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IV. Excursions autour de Beyrout

1" Au Rus-Beyrnut , a l'y m. de la ville, promenade au bord de la mer. jolies villas, belle vue sur lo golfe et l'amphithéâtre de montagnes qui domine la ville.

•2* Aux Pins, au S. de la ville, au delà de la première enceinte de collines. On s'y rend k cheval ou à Ane en 30 "min. C'est une belle plantation de pins d'Italie, duc à l'émir Fakhr eu-Din, percée de larges allées sabbes , où les cavaliers se donnent rendez-vous. On y a des vues ravissantes sutla vallée du \ahr-Bevrouth et sur la chaîne du Liban.

3" Aux antiquités du Nnhr rl-

S YK1E.— PALESTINE

Kelb , sur la route de Tripoli, à 2 h. 45 min. de Beyrout, G à 7 b.

aller et retour; on peut s'y rendre en barque ou par terre avec un ânier. Pour la route et la description des antiquités, voyez K. 100.

4' A Déir el-KaVah [k cheval en 2 ou 3 h., 6 h. aller et retour). La route qui y conduit se dirige à l'E. de Devront et passe , dans la première partie de son trace, entre la gorge profonde de la rivière et les premières pentes île la montagne. Elle peut être citée au nombre des plus mauvaises que le voyageur rencontre dans le Liban.

L'attention du voyageur, dès qu'il pourra examiner de près les premières croupes de la chaîne libanique, sera éveillée parla physionomie que la main de l'homme leur a donnée. Les pentes abruptes, sur lesquelles la culture eut été impossible, soit parce que la terre végétale aurait été entraînée, soit encore parce que l'accès en eût été difficile, ont été changées en terrasses dont le sommet offre une surface plane et se prête aisément à la culture. Les populations ont ainsi gagné des espaces assez considérables. qui, autrement, eussent été improductifs. Ce travail témoigne de leur industrieuse énergie.

On longe, sur la droite, la gorge dans laquelle coule la rivière, et « on remarque sur la rive méridionale, dit Robinson, les restes d'un aqueduc qui amenait autrefois à Beyrout les eaux d'une fontaine abondante. Il parait avéré que cet aqueduc était considérable; pour arriver a Beyrout, il traversait une branche du golfe, et était composée d'une rangée d'arcades double suivant certains écrivains, triple selon d'autres. 11 se continuait à travers une masse rocheuse dans laquelle on lui avait creusé une voûte, et arrivait enfin k la ville par la plaine. On en trouve des vestiges jusqu'à Beyrout. >

Le couvent, but de ce if* excursion, est situé sur une des ci êtes du

IRol-tk 1U5.

Liban, laquelle se termine par le»

pentes à pie de la gorge ou coule le Nahr -Beyrout ; il est à un*?

hauteur de 700 mètres environ audessus du niveau de la mer. Di cette position élevée on jouit d'un panorama magnifique qui embrasse d'un coté les masses sombres et sévères du Liban, et qu;, du côté de la mer, peut, par un temps clair, s'étendre m£me jusqu'à l'île de Chypre. On trouve à Dcïr el-Kal'ah des ruines considérables, qui -sont, selon toute apparence, celles d'un ancien tempie phénicien : elles s'étendent sur une longueur de 30 mètres environ et sur une largeur de 15. La disposition des ruines permet de distinguer un portique dont U profondeur approximative ctait de 8 mètres. Il était appuyé sur deux rangées de quatre colonnes chacune, lesquelles mesurent près 2 mètres de diamètre. Examiné^* au point de vue des études cpigraphiques, ces ruines offrent un certain intérêt. On n'y trouve pa»

moins de dix inscriptions grecque* ou latines, dont quelques-unes sont tronquées d'une manière regrettable, mais d'autres sont lisibles. Nous recommandons spécialement celle qui se trouve dar.»

l'endroit où est actuellement la cuisine, et qui porte le nom de Baal. (Raiuxezwj tnpiuc *m/*v/ s*»' Trora.) L'église du couvent e»'« bâtie sur la partie N.-O. des ruines Du sommet de l'édifice , on jouit d'une vue fort étendue.

