d'environ 4*3 mètres sur 65. Trois portes sont encore reconnaissables. Un sentier mèiu au N. à Iaztli-Kaya { la rocKéerile ) , que M. Texier décrit ainsi : ^ C'est une enceinte *\> rochers naturels, aplanis par l'art, couverte «le sculptures du lemp dos Perso, et certainement ant' rieures à Hérodote. On y v.-i!
représentée l'entrée du roi de- Perses et d'un roi que je eroi^ être de Paphlagonie. Cette scène se compose de soixante figurer dont quelques-unes sont colossales. Le roi des Perses est monte sur un lion et entouré de toute la pompe asiatique ; l'autre roi est arme d'une massue, il est barbu et coiffe d'un bonnet conique tr< élevé. Toute sa suite, qui se compose de figures également vêtues, est disposée ainsi : un corps Je soldats , trois généraux , trois princes, une suite de dorophorcs précédés chacun d'un soldat, la marine représentée par deux hommes qui portent une barque .
un monarque qui parait un roi vaincu, des dorophores.... : le mi des Perses est suivi d'un guerrier de sa nation , mont/- égaletie-m sur un lion, de princes montes -iir un ai^leà deux têtes, et d'un r»>rtége do trente figure*. l»'autm*
£ Route 84. j BOGUAZ-KKl l.
personnages ont pour bras des têtes de lion , pour jiinbes des monstres marins, l'ne femme mitrée vreine ou déesse) est montée sur un lion; M. Texier pense
Î[ue c'est la dresse Anaïtis , dont e culte régnait dans cette partje de l'Orient; d'après les costumes des personnages , il y voit une procession de Saces , et regarde enfin la ville comme l'antique Ptérium, détruite par Crésus, tandis que d'autres l'identifient avec Tavia. Quoique musulmans , les "habitants de Boghaz-Keui voient sans défiance et môme avec une bienveillance hospitalière les voyageurs cjui viennent visiter leurs magnifiques ruines. — Ketour à Vousgat (6 h. 50 min.)
De Yousgat , une route directe mène à Kaïsarièh, mais elle passe par des steppes si nus et si pénibles à parcourir que le plus prudent est de retourner sur ses pas jusqu'à 13 h. Indrakli , et de là, de remonter la vallée qui conduit à la plaine de Tchapat-Ovassi. On rejoint la route ordinaire à Denek-Maden (Il h. d'Imlrakli) . remarquable par ses mines de galène argentifère. Puis on descend une jolie vallée qui mène a (» h.) Merdan- Ui , après quoi on s'engage dans un col du mont Karagueuz œil noir) . couronné de ruines peu intéressantes, mais d'où l'œil embrasse une vaste étendue de pays. On débouche ensuite dans la plaine marécageuse de (G h. 30 min.) Sughur. dont les eaux se rendent à l'Halys par une valléefort pittoresque, où Ton rencontre les v. de Tatch-Kasmah et de (2 h. 30 m.) Djemalah , avec les ruines d'une forteresse curieuse, moitié antique , moitié turque du moyen âge. Plusieurs des villages que l'on traverse sont habités par des Turkomnns pasteurs ; on laisse sur la g. le Bozouk-Da^h, au pied duquel sont les ruines (V Ï'tch-Aïak ■ A h. de Djémalah) , qui méritent une excursion , pour gagner par une porge étroite 3 h. 30 niitO
Kir-Schéhr, jolie ville de 3000 âmes, exploitée par des bandes de derviches dont les exactions la menacent d'une ruine entière.
La route s'engage ensuite dans un fouillis de montagnes et gagne (5 h.)
Moudjour , V. de 3500 âmes , avec peu de ruines, bien qu'on y veuille trouver l'antique Mocis- 8 US. On passe par un village, ou agglomération de Troglodytes .
pour arriver à (5 h.)
Hadii-Bektach, ainsi appelé du nom d'un santon célèbre , dont la tombe est l'objet d'un grand pèlerinage. Les habitants doivent à cette circonstance le privilège de ne payer d'impôt que pour les réparations du tombeau. On voit en ce lieu uni' enceinte antique appelée Kara-Kaouk le bonnet noir):
Kennell y voit la ville de G ad as en a, qu'Ainsworth place à L'tch-Aïak, cité plus haut. De ce point à Kaïsarièn, la route est toujours pittoresque, mais elle ne contient plus de localités historiques. On descend dans une ton belle vallée, celle de Kalèh-Keui, d'où un petit col mène à celle de Beïram ; toutes deux sont dominées par les deux • haines parallèles du mont Hirkah au S.-O. et d'Ismaél-Sivnssi au N. - K. On passe l'Halys à 'Il h.) Boghaz-Keupri (le pont du défilé) , où le fleuve reçoit dans un étranglement de la montagne le Mêlas (moderne Kara-Sou; le nom turc a le même sent, que le nom grec : ean noire r De ce pont, on atteint Kaïsarièh en 7 h., par la route directe oui longe la rive dr.
du Mêlas; sur la rive g. est le marais de Saslik, qui exige un détour par le bourg Séraïdjik ; mais à 1 h.
N.-O. de ce village, on peut visiter, au pied du Souvermes, les ruines appelées Viran-Schèhr. Do Séraïdjik, un chemin qui tourne le pied du pittoresque Djilanli- Dagli, contre-fort avancé du gi gantesque mont Argér, conduit ii 4 h. Kaïsarièh (T. K 91 .
518 [Route 85.1