A NAPLOUSE
cheminant dans la plaine les met en fuite (V. Porter, HandbQok, p.
282). Tel .est le pays qu'il faut traverser sans chemin fixe pour gagner (3 h. 45)
Bakah, gros village au pied des derniers contre-forts des montagnes, entouré de champs couverts de blé et d orge, dont les habitants ont l'air sauvage et défiant. On se dirige alors vers le S. ; franchissant uu wadi et gravissant une hauteur, on passe (30 min.) entre les villages de Zeita à i'E. , et deZU à 10.: ce dernier couronne une colline régulièrement coupée, qu'àson sommet aplani artificiellement et a quelques débris antiques on peut reconnaître pour une ancienne forteresse dont le nom n'a pas été déterminé. On redescend ensuite dans le wadi Jdoussin, au fond duquel on aperçoit les villages d'Attil et de Deïr el-Ghousoun, entourés* de beaux oliviers. On s'élève alors sur les hauteurs, laissant à droite en plaine le village»
de Kakoun, près duquel Uonaparte, après un brillant combat, dispersa les hordes syriennes, le 15 mars 1790, alors qu'il marchait sur Saint- Jean-d'Acre, longeant le pied des montagnes jusqu au wadi el-Mélli (V. p. 735). A (1 h.) Kefr-ékt on voit des ruines assez considérables, et l'on atteint (15 min. ' Chouitetkèh, gros village florissant, assez près de la plaine pour profiter de si richesse et assez haut place'' pour se défendre contre les Bédouins. On descend alors dans le wadi Ech-Cha'ir fia vallée de l'orge,, en vue des grands villages de Denndbèh et *de Totil~Kéram. On tourne à l'O. 15 min.) pour remonter la vallée. Son aspect est triste et monotone; l'on croirait difficilement , en vovant ces collines arides et déboisées, que l'on entre dans la vallée même de Sichem.
On perd de vue la plaine de Saron pour atteindre 1 h. 25;
Anebta, grand et beau village construit au milieu îles rochers, sur la rive droite du wadi, et entouré «le cavernes et de grottes
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taillées qui prouvent son antiquité. La vallée conserve encore son caractère de tristesse; on rencontre cependant quelques oliviers, quelques moulins, et ça et là un champ cultivé. Le long du torrent on trouve des vestiges de l'ancienne voie romaine qui allait de Sébasté àCésarée. On gagne ainsi (50 min.)
Ramin, beau village bâti dans une position élevée, d'où l'on dérouvre d'une part tout le wadi Cha'ir, et d'autre part tout le bassin de Samarie. Robinson a même distingué, avec une lunette, une partie de la colonnade de Sébastvèh.— On peut de Ramin se ren*cfre en 45 min. à Samarie et de Samarie à Naplouse (*2h.40. — V.R.132), ou bien continuer par le wadi Cha'ir, par le village de Dibbarièh, et rejoindre à (l h. 40) Deïr-Chérèf la route de Samarie à Naplouse, où l'on arrive en 1 h. 30 min.
[Route 142.
mense désert jusqu'à Jaffa, dont on voft au loin briller les blanche:coupoles et les maisons superposées en étages.