5« A Deïr-el-Kamor [k 5 h. de Beyrouth 11 faudra couchera Deïr-cl-Kamar, où l'on trouvera de bons logements chez les particuliers. La route la plus facih, sinon la plus courte, est celle qui.

en longeant la côte, se dirige ver?

Saïda. On l'abandonne ensuite 1 h.

30 min. environ) pour se diriger à gauche sur le village d'Aramôn Le voyageur, en se détournant quelques pas de sa route, pourra examiner de nombreux sarcophages, qui méritent quelque attention à cause de leurs dimension?

|K0! TE 106. j

et des procèdes employés pour leur construction. Aramôn est un petit village bâti sur le liane d'une iauteur dont le pied est arrosé par un petit cours d'eau.

Aïn-Kessr, que l'on rencontre après, est situe sur un lit de roche nue qui se dirige en pente douce d'un coté et se termine brusquement de l'autre par un précipice.

Sur ce plateau on remarque encore quelques sarcophages.

La route contourne le point de naissance d'une vallée dont les flancs sont coupés en terrasses étagées, pour atteindre Abeih, village situé à 700 mètres environ au dessus du niveau de la mer, sur une des croupes occidentales du Liban. On yjouit d'une vue des plus étendues' Sur le point le plus élevé du jdateau qui porte ce village, on trouve les ruines d'une chapelle druse.

Quelques heures de route conduisent à Deïr el-Kamar (couvent de la Lune). Cette ville, ou plutôt ce bourg , est la capitale du pays des Druse».' La tradition populaire explique son nom en disant qu'un couvent en j'honneurde la Vierge fut autrefois élevé en cet endroit.

La Vierge étant généralement représentée jadis, dans l'Orient, avec un croissant sous ses pieds, la dénomination du village est expliquée par celle de l'attribut de In statue qui s'y trouvait autrefois.

Deïr el-Kamar est dans une position des plus pittoresques ; ses maisons blanches, bâties sur des pentes à pic, sont surplombées par des roches énormes que l'on croirait sur le point de se détacher pour écraser le village.

Malgré cette position, Deïr el- Kamar est remarquable par ses jardins construits en terrasses , véritables prodiges d'industrie et de patience. Kllc s'est enrichie surtout par la fabrication des aba ou abayeh, robes de soie brodées d'or et qui composent la tenue d'apparat des grands cheikhs druscs.

La population compte 8 000 habitants, presque tôus chrétiens. C'est

ENVIRONS DE BEYROUT. &Mi

en face de cette capitale, et de l'autre coté d'un profond ravin que s'élève, sur un rocher escarpé, le palais Beit ed-dinouBt<>ddin ou résidaitle fameux émir Beschir, qui fut pendant plus de trente ans le roi presque indépendant du Liban.

Allié forcé d Ibrahim - Pacha , il tomba par suite de l'intervention des Anglais en Syrie, et finit misérablement ses jours à Constantinople. Ce palais est un des monuments les plus remarquables du style moresque. Ses arcades légères, hes galeries superposées, ses dômes et ses eolonnettes, ses tours carrées et crénelées, dont l'être t est rehaussé par celui des masses de verdure qui s'y mêlent et l'entourent , réalisaient toutes les féeries de l'architecture orientale.

L'édiliue. aujourd'hui malheureusement ruiné, a été transformé en caserne, ainsi que deux petits palais situés plus haut sur la montagne.

L'émir Beschir n'est pas le seul personnage remarquable qui. dans les temps modernes, ait habité les pentes du Liban. Après les aventures les plus romanesques, lady Esther Stanhope, nièce du grand Pitt, se retira sur un de ses sommets les plus inaccessibles, au village de Edjoun et dans le couvent de Màr-Élias , et mourut en 1840 , dans l'abandon, après avoir essayé d'y iouer le rôle de prophètes»?.

