DE NAPLOUSE A JÉRUSALEM
13 à 14 h. — On eonche k Bêtha *n i Birik (9 h. dt NapUwM).
En sortant de Naplouse, oh remonte la vallée vers l'E., pour déboucher dans la plaine d'el-iMakhnah (HO min.) près du puits de Jacob (V. ci-dessus) .La vallée décrit en face vers l'E. un large amphithéâtre, occupé par des champs cultivés avec soin. On tourne vers le S., suivant à peu nrès l'axe de la plaine, laissant sur les sommités, h gauche, les villages de Raudjib, Awartâet Haudela, età droite ceux de Bourin (1 h. 30 m.}, Hawara. Ici la plaine se resserre : à l'O. s'ouvre un wadi , où l'on voit les villages d'Aïn-Abous et de Kouza. Au S.-E.
la vallée semble barrée par des collines pierreuses, sur la pente desquelles on trouve (30 m.) une citerne ; le chemin, de plus en plus roide, conduit sur (5 m.) un pla-
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teau aride d'où l'on peut, en se retournant, jeter un dernier regard sur la plaine d'el-Makbna , sur les monts JSbal et Gari/im , avant de descendre ( 15 m.) dans une grande vallée dont les eaux s'écoulent vers l'0.,pour rejoindre le Nahr el-Awdjèh et la Xléditerranée. On y voit à l'E. les villages de Yetma et de Kabàlan, entourés d'oliviers et de vignes. Du fond de cette vallée (25 m.), on remonte sur un plateau plus élevé, qui se continue près de Khân es-Sawièh.
presque de plain-nied avec une vallée entourée de celles collines.
On laisse à droite sur la hauteur (40 m.) le village de
El Lebben, l'antique Lebonah, situé, d'après l'Ancien Testament, entre Béthel etSichem (Juges, xxi, 19). Il est aujourd'hui abandonné et ressemble à une cité ruinée.
Les rochers d'alentour présentent beaucoup de grottes sépulcrales.
On gagne de l'autre côté de la vallée (30 m.) le Khân el-Lebben% grand bâtiment complètement ruiné, au pied d'une montagne escarpée, mais possédant encore un puits de bonne eau. Le chemin de Jérusalem continue à s'élever par une pente très-roide, sur(25 m.) un col au delà duquel on suit une longue arête au-dessus d'une vallée profonde, pour déboucher sur un vallon cultivé (25 m.), près du village de Sinedjil. Mais un détour d'une demi-heure permet d'aller visiter l'intéressante localité de Sçilo.
Pour cela on quitte la route directe a 10 m. au-dessus de Khân el-
Lcbben, pour s'engager à çauchc vers l'E. dans un wadi, qui n'est guère que le lit d'un torrent; on aboutit dans un vallon dont les pentes sont disposées en terrasses et cultivées; gravissant alors, vers le S., on arrive à (40 m.)
Seiloûn , l'antique Schilo ou Sçilo, où le tabernacle fut déposé après la conquête du pays de Chanaan, et on se fit le partage du territoire entre les tribus (Josué, xvm, 1, 10). Le tabernacle
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demeura à Sçilo jusqu'à la fin du gouvernement des Juges. C'est pendant une des fêtes annuelles qui s'y célébraient que les Beniamites enlevèrent les jeunes filles qu'on n'osait leurdonner pourfemmes (Juges, xxi. 19, 23); c'est là que le jeune Samuel fut amené à Héli (I, Sam., i, 24, 28^; c'est là que ce grand prêtre mourut subitement en apprenant la défaite de ses fils et la prise de l'arche par les Philistins (I, Sam.t iv, 12, 18). Après cet événememnt , Sçilo perd son importance; au temps de Jéroboam, c'est encore la résidence du prophète Ahijah (I, Rois xir.
2, 4\ Sçilo est mentionnée par Jerémie comme un exemple de U justice de Dieu (vu, 12, 14; xxyi, 6 . Saint Jérôme dit qu'on y reconnaît à peine un autel. Cette localité fut ensuite tout à fait oubliée, au temps des Croisades, on crut la reconnaître sur la montagne de Nébi-Samicil (V. p.750j, bien que le moine Doniface ait paru connaître sa position véritable. Ce^te position est indiquée avec une précision topographiaue très-rare dtn« la Bible, « au N. de Béthel, et à l'E. du chemin qui monte de Béthel à Sichem, et au S. de Lebonah. » (Juges, xxi, 19.) Cette désignation et la conservation du nom de Seiloun (Josèphe écrit Itisv-.
Antiq., v, 1, 19, 2()\ sont les meilleures preuves de l'identité du lieu. Le village actuel occupe un monticule isolé au N. par le wadi.
qui va rejoindre Khân el-Lebben, et à l'E. et à l'O. par deux ravins plus petits. Les ruines consistent seulement en quelques fragments de colonnes quelques grandes pierres, et vers le S. un bâtiment carré, qui parait une ancienne église convertie plus tard en forteresse. Les murs épais de plu* d'un mètre sont flanqués d'arcsboutants ébranlés ; l'intérieur, qui mesure au plus 5 mèt. carré*.
e3t jonché de débris de colonne* corinthiennes. Au pied de la colline au S., on voit aussi les restes d'une mosquée; et à 15 m. à l'E.
[Route 139]. SCILO.—
une fontaine avec des grottes sépulcrales : à 1 kil. 1/2 au N. de Seiloûn, le village de Karyout répond au Coreae de Josèphe.
On redescend de Seiloûn au S.-O., passant à gauche (30 m.) le village de Tourmes-Aya, perché sur un monticule, et 1 on rejoint (15 m.) le chemin de Jérusalem, au-dessous de Sinedjil.
Laissant à droite le vallon cultivé qui, de ce village, descend a l'O. vers la plaine de Saron, on s'engage au S. dans une vallée étroite, aride et monotone, qui prend rependant au printemps un aspect verdoyant et gai ; on voit à droite, sur une hauteur (39 mèt.), le hameau de Djibia (le Geba d'Eusèbe?}, et l'on atteint au fond du vallon (40 min.) Ain el-Haramyèh (la source des Voleurs), dont le* eaux fraîches et l;i verdure inviteraient nu repos sans son nom trop significatif et malheureusement assez justifié. On remonte sur un plateau plus aride encore, où le rocher calcaire, mis à nu, constitue presque le sol. Les pauvres habitants de ces montagnes y font pourtant des terrains et des enclos de pierre autour de tous les morceaux de terre végétale qui restent, et parviennent à y cultiver des oliviers, de la vigne et des figuiers. Ce sont là ces monts d Kphraïm célèbres par leurs vignobles (Deutér.,xxxin, 14, 15). On laisse à droite (15 min.) le village d'Yabroud ; au S.-O. te dresse une ruine pittoresque appelée Bordj el-Btrdaicil , et ça et là, dans le flanc de la montagne, se voient quelques grottes sépulcrales. On arrive sur un plateau, qui semble pavé de grandes dalles de calcaire blanchâtre; les arbres croissent dans leurs fentes, et au printemps recouvrent de feuillage ce sol singulier. On atteint (1 h.) le village a Aïn-Y abroud, d'où l'on peut prendre trois directions. Le chemin direct conduit à el-Birèh en 1 h. 20. Un autre chemin à l'O.
va visiter (20 min.) Djifna, le GopJina de Josèphe, ou Titus campa