PALMYRE
la cour. Il avait environ 40 mèt.
de long sur 15 met. de large. Les colonnes ioniques et cannelées étaient surmontées de chapiteaux en bronze. Le péristyle avait 12 colonnes comme celui de Ba'lbek.
L'entrée principale, contrairement à l'usage habituel, est tournée du côté S. La soffite de la porte est ornée d'un aigle aux ailes étendues. La partie extérieure de la cclla est ornée de pilastres ioniques; l'intérieur du temple est toutà fait dégradé, les Turcs y ont beaucoup contribué en transformant le temple en mosquée. A chaque extrémité du temple on trouve une petite chambre; dans celle du N. on remarque un plafond monolithe sur lequel les signes du Zodiaque sont encore visibles.
Grande colonnade. A environ 300 mèt. de l'angle N.-O. de l'enceinte du temple, on rencontre les débris d'un arc de triomphe qui marque le commencement de la colonnade. Elle s'étendait sur une longueur de 1200 mèt. et avait quatre rangées de colonnes. Ces colonnes au nombre d'environ 1500 étaient d'ordre corinthien ; elles avaient 18 mèt. de haut en comptant la base et le chapiteau. Aujourd'hui il n'y en a guère plus de 150 debout. Vers le milieu de cette splendide promenade et jusqu'au centre de la ville, la colonnade fait un coude; on remarque en cet endroit quatre piliers qui semblent indiquer que la colonnade était coupée par une rue transversale. Au S. on remarque des colonnes disposées en forme de cirque, dont nous parlerons plus loin. — A l'extrémité O. de la colonnade s'élève un très-beau tombeau ; le portique est orné de 6 colonnes monolithes; l'intérieur est percé de niches sépulcrales que séparent des pilastres surmontés d'une corniche richement sculptée.
Partie nord. Au N. de la colonnade, et à peu de distance du monument que nous venons
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de décrire, se trouve un autre tombeau également remarquable.
Il ne reste plus que deux-colonnes du portique; a l'intérieur on admire un Leau sarcophage orné de sculptures représentant des satyres, des fleurs et des fruits. A l'O.
de ce monument on voit encore des traces de l'ancienne muraille de Justinieu, qui décrit une grande courbe et va rejoindre à TE. le temple du Soleil. Au delà du mur d'enceinte et au pied des collines, s'étend un vaste cimetière où l'on remarque des tombeaux et des monuments funéraires en forme de tours, comme ceux qui s'élèvent dans la grande vallée (Voy. plus loin). Au-dessus du cimetière la forteresse couronne le sommet le plus élevé de la chaîne. De ce point on a une vue magnifique sur les ruines de Palmyre. La forteresse n'offre en elle-même rien de remarquable ; on ne peut lui assigner une date antérieure à Tamerlan.
En traversant vers TE. la partie de Palmyre comprise entre la muraille et la grande colonnade, on rencontre successivement les ruines d'un temple , puis d'une église chrétienne ; plus loin se trouvent des colonnes debout et les débris d'un autre tem pie. On arrive bientôt à une colonne monumentale d'ordre corinthien, haute de 20 met.; une inscription sur sa base apprend qu'elle fut élevée en l'honneur d'un certain Alilainos par le peuple et le séuat, en l'an •150 (138J.-C). En suivant un petit ruisseau qui jaillit près de cette colonne, on traverse plusieurs jardins pourrevenir au temple duSoleil.
Partie Sud. Se dirigeant, au sortir du temple, dans la direction de l'O., on laisse à droite une mosquée en ruines. On trouve bientôt des traces de la muraille du S. qui, partant du temple, suivait la crête du plateau au-dessus du petit wadi pour aller rejoindre a l'O. la muraille du N. à l'entrée de la grande vallée. Tout auprès, on remarque deux petits temples
PALESTINE. [Kolte 116.]
en ruines; au N. se trouvent ces colonnes disposées en cirque, dont nous avons déjà parlé , et qui marquent peut-être l'emplacement du Forum.
Il faut ensuite descendre dans le petit wadi et remonter le ruisseau qui s'y trouve ; on arrive bientôt à la source principale de Palmyre.
Elle jaillit avec abondance d'une large ouverture qui semble se prolonger assez loin sous la colline. L'eau est tiède et légèrement sulfureuse; à, une petite distance de la source elle devient très-potable. Tout près de l'ouverture, on trouve une pierre en forme d'autel, avec une inscription à moitié effacée.
Au S. de la fontaine s'étend un ancien cimetière ; on remarque plusieurs tombes en forme de tours, comme celles que nous décrirons (Voy. ci-dessous). Elles portent une grande quantité d'inscriptions.