M. de Lamartine a consacré à cette femme extraordinaire et à l'émir Beschir plusieurs de ses chapitres les plus intéressants.

De Beyrout à Afka, R. 107. — A Ba'lbek. R. 112. - Aux Cèdres. R. 108, R. 109, ou bien R. 106 et 107.— A Damas, R. 115.— A Sa.da, Sour (Tyr) et St-JeandAcre. R. ia2—A Tripoli. R. 10C.

LE BEYROUT A TRIPOLI.

(16 h. 2 j.- On couche à Tripoli.)

On sort de Beyrout par la porte E. et l'on s'achemine entre les villas entourées de beaux jardins

plantas de dattiers, do caroubiers et do pins d'Italio. Derrière ce premier plan, si riche et si riant, se drosse lu magnifique amphithéâtre du Liban. A droite du chemin v ."{0 m. ) gît un sarcophage antique on marbre blanc, couvert do figures sculptées assez grossières. Près de la, s'élève le vieux bâtiment en briques auquel se rattache la légende de Saint-Georges et du Dragon. On atteint ensuite ( 15 m. ) le Nahr-Beirout, qui répond, selon Kobinson , à l'ancien fleuve Magoras , mentionne par Pline. Ce petit fleuve , presque a sec en été, débouche d'une

riante vallée, et forme plusieurs bras que l'on franchit successivement, le premier sur un vieux peut do cinq arches et sans parapet, attribue à l'émir Fakhr ed- Din , bien qu'il accuse une plus grande antiquité; les autres sur des ponts plus petits et à gué. On arrive ainsi ( 22 m. ) au bord de la mer, et l'on chemine sur la grève-, on découvre une vue superbe sur le Liban, le pic du Djebel Sannin (2007 mot.). Sur les pentes de la montagne se montre le beau couvent maronite de Deïr el-Kal'ah.

Suivant toujours la courbe du rivage,, on passe (35 m. } le Nahr Eut-Elias, et, laissant à g. le v. du même nom, on atteint { 35 m.) un Dukkdn (espèce de boutique] à partir duquel commence un terrain pierreux, auquel succède ( 10 m. ) un sentier antique, qui s'élève en corniche sur l'angle d'un promontoire à pic, à plus de 30 mèt. audessus de la mer, pour redescendre vers la gorge du Nahr cl-Kelb ( rivière du chien }. Le rocher a été partout aplani ou creusé profondément pour donner une largeur de 2 mèt. au sentier ; les grandes dalles qui servaient à le paver sont disjointes et gênent la marche des hôtes de somme. Du côté de Pevrout . le flanc de la montagne est creuse d'un assez grand nombre d'excavations, ressemblant à des portes et à des niches sépulcrales. Au point le plus

SYRIE.— PALESTINE. [Route 100.]

élevé du passage ( 10 mèt. 1 ou trouve une colonne renversée , avec une inscription latine illisible, qui semble n'être qu'une colonne milliaire , et un piédestal grossier, qui portait autrefois, dit-on , l'image sculptée d'un ( bien, laquelle aurait été précipitée dans la mer, au pied du rocher. En redescendant dans U gorge du Nahr el-Kelb, vers un pont moderne (10 met.) jeté sur ceite rivière, on observe sur le* rochers, à main droite», un certain nombre de cadres cl de sculptures qui ont exercé la sagacité île bien des archéologues , et (jue nous demanderons la permission de décrire en sens inverse pour passer .du simple au coinposr.

