‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 337 sur 511 · LE CARMEL · texte numérisé non relu

LE CARMEL

petite cellule, à gauche en entrant, passe pour celle d'Élie. Une autre tradition veut que la vierge Marie s'y soit reposée en quittant Nazareth. Les murailles et les rochers des environs sont couverts d'inscriptions et de noms de pèlerins de toutes les langues. (V.

Guérin. De ora Palestine, etc. Paris, 1856.)

, Le mont Carmel { Djebel Afar- Elias) forme, une lonçue chaîne étendue du S.-E. au N.-O., où il projette dans la mer le promontoire ou cap Carmel. La cnalne du Carmel mesure environ 22 kil. de longueur et 7 de large; la plus grande hauteur qu'elle atteint vers le N. est de 000 mèt. Au S.-E. elle s' abaisse un peu et se relie aux montagnes de la Samarie. Elle est bien boisée, surtout sur son versant oriental. Le chêne- vert, le myrte, le lentisquc et le genêt sont les espèces principales. Elle nourrit le chacal, l'hyène, la panthère, le sanglier. L'aigle plane en grand nombre sur ses cimes.

La montagne était autrefois cultivée ; son nom même signifie vignoble. Sa beauté sert souvent de comparaison dans les livres saints (Isaïe, xxxv, 2; Cantiq. des Cantiq., vu, 5, etc.), Les deux épisodes les plus fameux qui se passent sur le Carmel sont celui de la lutte d'Élie contre les prophètes de Baal (I, Rois, xvni, 21, 40), et celui d'Élisée recevant la Sunamite dont il ressuscita le fils (II, Rois, iv, 22-37). Le lieu traditionnel du sacrifice d'Elie, appelé encore aujourd'hui El-Mouhrakak (le sacrifice), se trouve à 5 h. 1/2 du couvent. On se rend, par la crête de la montagne, au village druse d'ELEsfyèh (4 ti.), où il faut prendre un guide, pour gagner, à travers un plateau onduleux et bien boisé (1 h. 30) la plate-forme d' EUMouhrakah , terrasse naturelle qui domine la plaine d'Esdrelon, et sur laquelle on distingue les ruines d'un édifice quadrangulaire. L'aspect des lieux concorde bien avec le récit biblique.

SYRIE.— PALESTINE

[Route 137.]

. Du Carmel à Césarée et Jaffa, R. 140 ; —à Djrnin, par Mégiddo, R. 137;— à.Naplouse, par Anppta, R. 141.

DU C ARMEL A DJÉNIN ,

PAR MK6IDD0.

(R à t heures.)

Cette route est monotone et ne présente qu'un site intéressant, celui de Mégiddo : du Carmel à Khaïfa et kNedioun (l h. 40 min.; V. R. 136).— De Nedjoun, on laisse à gauche le chemin de Nazareth et ion continue de suivre le lit desséché du Kison, qui traverse l'étroit vallon,resserré entre le pied du Carmel et les dernières collines de la Galilée. On est au pied de la plate - forme el-Af ouhrafca/i, le lieu traditionnel du sacrifice d'Élie (V. p. 737), et l'on peut supposer que c'est en ce lieu que les faux prophètes furent égorgés (I, Rois, xvm, 40.) A l'endroit (15 min.) où le vallon s'ouvre sur la plaine d'Esdrelon, le Kison s'éloigne vers le N.-E., et l'on gagne (25 min.)

Tell el-Kamoûn, monticule couvert de quelques ruines, qui répond à 1 antique Cammona d'Eusèbe, peut-être aussi le Jokneham de Josué (xn, 22), qui marquait la frontière de Zabulon (Jos.. xix, 11). Au S.-O. de Tell el-Kamoûn s'ouvre le teadi eUMélh, qui sépare le Carmel proprement dit de la chaîne des montagnes de Samarie.

C'est par ce vallon que déboucha, en 1799, l'armée française dans sa marche de Ramlèh sur Saint-Jeand'Acre. On suit pendant 2 heures le pied des montagnes, jusqu'au Tell eUMutcssellim, monticule verdoyant qui forme l'extrémité d'un contre-fort détaché de la montagne.

De ce monticule on découvre toute la plaine d'Esdrelon. Au S.-E. on voit le monticule de Taanach. Entre Ces deux points s'étend le champ de bataille de Mégiddo, où la grande armée do Sisera fut détruite par Barak (Juges, IV, 4-24;

v, 19-21). L'aspect des lieux répond très-bien au texte de l'Ecriture. C'est au même endroit que Josias, roi de Juda, ayant voulu arrêter le Pharaon Nécho dans M marche contre les Assyriens [II, Chroniq., xxxv, 20-24) fut battu et blessé mortellement ; quant à Mégiddo lui-même (que l'on écrit aussi Mageddo), Robinson (Bibl. res., t. III, p. 178) l'identifie avec les ruines du Legio d'Eusèbe (Legionum au temps des croisades}, qui se trouvent à 800 mèt. de la, à Khân el-Leidjoûn, dans le petit bassin formé par un retrait de U montagne. Le KhAn el-Leidjoûn. aujourd'hui ruiné, est placé au débouché de la route des earav*nes qui se rendent d'Egypte à Damas , au bord d'un ruisseau qui forme le principal aflluent du Kison. On trouve, sur la rive X. de ce ruisseau, quelques fragments de colonnes et les fondations de quelques édifices, seuls restes de 1 antique Legio.

Le chemin suit le pied des montagnes jusqu'à (1 h. 15 m.)

Ta'annak, l'antique Taanach des Cananéens (Josué, xu, 21; xvn,ll xxi, 25), mentionnée dans le cantique de Déborah (Juges, v, 19) C'est un petit village bâti sur ur monticule autour duquel on trouve quelques ruines sans intérêt. La routo ne présente plus rien à nottr jusqu'à (2 h.) Djénin (V. p. 733..

DE DJÉNIN A NAPLOl (7 beurti. 9 b. t*ec l'exconion à

En sortant do Djénin on se dirige au S.-O., longeant en «'charpt la montagne à laquelle la ville est adossée. Arrivé près d'un puit> (20 min.), on laisse à gauche un chemin qui se dirige ME., et on continue à droite à travers un vallon pierreux et étroit, où ^10 mm.

la vallée se bifurque. La branche de droite se dirige à l'O. et conduit aux hameaux do Barian et de Kefr- Kovd, ce dernier marquant, su:-

[Routb 138.J

rant Robinson, le Caparcotia de

la table de Peutinger; on peut de

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