Dans l'une d'elle on remarque deux statues d'une assez bonne exécution, mais très-mutilées. On trouve aussi plusieurs tombes souterraines qu il serait curieux Je pouvoir explorer; l'une d'elles est ouverte , elle a la forme d'une croix creusée dans le calcaire; sur les côtés se trouvent des fours à cercueils. Le sépulcre était recouvert d'une voûte et fermé p»r des plaques de pierre.
En quittant le cimetière, il faut repasser devant la fontaine, puis tourner un contre-fort pour arriver dans la grande vallée. On y remarque les débris d'un très-bel aqueduc, qui ameuait l'eau probablement de Djébel el-Abiad. A droite et à gauche de la vallée, on remarque d'innombrables tours carrées, ce sont des lomheaux.
Cette forme parait particulière aux habitants de Palmyre. Il nous suffira de décrire l'un des plus remarquables, situé près de la route.
Ce tombeau a la forme d'une tour carrée haute d'environ 25 mèt. et divisée en quatre étages ou chambres sépulcrales superpo-
[Koutk 117.] DE DAMAS A KACHEYA.
séea. On pénètre dans la chambre inférieure parune porte richement sculptée etsurmontée d'une fenêtre en plein-cintre. Cette chambre a environCmèt. dehautsur8 met. de
long et 5 de large. Elle egt ornée de pilastres entre lesquels se trouvent des fours à cercueils, et d'un enfoncement circulaire garni de «•inq bustes. Le plafond, formé de grosses pierres, est sculpté en panneaux et peint; on y remarque des fleurs et des bustes se détachant sur un fond bleu; près de la porte se trouve un escalier conduisant aux chambres supérieures, qui sont la répétition de celles que nous venons de décrire. Au-dessous de l'escalier on voit 5 bustes sur deux rangées ; au-dessous de ces bustes et de ceux de l'enfoncement circulaire, on distingue encore des inscriptions en langue palmyrène. U est très-probable que les Pàlmyriens embaumaient leurs morts. On trouve en effet dans les tombes des débris de bandelettes de momies.
Il faut maintenant rebrousser chemin pour gagner l'extrémité S.-O. de l'enceinte, qui est la partie la plus élevée du plateau. On trouve d'abord les ruines d'un petit temple; plus loin les débris de plusieurs monuments jonchent le terrain. On arrive bientôt à un édifice remarquable, dont il est difficile de déterminer l'usage. On ne peut dire si c'était un temple ou un tombeau. Le fronton avait quatre colonnes, de chaque coté régnaient des espèces de portiques ou d'aileB ayant 5 rangées de 4 colonnes chacune, au fond se trouvait un enfoncement demicirculaire ; on admirera la richesse de la frise et la fine sculpture des colonnes corinthiennes. Sur une architrave brisée on lit une inscription latine dans laquelle se trouvent les noms de Dioclétien , de Constance et de Maximien. Un peu au N. le voyageur retrouve l'extrémité de la colonnade que cous avons déjà décrite.
Nous avons indiqué les principaux monuments de Palmyre , mais il y aurait encore beaucoup de recherches et de découvertes à faire. Il faudrait surtout relever les inscriptions et explorer les tombeaux , dont un grand nombre n'ont pas encore été ouverts.
De Palmyre à Homs et Hamah, R. 104, V. page 638, le passage en petit-texte.
DE DAMAS A RACHEVA.
1' PAR KATANA.
(9 h. — On conclu i Ktlana.)
Sortant de Damas parla porte de l'O. (IJab el-Djabyah\ on suit une belle route, entre de beaux jardins le long d'un canal aux eaux limpides, jusqu'au ( 35 m.) hameau de Mazi. On sort alors des bois de Damas, et laissant ii droite, au N.- 0. la vallée de Barada, on se dirige au S.-O., h travers une grande plaine cultivée au pied do l'Anti- Liban. A gauche, ou a l'extrémité de l'oasis de Damas, se montre 40 m.} Deiraya. La plaine s'étend de ce côté jusqu'aux collines arides du Djébcl cl-Aswad, parallèle à la direction de l'Anti-Liban. On laisse successivement à gauche v >5 m.) un bois d'oliviers , au milieu duquel s'élève Ma'addamiyèh, (33 m.), le v. et le bois de Djédidèh, et (30 m.) Artouz, bdti au pied de quelques collines. La chaîne de 1 Anti-Liban, à droite, conserve toujours le même caractère d'aridité. On s'en rapproche déplus en plus pour atteindre (50 min.)