Près du pont, on lit d'aborounc belle inscription latine en l'honneur de l'empereur Marc Aurèle, qui Ht réparer la route probablement vers l'an 175 après J.-C. , comme on peut le supposer d uprès l'épithete de (iermanicus , qu'il ne prit qu'en 172, huit ans avant sa mort. Ensuite commence la série des cadres et des bas-reliefs , que nous allons cnuim-rer en détail : 1° Tout près de la rivière , au-dessus et à quelque* mètres du K.hdn, est un premier cadre , ciselé dans le roc , avec corniche et moulures latérale* ; •V A 5 mèt. à droite, sur une surfaire en forme de stèle taillée dans le roc, 2 mèt. de haut et 50 Je large, une figure de roi assyrien, eoiifé du bonnet persan , trèsfruste; 3° A 2 mèt. plus loin, autre stèle contenant une figure assyrienne dont la tête seule est reconnaissabb ; 4° A 20 mèt. plus loin et à 10 mèt. au-dessus du chemin, est une stèle en meilleur état, encadrée dans une plate-bande assez large formant archivolte; :V A 30 mèt. plus loin et à 10 met.

plus haut que la précédente, *<?

voit une nouvelle stèle de plus de 2 mèt. de haut, à côté d'un encadrement surmonté d'une corniche et évidemment destiné à recevoir un texte assvrien < 6* Sur le même

L>K BEYROUT A TRIPOLI.

j RonTE lOti.j

rocher, à quelque* centimètre»* seulement du précédent, un cadre vide ; 1" A 15 inèt. à droite, autre Ntèle assyrien de X mèt. 30 de haut, portant une grande figure de roi assyrien assez bien conservée, mais sans trace d'inscription ; 8" A 30 met. plus loin et à 15 met. au-dessus, est un beau cadre de 1 met. 90 do haut et de 1 met. 25 de large; 9" A droite, une stèle plus petite . contenant une ligure de roi assyrien mieux conservée que les autres. Il tient une niasse d'armes do la main 1 gauche, et au-dessus de la droite , élevée en signe de commandement, se voient divers symboles :

une étoile , un disque rond , un disque ailé, un sceptre, deux baguettes parallèles, un globe avec trois rayons divergents : les caractères cunéiformes de cette strie sont à présent méconnaissables en grande partie.

Quant aux prétendus bas-reliefs égyptiens et aux hiéroglyphes que l'on a ligures dans les encadrements vides mentionnés plus haut, leur existence est trèscontestée. M. de Saule v les traite d'imposture archéologique ; Ko- .binson déclare qu'il n'a pu rien distinguer en plein midi , mais qu'avec moins de clarté et dans •î'autres conditions de lumière et •l'ombre , on pourrait peut-être voir quelque chose. M. Porter, au contraire {Handbook for Syria and Pahxline, p. 4081 , affirme avoir vu «les figures, par une lumière oblique, ii 10 h. du matin. On conçoit (îilheileinent que, sur des signes aussi douteux, Lepsius ait pu lire le nom de Hhamsès II, la date de son règne et le nom de deux divinités égyptiennes. Quant aux tigu#es assyriennes, que M. Layard attribue toutes à Sennaehérib, Rohinson se demande si elles ne répondraient pas aux cinq invasions différentes mentionnées par l'Kcriture , et qui eurent lieu sous les rois Phuî, Téglath-Phalazar , Salmana/ar , Sargon et Nennaehérih. Quoi qu'il en soit, ces monu-

ments remontent au moins au vui« siècle avant J.-C, et les cadres effacés, s'ils étaient dus réellement à Rhamsès II , remonteraient au xivc siècle.

Le Nahr el-Kelb , que l'on traverse ensuite (;2 h. 45 de Heyrout) répond à l'ancien Lyeus. Le nom grec de \ouj> et le nom arabe de chien se rattachent a quelque vieille légende, et trouvent leur explication dans l'espèce de rugissement produit par les vagues qui brisent sur les rochers.

La vallée du Nahr el-Kclb, profondément encaissée entre de grands rochers, ' et remplie d'une épaisse végétation , conduit au cœur même du Liban. V. R. 109. Un sentier escarpé mène au grand couvent d'Anionra, fondé par les jésuites avant la révolution française. Le gouvernement français y a établi un collège de pères lazaristes. On voit aussi dans celte gorge les restes pittoresques d'un ancien aqueduc.

