NAZARETH
Une chapelle appartenant aux franciscains et nommée Mcnsa Chrisli y parce qu'elle renferme un quartier de roche, qui. d'après les traditions locales , servi; de table au Christ et à «es disciples.
L'Église moderne des Arméniens, sur l'emplacement de la synagogue où le Sauveur étonna les docteurs par sa sagesse.
L'Église de St-Gabriel aux Grecs, qui renferme dans sa partie septentrionale un puits tres-venéré par les Grecs, parce qu'ils croient que la Vierge y puisait de 1 eau au moment où elle fut saluée par l'ange Gabriel.
A côte se voit la Fontaine de la Vierge, où les filles de la ville viennent puiser l'eau dans de
grandes urnes de forme antique, n y voit souvent de fort beaux types, et le peintre y trouverait plus d'un gracieux motif de taoleau rappelant les scènes de la Genèse.
Enfin, à 4 kil. au S. de Nazareth, les ruines d'une autre basilique construite par Hélène sous le vocable de Notre-Dame de l'Effroi, un souvenir de la terreur dont Marie fut saisie lorsqu'elle vit qu'on voulait faire mourir son fils. Le mont de la Précipitation, désigné par la tradition comme l'endroit d'où les Juifs voulaient
i>récipiier le Christ, est non loin le là, à 20 m. au .S. des dernières maisons. Ce rocher n'est pas plus escarpé que bien d'autres sur remplacement même de Nazareth , mais on y découvre la
f»laine d'JCsdrelon En face et de 'autre côté du ravin, s'élève une montagne pointue, bien plus remarquable, qui s'aperçoit à peu près de tous les points de la plaine d'Esdrelon et annonce au voyageur la position du vallon de Nazareth.
1 Cet «•ir.pl.vriMnent ne répond pa« bien an texte de >amt Luc >\v, 2* , 29t. il n'e«l juj probal.le qii* '.e* Juif* furieux nient ru U p.«ti«?n< e de coni|tiir<: le Christ an-'i loin. On a;l' ^n>*, il o>t qne l'ancienn.- NaurMh -Uit place pieu au S. que la ville actuelle; maii alori que deviendrait l'an- IhtnUcite de la crjpU du cernent?
Aucun voyageur ne devra négliger d'aller visiter sur le sommet, au de Nazareth, le petit wéli de Nébi-Ismail (ou selon d'autres, Nébi-Saïd), où l'on découvre une des plus belles vues de la Palestine. On voit au N. Séfouriôh, la plaine d'El-Battaouf, Kana-el- Djélil (v. p. 133), les montagnes qui s'étendent d'Acre à Safed, et tout au fond le pic neigeux du grand Hermon. A 10. la plaine a Acre, la Méditerranée, la choine du Carmel, les villages de Ta'annak et de Leidjoun (Megiddo) (R. 137), la grande plaine d'Esdrelon jusqu'à Djénin (R. 134), et en remontant vers l'E., Jezraél, le mont de Gilboë, le petit Hermon, Endor et Naïn (R. 135) et le Thabor (R. 131).
De Nat&reth à Catfa et au Carmel, R.
136;— à Cana. R. I30;-à Djénin, R. 134; — à Endor, Naïn et Jcrréel , R. 185; — à Megiddo, R. 13G et 137; — à Naplouse et Jérusalem, R. 134, 138 et 139;— au Thabor, IL 131;— à Tibériade, R. 130.
DE NAZARETH A DJÉNIN.
DIRBCTtMKNT.
7 henrea poor lea monkrtt, tnai< un bon ebetal fait facilement cette roule en S à 6 h.
En quittant Nazareth, on se dirige vers le S. entre des collines rocheuses, laissant à gauche le mont de la Précipitation, et, après une descente assez roide sur de* rochers dilliciles pour les chevaux, on débouche (1 h.) sur la grande plaine d'Esdrelon. On aperçoit à l'E. le mont Thabor, qui ae ce côté ressemble 'à un chapeau de gendarme et fait bien moins d'effet que du côté de Tibériade. Au S.-E. tin voit le petit Hermon 'Jijéhel ed-Dahi), aux pentes molles et douces ; à l'O. la chaîne du Carmel, qui va s'unir au .S. aux montagnes, de la .Samarie,
La plaine d'Esdrelon ou d'Esdraelon Jormc grecque du nom de Jozraël), qui porte aujourd hui
le nom de Mtrdj-IbriAmir, est un vaste plateau triangulaire dont le sommet est au N.-O., à la gorge qui sépare le Carmel des monts de Galilée et débouche dans la plaine d'Acre. Du côté E. elle présente trois prolongements: l'un entre le Thabor et le petit Hermon, l'autre entre cette montagne et celle de Geîbog, le troisième entre Gelboë et Djénin. Tout cet immense espace est complètement désert , bien qu'envahi à certaines époques de l'année par des hordes de Bédouins de la Palestine transjordanienne. Le sol est gras et fertile , quoiqu'il n'y ait pas de rivière permanente. Le Kison, qui reçoit toutes les ravines de la plaine, est ordinairement à sec:
en temps de pluie, il grossit en quelques heures et porte ses eaux à la baie d'Acre. Il existe entre le Thabor et le petit Hermon, et entre celui-ci et le mont Gelboë, une ligne do partage au delà de laquelle toutes les eaux se portent vers la vallée du Jourdain. La plaine d'Esdrelon, couverte de hautes herbes en hiver et au printemps, n'est plus, à la 6n de l'été, qu'un terrain aride et crevassé.
