PAR SAÏDA (SI DON) ET SOCR {TYR
(28 h. on 3 jour». On coticho h Saïda ot à Sour.)
On sort de Beyrout par la porte qui- conduit à Damas et à Saïda ; la route se dirige d'abord vers l'K.,' traverse les plantations de pins qui dominent Beyrout, et bientôt tourne au S., en coupant une plaine sablonneuse, dont le parcours est sans intérêt. La monotonie ne se rompt qu'au moment où l'on traverse (1 h.) le Nahr el-Ghadir, puis bientôt après un autre petit cours d'eau, le Nahr el-Yabès. La route, à partir de ce point, longe la côte et en suit, pour ainsi dire, toutes les sinuosités. Le premier point qu'elle rencontre est (l h. 50)
Khan el-Khalda. localité qui, d'un accord général entre les préographes, répond à la Mutatio Heldua des anciens itinéraires.
On y retrouve une grande quantité de sarcophages appartenant a l'époque gréco-romaine.
Passé ce point, on laisse à quelques pas sur la g. le village sans importance de Deir en~Naimeh, et plus loin, dans la même direction, Deir el-Kamar[v. p. 033). Après avoir rencontré successivement deux petit» cours d'eau et le hameau de Mahallekat ed-Damour, la route conduit (1 h. 55) sur les bords du Nahr ed-Damour, l'ancien Tamyras, que l'on traversait autrefois sur un pont dont on n'aperçoit plus que des ruines ; aujourd'hui on franchit la rivière a gué. Cette opération, facilitée par des indigènes qui sondent le terrain en conduisant les chevaux, n'offre aucun danger lorsque la rivière n'est pas grossie par les pluies.
La campagne, aux environs, est soigneusement cultivée, et présente un aspect des plus agréa-