Au delà du Nahr el-Kelb, on rejoint la grève { 10 m. ) sur laquelle on continue à marcher. Adroite, sur la hauteur, se montrent les v.

de Zotik-Mesbak et de Zouk-Mikaïl. l'n chemin en corniche (40 m. ) conduit dans la belle, rade et au petit port de Djounié, v.

bati il l'entrée d'un joli vallon rempli d'une riante végétation. La rade s'arrondit en un majestueux amphithéâtre . dominé par les pentes abruptes et ravinées du Liban. Suivant toujours le rivage, on laisse a dr. ( 23 m.) quatre colonnes militaires romaines ; audessous du v. de Ghazir, bâti sur la hauteur, on traverse un torrent sur un pont d'une seule arche, qui, par la régularité de sa construction en plein-cintre et par la belle teinte dorée de ses pierres, dénote son origine romaine. On suit alors un chemin en corniche, d'où l'on découvre le golfe. A la pointe de Beyrout, et laissant h gauche une vieille tour bâtie su^ des rochers creusés do cavernes , on s'élève ( 20 m.) par une petite

SYRIE.— PALESTINE

gorge sur le sommet «l'un promontoire , d'où l'on descend au (W m.} petit port «le Bnrjah , v.

chrétien , où Ton peut ramper (4 h. 15 de Bevrout) si l'on est parti trop tard pour gagner Djébaïl.

Nous n'avons à noter sur le rivage que i 20 m. ; un puits au fond d'une profonde excavation , Il m.) un petit couvent sur la droite, et, ( 10 m. ) un dukkan avec un petit hameau, avant d'atteindre ( 10 m. ) le Nahr-Ibrahim, l'ancien Adonis, auquel se rapporte la fable de l'Adonis grec ou du Tammouz phénicien. Le sable rouge roule par les eaux du fleuve leur communique une coloration que l'imagination poétique des Grecs attribuait au sang d'Adonis. On franchit la rivière à gué ou sur un pont d'une seule arche. Le rivage ne présente plus que { 50 m. ) une tour appelée Bordj Mcheich , située pris d'un ravin { 5 m. } avant d'arriver à ( 35 m. ) Djébaïl.

Djébaïl ( 0 h. 30 de Bevrout), V.

de Phénicie, célèbre par le culte d'Adonis, qui y était né, est le Gébal de l'Écriture ( Josué, XIII, 5. — Rois, I, V, 18. — Ezéchicl, XXVII, 9 ; i et le BybloS des Grecs; elle fut, d'après Appicn, prise par Alexandre te Grand, et plus tard délivrée par Pompée du joug d'un petit tyran. Elle lut, sous le nom de Giblah, le siège d'un évéché, et tomba enfin aux mains des musulmans.— Cette petite ville est entourée de vieilles fortifications de 2 kil. de circonférence , oui semblent remonter au temps ues Croisades ; on y a trouvé les restes d'un théâtre. Tout autour de la ville, des colonnes de granit, sont couchées dans les champs, ou le long des devantures des maisons; quelques-unes ont été relevées par les habitants, d'autres sont encastrées dans les murailles, surtout dans les corridors d'un grand khan situé hors des murs. Au point le plus élevé, se voient les ruines d une citadelle bien bâtie , avec une vieille tour carrée percée d'une ogive. Les substructions présen-

|Koi te ÎOC.'

tent des pierres massives , qui n'ont pas moins de 5 mèt. de long sur 2 d'épaisseur, et qui paraissent d'origine phénicienne. La petite ville contient une population moitié chrétienne, moitié musul mane : on peut y mentionner u:kéglise maronite, bâtie parles Crojsés, avec un baptistère séparé.

