‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 265 sur 511 · TARSE · texte numérisé non relu

TARSE

rallélogramme de 87 mèt. de longueur, 42 mèt. de largeur, 7 mèt.

tiO centimèt. de hauteur, construit en poudingue (mélange de petits cailloux, de chaux et de sable liés par un ciment). Dans l'intérieur de ce parallélogramme et aux deux extrémités s'élèvent deux blocs de forme cubique. La base et le pourtour du parallélogramme, ainsi que les constructions qu'il renferme , sont garnis d'ua grand nombre de pièces de marbre blanc de la plus grande beauté. Ce même marbre réduit en fragments ou en poussière couvre la partie supérieure de«« murs d'enceinte ; ceuxci présentent, à une certaine hauteur , des cavités symétriques qui recevaient évidemment des plaques de marbre , aujourd'hui disparues. En 1830, M. Gillet. consul de France à Tarsous , fit pratiquer des fouilles dans l'intérieur de ce monument , afin d'en découvrir la destination. Ces tentatives n'eurent aucùn résultat sérieux. On ne trouva que des débris de marbre , des fragments de poterie rouge , et un doigt en marbre blanc qui paraissait avoir appartenu à une statue colossale placée jadis dans l'édifice. Sa destination est restée jusqu'ici l'objet d'opinions diverses entre les savants. Cependant le plus grand nombre s'accorde à considérer le Deunuk-Tach comme un monument funéraire ; et quelquesuns croient pouvoir affirmer que les deux cubes tout au moins sont des tombeaux; M. Victor Langlois

f»ense que ce pourrait bien être e tombeau de Sardanapale Ier.

Quoi qu'il eu soit, le Deunuk-Tach remonte à une très-haute antiquité ; c'est un produit de l'art asiatique , mais un produit légèrement modifié par des restaurations faites à l'époque de la domination grecque.

De Tarse à A dans. Baya et Alexandrette, R. 94 ; — à Afloun-Kara-Hissar , ' R. 05; — à Alexandrette par mer, R. 98; -à Kaïsarièh, R. 96; - àKonich. R. 95.

TURQUIE D'ASIE

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