‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 254 sur 511 · PATHMOS · texte numérisé non relu

PATHMOS

nir de 1 apôtre saint Jean y a efface tous les autres. Exilé par Domitien, il aborda, dit la tradition, au lieu dit Phora, sanctifia par ses miracles tous l»'s points de l'Ile, et alla mourir à Kpnèse, après avoir composé son Evangile au village de Katabafsis, qui n'existe plus, et l'Apocalypse dans la grotte de ee nom, ou l'on se rend par une chaussée mal pavée de 1 kil. au plus de longueur. La grotte est renfermée dans une chapelle dédiée à sainte Anne : elle a treize pas sur quatre, et des piliers grossiers la divisent en trois compartiments; sa hauteur maximum est de 4 mètres. Les moines montrent dans la voûte une fente triangulaire, figurant, suivant eux, la Trinité, et par laquelle les voix divines arrivaient a l'Apôtre. Près de la grotte, est une école grecque, et dans une salle de l'école , une belle et longue inscription postérieure nu règne d'Alexandre et relative à des jeux publics.

Le monastère Saint-Jean , fondé en 1088 par saint Christodule , ressemble par ses murs crénelés à une forteresse : sa bibliothèque renommée comprenait jadis 600 manuscrits ; elle en contient encore 239. mais dans un état déplorable : les archives renferment aussi diverses chrysobulles , dont la plus curieuse est relative à la fondation du sanctuaire.

La capitale de l'Ile s'étend autour du monastère : le noyau en a été formé par les ouvriers amenés par Christodule , augmentés en I4f>3 et 1609 de colonies de Byzantins et de Crétois fugitifs. Elle compte aujourd'hui 4000 hab. , régis par un dimarque et quatre sénateurs élus annuellement. L'île entière paye à la Porte le faible impôt" de 16 000 piastres (3800 fn environ), dont le mon^ tère , propriétaire a une praw partie de l'Ile , paye li!

la moitié.

Au sortir de Pathtnos , bB< joindra l'itinéraire des paqiieMBP qui parcourt un large cao»! dirigé

du N.-N.-O. auS.-S.-E., et compris ontro les tics (Îaïdouro-Nisi, Pliarmaoo et le continent à l'E., et une série d'Ilots abrupts et arides trèsrapproehi's, dont les principaux portent les noms d'Arki , Lipso, Léros et Kalymnos.

Le voyageur qui voudra visiter les ruines les plus célèbres du S.-O. de la Carie devra, à la hauteur de l'Ile Léros, se diriger sur le golfe de Mcndéliah et debar-

2uer au fond de la petite baie 'Assin, au village du môme nom, bâti près de 1 emplacement de l'antique

lassos. Cette ville grecque , fondée à une date inconnue, e'enrichit parle commerce et la pèche, et fut détruite par les Lacédémoniens lors de la guerre du Péloponèse : rebâtie plus tard, elle fut assiégée par Philippe V de Macédoine. Son temple de Vesta était renommé. Les ruines de cette ville couvrent un Ilot escarpé, réuni par un isthme bas au continent : elles consistent en une belle enceinte et un théâtre. Mais l'antiquité la plus curieuse de lasso» est un long mur eyclopéen , qui a paru à M. Texier un camp retranché des Léléges. et qui couronne une colline à peu de distance de la mer. On y remarque plusieurs soubresauts suivant les sinuosités du terrain, des meurtrières, des tours espacé» de 90 ou 100 mètres , près de vingt poternes, le tout tourné vers la mer et protégeant, non la ville, mais un terrain rocailleux où il n'existe pas une trace d'habrtation. On ne se rend pas compte de ce qu'a pu être cette construction bizarre.

De l'autre coté de la baie , à 2 h. S., se voient sur une petite rade les ruines de Jiargylia , ville grec- <|iie que les Humains en guerre ii\ . . p| ippe ni d< clarèrent ville

libre. t s ce punit, il faut faire ut de la pointe montagneuse en boiséf de B'judroun, et i- iîvant les ports île Carvnnda l'acha-Liman) et de Myndus (Cninisehlu | , pour rentrer

D'ASIE. (Koi tk

dans un labyrinthe île petits ilôt* déchiquetés ; Ilots Karabaghlar .

compris entre le continent et l'ile de Kalymnos , aux montagnes sévères et bien découpées. L'Ile de ('os semble boucher complète ment le passage vers le S. ; se* belles montagnes, ses plages bien boisées font un contraste charmant avec les îlots arides que l'on vient de dépasser. Un rocher isolé au milieu du canal porte une espèce de tour, construite par Ibrahim-Pacha. Enfin, laissant a droite l'Ile Kappari , on se dirige vers l'E. pour contourner la pointe de l'Ile de Cos, dont on aperçoit bientôt la riante capitale.

Cos. — Histoire. — Cette tle fut primitivement peuplée par de»

Pélasges, sous la conduite de Mérops , qui lui donna son nom (Méropta), puis par des Éoliens.

Les H< -rat Ides y régnaient au moment de la guerre de Troie; après eux vinrent les Asclépiades , colonie d'Kpidaure , qui introduisirent dans l'Ile le culte d'Esculap»* et l'étude de la médecine. Les der niers colons qui s'y établirent fu rent des Doriens venus Ji la suite d'Althémène, qui la rattachèrent à la Pentapole dorienne , dont le centre était au cap Triopas. Co* reconnut plus tard la suprématie d'Athènes et reçut d'Aleibiade ses premières fortifications. Devenue riche et puissante , elle s'unit à Chio, ù Rhodes et à Byzance pour s'affranchir du joug d 'Athènes .

elle reconnut la domination d'Alexandre le Orand , entra ensuite dans le parti d'Antigonc, et fut livrée au roi d'Egypte par Ptohmée. neveu d'Antigone. Plus tard, les habitants de Cosse mirent sous la protection des Romains et leur rendirent de grands services dan* leurs guerres maritimes. $ou« l'Empire , cette lie devint tributaire, mais elle conserva ses droits de cité jusque sous Vespasien ; un tremblement de terre 1 ayant d>-truite sous Antonin , l'empereur la fit reconstruire à ses frais. Co« nvn naître Hippocrate. père delà

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