HAMAH. K
mouvement et qui tournent avec un bruit bizarre auquel on a quelque peine à s'habituer.
On peut visiter k Hamah le palais des Adin, illustre famille musulmane syrienne qui a joué un réde important dans ces derniers temps.
Ce palais, dont l'aspect extérieur n'a rien de remarquable, présente à l'intérieur une richesse d'ornementation qui en font un des modèles les plus parfaits de l'art arabe.
— Plusieurs autres maisons de la ville sont aussi remarquables. Au centre de la ville s'élève une eol~ line qui portait autrefois une forteresse dont il ne reste plus de traces.
De Hamah à Apamee et Alep, R. 103- —A Palnayre. V. ci-dessous Homs.
La distance de Hamah à Homs est de 9 h. La route est facile; elle traverse une plaine cultivée, interrompue a mi - chemin des deux villas par l'Oronte, que l'on traverse sur un pont. 4 h. 30 min.) Rastan, l'ancienne Arelhusa, place forte importante, remplacée aujourd'hui par un vaste khan, où l'on peut camper, si l'on est parti d'Hamah trop tard pour faire la route d'un seul trait. Le v. de Zifroun ; 1 h. plus loin ) répond probablement à l'antique Ziphron de l'Écriture. (Nombres, XXXIV, y.)
Homs s'annonce au loin par sa forteresse qui domine la plaine.
Le meilleur campement est à l'O.
de la ville, sous de grands caroubiers. C'est l'ancienne Emèse des Crées, célèbre par un temple splendidc du Soleil , dont les grands prêtres formaient une aristocratie puissante, qui fut la souche des empereurs romains de la famille syrienne. Iléliogabale et Alexandre Sévère se glorifiaient de cette origine. C'est à Lmèse que nerit Odeinathus, l'époux de Zénobic, et que cette reine célèbre fut vaincue quelques années après. Cette ville donna le jour au philosophe Longin et à l'évéque martyr Silvanus. Prise en 030 par les Sarrasins, elle reprit son vieux
nom de Homs, mais elle dut, on 1099 , se soumettre aux croisés. Elle a su, du reste, échapper aux vicissitudes qui ont, depuis, ruiné tant de villes voisines.
Hoœs est située dans une plaine, à 45 min. de l'Oronte, sur la rive droite de ce fleuve. Son aspect est désagréable ; bâtie en pierre noire, sèche, aride, poudreuse, Homs est cependant curieuse ù voir, à cause de la physionomie toute particulière nue lui donnent les nombreux bédouins qui se pressent dans ses rues et dans ses bazars.
C'est la véritable ville arabe. Elle compte environ 20 000 habitants, dont 17 000 chrétiens grecs. On peut y visiter la forteresse, qui couronne une colline élevée au S.
de la ville, et dont les murailles massives tombent en ruine. On y a élevé une petite mosquée moderne, avec une coupole blanche.
Citons encore les ruines d'un petit monument assez intéressant, que l'on croit être le tombeau d'un empereur romain. Les environs de la ville sont semés de débris autiques, fragments de colonnes, pierres taillées, où l'on peut lire quelques inscriptions grecques.
Homs et Hamah sont les deux villes les plus favorablement placées pour aller à Palmyre. On y trouve toujours facilement quelque chef de la tribu arabe des Anczèh qui s'engage moyennant une rétribution, qui varie de 300 à 1000 piastres (190 à 210) par personne, à vous y conduire sans danger. Palmyre [V. R. 116) est située à 24 heures de Hamah et ù 31 heures de Homs. On peut faire facilement ce trajet en deux jours. On campe au milieu du désert suivantles indiiauonsdu cheikh, qui vous conduit; il choisit ordinairement le lieu où son autorité, est reconnue. La distance de Homs ou de Hamah à Palmyre est la même. On peut aller par l'une et revenir par l'autre. C'est un voyage de !) à 6 jours en restant 1 ou 2 jours a Palmyre. Un chemin pl«slong, mais plus intéressant, conduit de Homs à Palmyre par les étapes suivantes : (6 h.) Hasi/o,
ILESTINE. (Koutk 104.
espèce de forteresse isolée, résidence d'un agha chargé de la police du désert. (6 h.) Sadad, l'antique Zedad , chef liea des chrétiens Jacobites de Syrie, (3 h.) El-Haouarin, (3 h.) Karytittn, (10 h- Kassr el-wardan, (<i h.) Wadi cl-nahr, (1 h. 30) Palmyre. Ce voyage est facile et sans grand danger. On doit de préférence l'entreprendre au printemps, parce que dans cette saison on trouve de l'eu sur toute la route.
De Homs à Ba'lbek, R. 111.
Pour revenir de Homs à Tripoli on compte 21 heures de cheval En quittant Homs par la route des l'aravanes, on traverse de magnifiques jardins et l'on franchit I Oronte sur un pont, à 45 min. de la ville. Rejoignant alors les colline?
arides et rocailleuses dont nous avons parlé, on rentre dans la Bi^ kaïat pour arriver ensuite au Xahr el-Kébir, que l'on passe une première fois à gué et une seconde fois sur un pont. A partir de ce pont, on entre dans le Chàra et l'on prend la route unique de Tripoli que nous avons décrite ci-dessus.
Si en partant de Homs on veut visiter le lac qui se trouve dans le S. O. à 2 h. de la ville 'Bohairet- Homs), il faut se détourner de la route et marcher 2 h. de plus. On arrive alorsauprèsd'un magnifique lac, l'ancienne mer do Kédis ou Gardés, qui est traversé par l'Oronte.
Ce lac a lfiOO met. de] largeur, sur 4800 mèt. de longueur. Il est très-profond. Ses bords sont nus, mais admirablement encadrés par des collines arides. On peut v camper dans un petit village qui se trouve sur la route, à son extrémité l£. En quittant le lac on traverse une plaine nue et rocailleuse, et. après 4 à 5 h. de marche, on entre dans la riche et fertile vallée de Wadi-Kaleb. arrosée par leNahr el-Kébir. Au sortir de cette vallée, on rejoint la première route de Homs à Tripoli, qui nous est déjà connue.