PALESTINE PROPREMENT DITE
Galilée.— Phénicie.— Samario.— Judée.
DE BANIAS A TIBÉRIADE,
PAR DAN ET l/A*D KL-HOCLÉH.
(i.S b. On campe 1 Ain «l-Mcllahah ou i
Ripe A Ain ^ El-MowgUar.)
En quittant Banias , on revient vers 10., par le chemin décrit R. 119, marchant à travers le bois de chênes verts jusqu'à (30 m.
l'endroit où la route se bifurque.
Laissant à dr. le chemin d'Hasbeya, on prend à g. pour descendre sur la plaine directement à l'O. , et l'on rencontre bientôt (30 m.) le monticulede
Tell el-Kadi, que l'on s'accorde à regarder comme l'emplacement de Kantique Dan.
Histoire. — La Bible cite cet endroit ( Genèse, xiv , 14, 25) , comme celui où Abraham poursuivît et surprit les rois qui avaient envahi Sodome. La fondation de la ville de Dan est racontée aux livres de Josué (xix, 47} et des Juges (xvm , 2, 7-10,27- 59). 600 guerriers de la tribu de Dan, mécontents du territoire oui leur était échu , envoyèrent des espions pour explorer le pays :
ceux-ci leur signalèrent Lescm ou Laisa, petite colonie de Sidoniens paisibles et enrichis par l'agriculture. Les Danites surprirent cette population pacifique, trop éloignée de Si.lon pour recevoir du secours, la passèrent au fil de l'épée et construisirent une wllo qu'ils appelèrent Dan, du nom de leur père. Ils y établirent l'idole qu'ils avaient enlevée à Mica d'Éphraïm Ibid., 18-20-30,. Plus tard,
'Jéroboam y plaça un des veanx d'or qu'il fit adorer au peuple d'Israël {I Rois, xu.28, 29). Dan était la frontière X. du peuple Israélite ; l'expression : de Dan à B<rrsabe'e pour désigner la Judée était proverbiale (Juges, xx, \; Sam., ui, 20, xvii. 11.) Plus tard. Dan dut sa déchéance à la fondation de Panéas. Deux villes de quelque importance ne pouvaient pas suH sister si près l'une de l'autre F.
A. Isambert, Bull. Sec. Géog., 1854, p. 39 .
L'identification de Dan avec Tell el-Kadi ne parait pas douteuse. Eusèbe ( Onomasticon , V.
Dan et Laïsa) place cette ville à 4 milles romains (6 kil. } de Panéas, sur la route de Tyr. Joaèphe la place non loin du Liban, et dans la grande plaine de Sidon.
à 1 jour de cette ville {Ai chéol, v. 3, 1). C'est là que se trouve, selon lui. la source du petit Jourdain •Ibid., vin, 8, 41; 10, 1. Gutrr* des Juifs, iv, I, 1). Ajoutons que Dan avait la même signification que el-Kadi (lejuge] Porter, Handbook, p. 43G-.
ïltal acluei. — Le monticule de Tell cl-Kadi, situé à -2 ou 3 kil. d? l'angle S.-O- de la base de l'J&ormon, est do forme irrégulièrement | quadrangulaire ; sa plus grande | longueur est de 1 E. à l'O. Il r»*-
f»ose sur deux étages inégaux d«a plaine, de sorte que sa face N.
n'était élevée que de 10 à H met. :
sa face S. domine la plaine d'um' hauteur d'environ 30 mèt., son altitude au-dessus de la mer est de 216 mèt., son sommet se relève un peu vers 1 E. Il est en partie cuJ-
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tivé, mais la plus grande partie de la colline est couverte de hautes herfics, de chardons et de broussailles si épaisses, qu'il est difficile de l'examiner en détail (Y.
Rohinson, Later Dibl. Res. p. 390).
Du coté de 10., l'eau s'échappe avec abondance de plusieurs sources pour former au milieu de la prairie un large bassin circulaire , entouré de quelques arbres, d'où s'échappe, vers le S., un large ruisseau dont le murmure s'entend à distance. Robinson nous parait cependant exagérer sa largeur, quand il l'évalue à quatre fois celle de l'Hasbani , môme après tous les affluents que reçoit ce dernier. Le Tell fournit encore un autre ruisseau qui s'échappe par une brèche vers l'angle S.-O. de la colline, et va rejoindre le premier un peu plus loin pour prendre le nom commun de y,eba el-Lcddan (Leddan, probablement par corruption de ed- Dan, ou Dan. selon Smith cité par Robinson , ouvr. cité p. 302 , note *2). Près de la brèche par où s'échappe ce second ruisseau , s'élève un ehéne magnifique, sous leauel le voyageur peut faire une halte. Malheureusement on a construit en cet endroit le tombeau de quelque saint musulman, parallélogramme de pierres grossièrement rassemblées, et, suivant un usage déjà mentionné, p. 31'8 , les Musulmans suspendent aux branches les débris de leurs vêtements déchirés.
On voit peu de ruines sur le Tell; les plus apparentes sont du côté du S. : ce sont des moin eaux de pierres taillées, la plupart de nature volcanique, comme h colline elle-même ; d'autres sont dos blocs calcaires de grandes dimensions. Si Von pouvait déblayer le Tell de ses broussailles, on en trouverait sans doute davantage. Le Tell est composé de roches volcaniques , mais rien ne prouve que ce soit un cratère , selon le géologue Andersen, attaché à l'exp-Mition américaine de