Elle est cependant remarquable par la grandeur de ses lignes et la noblesse de ses horizons. Elle nourrit des gazelles et du gibier de toute espèce.
On s'avance dans la plaine directement vers le S., et l'on rencontre bientôt, au pied du petit Hermon (l h. 30), le puits et le petit hameau ruinés de
El-Afoulèh, l'emplacement précis du brillant fait d'armes connu sous le nom de bataille du Mont- Thabor. La grande armée turque, commandée par Abdallah, qui venait au secours de Saint-Jeand'Aere, ayant été, comme nous l'avons vu, arrêtée sur la route de Nazareth par l'héroïsme de Junot et de Kléber (V. p. 714), était venue camper dans la plaine d'Ksdrelon. Kléber la suivit et tenta de Mirprendn* le camp turc pendant la nuit ; mais il était arrive
SYRIE. - PALESTINE. (Route \U:
trop tard. « Le 10 avril au matin il trouva toute l'armée turque en bataille : 15 000 fantassins occupaient le village de El-Afoulèh, plus de 12 000 cavaliers se déployaient dans la plaine. Kléber avait à peine 3 000 fantassins en carré... Bientôt ils eurent formé autour d'eux un rempart d'hommes et de chevaux, et purent résister six heures de suite à la furie de leurs adversaires. Dans ce moment Bonaparte débouchaitdes hauteurs de Nazareth. I) partagea la division qu'il amenait en deux carrés, qui s'avancèrent en silence , de manière à former un triangle équilatéral avec la division Kléber et à mettre l'ennemi au milieu d'eux.
Un coup de canon fut le signal de l'attaque: l'armée turque, surprise par un feu terrible, se mit à fuir en désordre dans toutes les directions. La division Kléber, redoublant d'ardeur k cette vue, enleva le village d'Afoulèh à la baïonnette. En un instant toute cette mult;tude s'écoula et la plaine ne fut plus couverte que ae morts.
Six mille Français avaient détruit cette armée que les habitants disaient innombrable comme les étoiles du ciel et les sables de la mer. » (Thiers, Hist. de la HeroL franç., t. X, p. 405-407. ï
Un autre nameau, El-FouJèh fia Fève), placé sur la hauteur, à peu do distance, présente des débris d'une forteresse, connue au naoven âge sous le nom de Faba, où les chevaliers du Temple et de Saint- Jean tenaient garnison en commun.
Un peu au delà d'El-Afoulèh, on aperçoit à l'E., sur les pentes du petit Hermon, le village de Sonlim, l'antique Sunam {V. R. 135;, entouré d'arbres et de jardins. Le petit Hermon (Djebel ed-Dahi , qui n'a pas de notoriété historique.
porte a son sommet une petite mosquée. On continue à travers la plaine : c'est toujours le même aspect de grandeur et de tristesse.
Bientôt ou voit s'ouvrir à J'K.»
entre le petit Hermon et le mont
[Route 135. J
de Gelboë, la vallée profonde qui va rejoindre Beth-Sçan et la vallée du Jourdain (V. R. 135); au delà de cette dépression considérable du pavs se dressent les montagnes de Galaad , dans la Palestine transjordanienne. On laisse sur la gau<-he (1 h. 15) la hauteur qui porte le village de Zérain, 1 antique Jezraël (V. R. 135), et la montagne de Gelboë (Djebel-Fakouah), au sommet de laquelle se montre le v. de Wezzar. A 1*0. on voits'approcher la chaîne du»Carmel, où l'on distingue les villages deTa'annouk (Taanach) et de Leidjoun ( Legio ou Mégiddo) (V. R.
137). Après (1 h.) la citerne et le hameau de El-Mekeibilèh, la plaine se resserre de plus en plus jusqu'à (l h. 15)
Djénin, l'ancien En Gannim (la fontaine des Jardins), ville du territoire d'issachar, appartenant aux Lévites (Josué, xix, 21, xxi, 29); et mentionnée par Josèphe sous le nom de Djinœa.
Djénin est située sur le penchant d'une colline qui ferme au S. la plaine d'Esdrelon, au milieu d'une jolie oasis de caroubiers, de nopals, d'oliviers, qtfe domine un beau bouquet de palmiers. En arrivant, on passe sous les arcades d'un aqueduc et on voit une source abondante et limpide. Les maisons sont toutes bâties en pierre el ont un aspect de propreté et d'aisance. De leurs terrasses, on découvre toute la plaine d'Esdrelon, le Carmel, la montagne pointue qui marque la position de Nazareth, le Thabor et le sommet neigeux du grand Hermon. La population est de 2 à 3000 habitants, dont- un certain nombre de chrétiens, dans les maisons desquels on trouve d'assez bonslopements. Djénin est la résidence d'un agha qui commande cinquante cavaliers.
Djénin au Carmel , par Mégiddo, R . 137; — à Jérusalem, par Samarie etNaplouse, R. 138 et 139;— à Nazareth, par Jezraël aEndor, R. 135.
DE NAZARETH A DJENIN.
A DJÉNIN,