‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 284 sur 511 · D'ALEX AN DRETTE A ALEP · texte numérisé non relu

D'ALEX AN DRETTE A ALEP

(3 jour». — Environ 32 b.)

D'Alexandrette à Baïlan (2 h. 30) (v. p. 613;, la route se dirige ensuite au N.-E., en suivant les contours d'une vallée formée par doux chaînes parallèles de l'Amanus vers un cours d'eau ^4 h.j nommé Soouk- Sou, qui se jette dans le lac d Antioche. Le voyageur contourne » e

SYRIE.— PALESTINE

lac, traverse une plaine, et, laissant sur sa gauche un peiit village arabe, Bayezid-bostan-kala', traverse (2 h.) un petit cours d'eau le Kara-Sou. Arrivée à ee point la route incline vers le S., laissant sur sa gauche les derniers prolongements du Giaour-Dagh, montagne dont les pentes sont couvertes de nombreux villages arméniens. Le voyageur traversera successivement deux cours d'eau, (3 h.) l'Ala-Sou et (1 h.) l'Adji-Sou, ce dernier sur un pont qui porte le nom de Murad-Pacha. La route contourne les dernières croupes du Djébel ech-Chih , montaçne habitée par les Kurdes, et conduit (1 h.) aux bords du Nahr-Hammam, ruisseau alimenté par une source minérale chaude et qui se perd sans aboutir au lac d'Antioche, comme les autres cours d'eau placés aux environs. 1 heure après avoir dépassé le Nahr-Hammam, le voyageur pourra apercevoir, a gauche de la route, quelques ruines, qui paraissent être celles d'une ancienne forteresse. Les Arabes leur ont donné le nom de H aie en dan. On remonte ensuite (1 h.) le Nahr-Afrin. Dès ce moment on commence à côtoyer les hauteurs du Djébel el-Ala, et l'on passe près de (3 h.) Tissin ; on suit alors une vallée comprise entre les hauteurs de cette montagne à gauche , et celles du Djébel el- Chalaka à droite, jusqu'en un point où l'on côtoie un cours d'eau nommé l'Anigouli. Non loin de là, sur la droite, se trouvent (3 h.) les ruines d'un ancien château, aujourd'hui nommé Kizlar-Ralassi.

Après un assez court trajet, on gravit les pentes du Djebel el-Chalka , d'où l'on redescend dans une plaine où , après les villages arabes de Téraschan et de Hazré, on atteint (14 h.) Dana tlmma), puis successivement dans les villages de Réhab et (3 h.) Aindjara , d où l'on arrive k (1 h. 15) Alep.

La route que nous venons de tracer est celle qui est générale-

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touriste

ment adoptée. Les touristes en dévient souvent pour visiter, au pied du Djébel-Semàn, les ruines de Katoura et de Kala'at-SemAn. Dans ce cas , après avoir dépassé le Nahr-Hammam, on se dirige à l'E.

gravissant quelques hauteurs jusqu'à (4 h.} Djindaris (l'antique Gindarus), où l'on voit quelques ruines d'une acropole, et d'où l'on franchit (1 h. 30) le Nahr-Afrin,

{>our s'élever sur les pentes de 'Amgouli-Dagh, jusqu'à (4 h.) Katoura. On y trouve des ruines trèsbien conservées, mais absolument abandonnées; leur caractère général, à en juger par la manière j?rossière dont les pierres sont taillées et par le peu d'élévation des colonnes, est celui de l'architeciure de l'Occident. Une autre localité du même nom, qui se trouve plus loin, possède une construction dont il est difficile de déterminer Ja destination , mais qui paraît avoir été un couvent. On y remarque une longue série d'arceaux qui reposent sur des piliers bas et massifs. On trouve à (10 m.) Kala'at-Semân , sur un roc dont la main de l'homme a fait une plateforme de 600 pas de longueur et 170 de large, les restes d'une enceinte, ceux d'un palais , relié par un cloître à une église dans un assez bon état de conservation.

Celle-ci forme un vaisseau de 77 nièt. de longueur sur 23 de largeur , sans compter les transepts.

Le centre de la croix forme un octogone sur lequel s'élève un dôme sur huit pendentifs portés par seize colonnes corinthiennes.

Les piliers de l'édifice, les sculptures de la fpîse complètent l'ornementation de l'édifice. On ignore l'histoire de cette église, mais la tradition y rattache la prodigieuse mortification de Simon ou Siméon le Stvlite, né en 388, qui passa trente- sept ans sur le sommet d'une colonne de 16 mèt. de hauteur.

Le Djébel- Semân est éloigné de 1 heure seulement ; sur son versant oriental se trouvent le« r*stos

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de l'ancienne Artétia {Ertesi) , 6ù l'on remarque encore des colonnes semblaoles à celles de Kala'at-Semàn. De ce point, 5 h. de marche, par un pays sauvage et désolé, peuvent conduire à Aïn- Djara (v. p. 620), d'où I on gagne t4 h. 15)

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