‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 335 sur 511 · PAR ENDOR ET · texte numérisé non relu

PAR ENDOR ET

8 h., oo, ii l'on passe par le Thabor, 10 h. On peut envoyer les chevaux de bagage par U roule directe. Cette route est surtout inléressente p*r tes souienirs bibliques; elle se tient plus sur les hauteurs que la précédente, et peut encore lui être préférée à ce titre.

Les voyageurs q^ui n'auraient

Ças encore fait 1 ascension du habor pourront se rendre d'abord au sommet de cette montagne (2 h. 35, V. R. 131, p. 716), redescendre (45 min.) à Dabourièhy d'où ils peuvent en une heure gagner Endor.— Ceux qui, connaissant déjà le Thabor, voudront se rendre directement à Endor (2 h. 30), descendront de Nazareth à la plaine (1 h., V. R. 134), puis, se dirigeant à l'E.-S.-E., passeront (30 min.) audessous du village d'Iksdl, qui répond, selon Robinson, au Chisloth- Tabor ou Cherulloth de l'Écriture (Josué, xix, 12, 18), et au Xaloth de Josèphe {Vie, 44; G. des Juifs, m, 3, 1); ils couperont ensuite obliquement la plaine qui sépare le Thabor du petit Hermon pour atteindre (l h.)

Endor (en arabe Endour), mentionné au livre de Josué (xvn.ll), et surtout connu par la visite de Saul à la Pythonisse, avant la bataille de Gelboë (I, SamuëL xxviii, 7-25). On voit, dans les rqchers qui dominent le pauvre hameau d'Endor, plusieurs cavernes où l'on peut, si l'on veut, placer la demeure de la Pythonisse.

On peut d' Endor gagner en fi h. Beysan, par Toumrah, En-Na'ourah, Koumièh et Beit-Ilfa, à trayers un pays ferUle et riant. (V- Robinson, Lat. tts., p. 336-

D'Endor on revient au S.-O.

pour gagner, à la base du petit Hermon (35 min.), le hameau do Neïn , l'antique Nain, où Jésus- Christ ressuscita le fils de la veuve (saint Luc, vu, 11-15). Ce n'est qu'un pauvre hameau avec quelques murailles ruinées relative-

SYRIE.— PALESTINE

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ment modernes. On y jouit d'une belle vue sur la plaine et les montagne* de Nazareth.

On longe ensuite en ^charpe les pentes du petit Hermon, d'où Ton domine la plaine, les hameaux de El-Foulèh et de Afoulèh, et le champ de bataille dit du Mont- Thabor (V. p. 7.'Î2). Kn se retournant, on voit se dresser au N. le Thabor , et au loin le sommet neigeux du grand Hermon. On atteint (50 min.)

Sonlim, l'antique Sunam de la tribu d'Issachar fJosué, xix, 18J,où campèrent les Philistins avant la bataille de Gelboë, (I,Sam.,xxviir, 4). C'était la patrie d'Abisag, concubine du roi David (I, Rois, it 3.) C'est là qu'Élisée fut reçu par la Sun ami te, dont il ressuscita plus tard le fils (II, Rois, iv, 8-37). Soulim est un grand village entouré de jardins et d'arbres verdoyants, mais il n'y a aucun reste d'antiquité.

De Soulim on descend, un peu vers l'E., dans la vallée de Jezraël, dont on atteint le fond (1 h.) à la fontaine Ain-Djdloud. Cette vallée, et le* plateaux environnants, ont été témoins de deux combats fameux dans l'histoire des Juifs, la victoire de Gédéon sur les Madianites (Juges, vu) et la défaite de Saùl et de Jonathan par les Philistins. (I, Samuel, xxxi.)

De Aïn-Djâloud on remonte au S.-O. jusqu'au (30 min.) village de

Zer'aïn, l'antique Jexraël, capitale des Etats d'Achab et de Jézabel, le lieu de la mort de Naboth (I, Rois, xxi, 1-16), et, plus tard, de celle de Joram et de l'impie Jézabol (I, Rois, ix, 16-37). Bien que Jozraël ne soit plus dans la suite mentionné dans l'histoire, c'était encore, aux premiers siècles de notre ère, un gros bourg dont le nom précisé aEsdraclon devint celui 5e toute la plaine.

Le village de Zéra'ïn occupe une hauteur qui ko relie aux dernières pentes du mont de Gelboë. Il compte une vingtaine de masures,

parmi lesquelles on trouve quelques sarcophages et fragments sculptés, ainsi qu'une grosse tour carrée assez ancienne, transformée en une espèce de khan pour les voyageurs. On a de Zér'am une fort belle vue sur la plaine d'Esdrolon, sur les montagnes qui l'entourent, et particulièrement a l'E. sur la vallée profonde qui va rejoindre le Ghor du Jourdain, ci dans laquelle on distingue la colline conique qui porte les ruine* de Beth-Sçan; tout au fond se dressent les montagnes de Galaad.

Une descente de 2 h. à travers cette vallée conduit à Beisân, l'ancienne »«tb- Soan ou Scythopolla , ville des Cananéens que les Israélites ne purent enquérir (Jupes, i, 27). Le corps de San! fut pendu à ses murailles. {I, Samuel, xxxi, 10; I Chroniq., x, 8-10). Après la captivité, Beth-Sçan devint, sous le nota do Scythopolù, le cnef-lieu de la decapole et le siège d'un évêche. Elle doasa naissance aux Pères de l'Eglise Basilide et Cyrille. Elle est citée quelquefois sa temps des croisades. Le village moderre de Beisàn est bâti sur la crête de la vallée du Jourdain , qu'il domine d'une hauteur d'environ 100 met. Il est habite par une colonie de 500 Egyptiens, !iiis«e< là par Ibrahim-Pacha. Lea ruinea de l'ancienne ville (pierres taillées, fragments de colonnes; s'étendent autour du village jusqu'à la colline conique qui portait l'acropole. On remarquera surtout, sur 1* pente au S.-O. de la colline, les mur* d'un trmph avec huit colonnes encore debout, plusieurs outres colonnes dr*$lèei ça et là, et principalement le thédtn. enfoncé dans les herbes , mais encore bien conservé. Le ravin qui longe le pied de la colline contient une grande arche romaine, aveo une arche plus petite de chaque cdté. Enfin le sommet porte les restes d'une acropalt. On r découvre une vue très-étendue sur le Ghor du Jourdain, larpe en cet endroit de 4 a " kil>; le ileuve serpente au milieu d'u: épais fourré de roseaux et de bouquets i? taroarisques. Une quantité de petits monticules se dressent dan* la vallée ver-

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doyante. Directement à TE. on aperçoit la terrasse élevée de Fabil ou Pella (V. p. 361). Heisan est sur la ligne de l'ancienne route des caravanes de l'Egypte à Damas, par Oum-Keïs (Gadara). On peut la prendre pour gagner Djenin en franchissant le mont de Gelbo»;.

La route de Zcr'aïn à Djénin se dirige au S., en longeant le pied «lu Djcbel-Fakouah (mont de (îelboëj, au sommet duquel on aperçoit le village de Wezzar. On rentre dans la plaine (1 h.) près de Djélamhh et d'Erranc, et Von atteint U h. 15) Djénin. (V. p. 733.)

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