‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 301 sur 511 · ROUTE 113, DE BA'LBEK A DAMAS · texte numérisé non relu

ROUTE 113, DE BA'LBEK A DAMAS

(17 i 13 li.— On cnuclic a Zebdani on i Se<»k \V.idi-Barada. En allant de Damai à Bt'lkcl. »« coucherait à Aïn-Fidjéh, et le «econd jear i Sourghit», puur armur le lioitîèaie à Ba'lbek.}

On sort de Ba'lbek par la porif du S., et, arrivé près d'un turt-; bâti à l'ombre d'un grand cyprès, on prend un chemin qui passe audessus des carrières, poursuivre la base de l'Anti-Liban. A partir du hameau de (30 min.) Aïn-Bar&da ou s'engage dans un vallon qui se dirige vers le S. entre deux rive* parallèles formant les bases de la chaîne, et qui laisse voir continuel lement de beaux aperçus sur U plaine de la Bcka'a et la Grande chaîne du Liban. Les roches de l'Anti-Liban sont de la môme niture que celles du Liban, mai» les montagnes atteignent k peine li moitié de la hauteur de celui-ci.

Dépassant les hameaux dcEt-Ttyibèh et de Bereitàn, on atteint ;1 h.

30 min.) le v. de Ntbi-ChU, qui contient le tombeau du prophète Seth , dont il porte le nom. On nasse (30 min.) un ravin à sec, laissant un village sur la droite, puis on rencontre (25 min. ) on puits sur une hauteur, d'où Ion découvre toute la plaine de la Cœ lésyrie, depuis Ba'Jbek jusqu* Zahlèh, que l'on aperçoit en facf, au pied du Sannin. Laissant alort les moukres et les chevaux de bagages suivre le grand chemin, on gravit sur la gauche (45 min ] ur»

col d'où l'on redescend au S. dans la vallée du Wadi-Yahfoufèb , oà l'on rejoint 15 min. la route d>> moukres. On remonte alors, ver?

TE., le cours du Nabr-Yabfoufèh.

affluent du Nahr-el-Léïtani. que l'on traverse à gué (19 min.) pour suivre la r. gauche, à travers ui:e vallée fraîche et bien cultivée, dontl'aspect rappelle les vallées de nos climats. Les platanes , les sycomores, les chênes, les peupliers, les saules se pressent le long de* prairies où serpente la rivière Le*

[Routh 113.] DE BA'LBEK

montagnes qui la dominent sont d'un beau caractère. La vallée devient bientôt plus aride (40 ni.) , on s'élève sur les pentes h droite , et bientôt ( 20 m. ) on tourne vers le S. Une branche de la vallée se dirige vers le N. A ce point de bifurcation, on trouve un pont romain. La route romaine de Damas à Ba'lbek, plus dire te que la route actuelle, remontait la vallée du N., où coule la branche principale du Xahr Yahfoufèh , et croisait le Wadi Chabdt , où l'on trouve encore de nombreux vestiges de l'ancienne voie.

Continuant notre route vers le S., nous passons ( 15 m. ) à gué un petit affluent du Xahr Yahfoufèh, pour gagner ( 16 m. ) le v. de

Sourghaya (5 h. de Ba'lbek), situé dans un frais vallon. — Au delà de Sourghaya, on remonte un plateau en pente douce, large et bien cultivé, où l'on atteint (50 m.) la ligne de partage des eaux; au N., les eaux coulent vers le Xahr Yahfoufèh, le Leontès et la Méditerranée ; au S. , vers le Nahr Barada et les lacs situés à l'E., au delà de l'oasis de Damas. La route serpente sur un plateau coupé de petits ravins, avant de descendre ( 30 m. ) par une pente assez roide dans un vallon verdoyant, arrosé par le ruisseau de Àïn Hawar , dont on suit le cours jusqu'à

Zebdâni ( 2 h. de Sourghaya ) , gros v. bâti au pied de «collines fertiles, et entouré de beaux arbres, qui rappellent la végétation de la France. Zebdâni , élevé de 1067 roèt. au-dessus de la mer, contient une population d'environ 3000 hab. , moitié chrétienne, moitié musulmane. Une tradition du pays place en ce lieu le tombeau H' Adam, et, sur les montagne;» voisines, le point où s'arrêta Pan he de Xoé — On passe pendant quelque temps entre des enclos cultivés, pour déboucher (35 m.) dans une grande plaine labourée dans presque toute son étendue.

«Vtte plaine, longue de 12 kil. sur

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