D'ALEXANDRETTE A ANTIOCHE
(11 heure*.)
Après avoir dépassé» -2 h.) le v. de Baïlan et après 2 h.) les Py\r~ Syrix(\T. p. b!3 , on sort des gorges de l'Amanus et on longe, en Je< laissant sur la gauche, les prolongements de cette montagne. Les ruines d'une ancienne forteresse (ï h. HO), qui couronnent une colline au-dessus de la route, répondent sans doute à la Mansio Pangrios des anciens itinéraires.
Bientôt on commence à apercevoir le lac d'Antiochc (Bahr-Antakièh), ou mer Blanche en arabe Bahr el-Abyad en turc Ak-Deniz .
On trouve sur la route des vestip/.* très-apparents d'une voie romaine et des ponts établis pour ménager le passage des eaux descendant de la chaîne du Djebel-Mouça , qui s'élève sur la droite tandis qu'on laisse sur la gauche le lac d'Antiochc et la rivière Kara Sou, par lequel il se déverse dans l'Oronte.
On franchit ;1 h. 30) l'Oronte sur un pont de quatre arches, et on entre enfin (30 m.) dans la ville par la porte du pont : Bab Djissr; construite avec les débris de l'ancienne porte qui se trouvait au môme endroit.
Antioche, en turc Antakièh, anciennement ÀvTto^sta, et quelquefois Ê^idaphné.k cause du voisinage d'un bois consacré à Apollon.— #«toire et Topographie ancienne. — Antioche, située dans une plaine arrosée par l'Oronte, d'où l'on aperçoit au .S.-O. le pic abrupt du Djébel-Akra (montCasiusï haut de 1900 mètres, et au N. la chaîne de l'Amanus, tut une des villes les plus florissantes de l'antiquité. Sa fondation ne remonte pas, comme l'ont avance * *
tort quelques commentateurs l'ancien Testament, aux premiers temps du monde, mais seulement à l'époque macédonienne. Seleucus Nicator la construisit en ' an 301 avant J.-C. et lui donna le nom de son père, ou peut-être celui de
[Roi ik yu.
son fils. Les plans et les descriptions qui nous ont été fournis par les ''antiquité nous apville