Katana.(3h. 35 de Damas), gros v. musulman entouré de beaux vergers et bois de noyers, au débouché d'une vallée de l'Anti- Liban. On y passe la nuit quand on j»art de Damas dans l'aprèsmidi. — De Katana, on se dirigo au N.-O. pour s'engager dans la montagne , laissant derrière soi la grande plaine de Damas. Au delà d'un hameau et d'un petit boi 30 m.) le chemin commence ù gra-
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vir les premières pentes, et rencontre (45 min.) un puits, plus haut (45 m.) il laisse à droite une grande plaine déserte et s'engage dans une gorge étroite, qui se dirige vers l'O. et monte jusque sur un petit col #5 m.) pour redescendre dans un vallon cultivé, au bout duquel (15 m.) on trouve une ruine dont il est assez difficile de déterminer la nature ou l'-'-poque.
Co sont des blocs régulièrement taillés: trois ou quatre seulement sont en place, les autres sont épars tout autour. On traverse une région pierreuse pour monter jusqu'à (45 m.) une nouvelle ruine plus distincte que la précédente (un fiHde colonne debout et quelques grandes pierres . De là on s'élève (40 m.) sur un col où se fait le partage des eaux , mais il faut encore monter à travers plusieurs monticules rocailleux jusqu'à (30 m.- un second col, d'où 1 on descend par une vallée étroite, mais assez bien boisée, au ^1 h.) v.
de Aïha , où l'on trouve aussi quelques pierres qui paraissent les restes d'un temple. Aïha domine au X. un beau bassin cultivé, semblable à un ancien lac.
Un chemin au S.-E. longe la montagne en écharpe jusqu'à (40 m.) Racheya.
2° PAR IUMAS Kr RAKIILklI.
(50 h.— On couche au beioin à Uinu?.)
De Damas à Dimas et KhAn-Meitheloun(6 h.) V. H. 115.— De Khan Meitheloun (jolie fontaine et kh&n ruiné), on se dirige au S.-O. pour gagner (1 h.) le v. de Déir el- Achâyir , ou l'on voit les ruines d'un magnifique temple, qui s'élevait sur une plate-forme en maçonnerie de 40 met. de long sur 22 de large, ornée de belles moulures sur ses laces latérales; le terrain environnant est semé de débris de colonnes et de pierres sculptées.
De Déir el-Acbayir, on s'élève par une vallée étroite, d'où l'on découvre toute la plaine de Zcb-
kLESTINK. [Route 117.
dani ( V. R. 113), sur ( 1 h.fun contre-fort rocheux, d'où l'on redescend (30 m.) à
Rakhlèh , v. situé dans une gorge sauvage , habité par quelques familles druscs. On y trouve aussi, du coté X.-O., les ruines d'un grand temple , qui mesura.!
32 met. de long sur 57 mei. d* large. Les colonnes, dont la hauteur était de 7 met. , sont presque entièrement renversées. Sur le linteau de la grande porte on von un aigle, les ailes étendue* .
comme ceux de Ba'lbek et de I'almyre. Du coté O. , régnait une abside, d'où partaient deux ranées de colonnes, dirigées vers entrée, divisant l'édifice en trois nefs. Le mur du S. présente une grande figure sculptée en médaillon, sans doute celle de Bail — Une petite colline au X.-E. du village porte encore les ruines du petit temple : les rochers des environs sont creusés d'un grand nombre de grottes sépulcrales, et dans un petit ravin au S. se voient les ruines d'un autre édifice.
A 5 kil. S.-K. de Rakhlèh, on prjt visiter nu v. de Bourkouch de* ru:n«'> •ituee» sur une immense plate-forme taillée dans le roc, et qui semblent celle» d'un cbàteuu fort. A il'K. de* .restr» de ce château, sont ceui d'un temple semblable a celui de Rakhlèh.
De Rakhlèh, on s'élève sur le* contre-forts de l'Hermon, laissant à droite le beau vallon ovale et le v. de Kelr-kouk , jusqu'au v. de
h .1 Aïha (V. ci-dessus) et à i30m.
Racheya , grand v. de 3000 b..
^itué sur le penchant d une colline, au milieu de vignobles et d'oliviers . et dominé par le château crénelé des gouverneurs, cs-
fnree do princes héréditaires de la ainille de Chehab. Racheya demine la haute vallée de Wadi el- Teim, dont les eaux, reunies à lu source d'Hasbeva { V*.p. 68l), constituent le Jourdain biipérieur.
[Ro'otb 118.] LE GRAND
De Racheya à Hasbeya, R. 119 — Id.
par le mont Hermont, R. 118.— ld. par Nebi-Safa et la gorge du Leontès, 9 h. On descend de Racheya dans le Wadi et-Teim ponr remonter à (3 h • Nebi Safa on suit la R. 111 jusqu'à Djissr Bourghai, d'où l'on rejoint (2 h.) Hasbeya.— On se rend également par Nebi Safa à Neba Àndjar, Ba'lbek et Beyrout. R.1U et 113.