Le port est ensablé et ne peut plus recevoir que des barques. Une tour ruinée, qui s'avançait dans la mer.

présente aussi beaucoup de tronçons de colonnes encastrées dans ses soubassements ; d'autres fragments couvrent la gTève. — En sortant de la ville, on longe la mer le long de la falaise, on franchit ( 15 m.) le lit desséché d'un torrent qui descend du Wadi-Fartouch , et laissant à droite le v.

d'Amchît , situé sur une colline à l'E. , où l'on peut voir les ruine?

d'un couvent, deux églises , un»1 chapelle souterraine, et beaucoup de grottes sépulcrales, on continue à longer un rivage monotone, où l'on rencontre successivement t 55 m.) plusieurs boutiques, (35 m.) plusieurs puits, et, près d'une tour ruinée nommée Boraj er-Rihhané, six pierres milliair^5 antiques. Au delà du pont Djist* el-Matfoun 45 m.), jeté sur un ravin profond, on voit encore deux pierres milliaires, (25 m. ) deux boutiques, (15 m ) un puits, et l'on arrive h ( 15 m. )

El-Batroun (3 h. 30 de Djél.aiT, l'antique Botrys, fondé par Ithobal, roi de ïyr (.ïosèphe, Antiq.

VUI, 3, 5-2\ et qui n'était qutw repaire de pirates lorsqu'il tut pri> par Antioehus le Grand, ("est une petite ville actuellement sans intérêt et sans antiquités, contenant une population d'environ UOlH' hab. , chrétiens maronites ou grecs.

Au N. s'avance le cap Poudjc. 1 &n~ cien promontoire ïheoprosopon, mentionné par Strabon, qu» Porte un couvent de maronites. Pour éviter ce promontoire escarpe, u faut tourner le dos à la mer et s engager (30 min.ï dans la vallée ou Nahr el-Djoz, dont le fond ver-

Koitk 107.J DE TRIPOLI AUX CEDRES

«lovant contraste heureusement avee les pentes arides du promon

toire qui cache la mer. On franchit (15 min.' un ravin desséche, et ;15 min.) le Nahr el-Dioz sur deux

Sonts, dont le second est tout près e s'écrouler. De l'autre coté ut» la rivière se dresse, au milieu de la vallée, un rocher solitaire couronné par le petit fort nommé Kal'at Moseilihah, ancien repaire de brigands métoualis, qui n'est plus aujourd'hui qu'une ruine pittoresque. A l'E., au fond de la vallée, se dressent les sommités arides du Liban. Traversant (20 min.) une large fissure du sol, on gravit vers le N.-E. un contre-fort escarpé, d'un terrain blanc et savonneux, pour arriver ;20 min.) sur un col d'où l'on découvre la mer et la côte de Syrie, jusque bien au delà de Tripoli, que l'on distingue parfaitement nu débouché d'une vallée splendide.

A droite, chemin direct pour Ebcharrèh et les Cèdres. V. R. 108.

De ce col (l h. 30 de Batroun) on descend vers le rivage que l'on atteint au pied de la paroi escarpée du promontoire Théoprosopon, qui porte du côté N. le nom de lias ech-Cheuk'ah. Sur le haut du rocher se dresse le couvent maronite Deir Saïdet en-Sotiriet. On longe ensuite la cote à quelque distance. du rivage, à travers une plaine fertile où l'on cultiver le mûrier, la vigne et le coton. On franchit suerssivement le Nahr el- Asfouret trois ruisseaux. Quelques ruines au delà du village de Zékroun marquent la place de l'antique Trierès. Laissant à gauche, au bord de la mer, une tour nommée Uordj-Enfé, et le couvent de Deir en-Natour, entouré d'un massif d'arbres, et à droite, sur la hauteur, le couvent Deir Mâr- Yakouby on franchit deux ravins

f)our atteindre 3 h.) El-Kalmount 'antique Calamos, aujourd'hui riant village entouré de riches jardins et de grands arbres, d'où îon gagne, en suivant une plage

OniFNT.

sablonneuse au pied des collines, (1 h. l.r>;, Tripoli (voyez p. 015).

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