PAR MER
40 lieues marines , ou 220 kil. Trajet en 16 b.)
Cette route est parcourue, pendant la nuit, pour la plus grande partie, par les paquebot? des Messageries impériales. On ne pourra donc apercevoir la côte que le soir et le matin, pendant un certain nombre d'heures, selon les saisons. La côte a été décrite en détail (R. 132 et 140). Les points
Srincipaux qu'on peut apercevoir ans le trajet par mer sont, à partir du Ras Bevrout : la chaîne du
Renseignements généraux. — Le de
barquement, lorsque la mer est houleuse, présente quelques difficultés. Les paquebots étant forcés de s'arrêter à un miik au moins du rivage, ce sont de mauvaises barques arabes qui servent au transport des passagers et des bagages. Le soidisant port de Jaffa est un étroit canal t demi ensablé qui a 12 à 15 mèt. de largt: ses deux uniques entrées, au N. et àrO., n'ont pas plus de 3 mèt. de large.
On loge au Courent des situé sur le port, et d'où l'on jouit d'une belle vue, ou à YEnglish Hotd, tenu par un Allemand, M Blattner (service passable); il y a encore un autre hôtel tenu par un Latin.
On trouvera facilement des chevaux et des moukres pour Jérusalem. Un cheTal coûte de 7 à 8 fr.; mais pendant les fêtes de Pâques ce prix est doublé. On pourra s'adjoindre un drogmaa pour 5 ou 6 fr., mais,' il n'est pas réellement nécessaire.
Paquebots a vapeur. — Mtssageriu i«pêriahs tous les 15 jours pour Alexandrie et Marseille le vendredi; pour Bevrout.
les échelles de Syrie, Rhodes et Smyrnr le mercredi.— rLe Lloyd autrichien ne touche à Jaffa qu'à des époques irregulières-
Histoire. — JafTa eBt nommé Yafa par les Arabes et Joppô par les Grecs. Son nom dans la Bible est Yafo (Jos., xix, 46). Son origine est si ancienne que Pline la fait remonter avant le déluge. C'est
Liban, Saïda et Sour, le Ras el- . ,. » ,
Abyad et le Ras el-Moueheirifèh, sur un rocher voisin de Jonpéqu* Saint-Jean-d Acre, et surtout le la fable place la délivrance d'An-
cap et le couvent du Carmel, avec Khaifa(V. R. 130). A partir de là, la oôte s'abaisse , c'est une longue plage surmontée de dunes, au delà desquelles on aperçoit à l'horizon les montagnes peu élevées de la Judée On ne voit aucune ville sur le rivage, à part les ruines d'Athlit, la tour de Tantourah et les ruines de Césarée. C'est un im-l
dromède par Per3ée. Yafo était le seul port de la Palestine qui mil les Hébredx en communication avec la Méditerranée. C'est 1j que furent débarqués les fameux cèdres du Liban jestinés au temple II. Chroniq., ri, )(>). Le prophète Jouas s'embarqua de là pour Tarehich (Tarsousj (Jonas. i, 3).
Prise sur les Syriens par Jud;i
[Hoi TK 143.] JAFFA.
Macchabée, elle tomba ensuite au pouvoir îles Romains, qui la brûlèrent. Elle ne tarda pas a être rebâtie par les Juifs, mais Vespasien la renversa de nouveau et la remplaça par une citadelle romaine.
Sous Constantin , JafTa devint le
principaux objets d'exportation. Quelques fûts de colonnes et de gros blocs encastrés dans l'enceinte moderne sont les seuls témoins de la haute antiquité de cette ville.
Ses trois mosquées et les couvents des trois principaux rites n'offrent siège d'un évéque. Fortifiée par j rien d'intéressant. C'est le couvent Baudouin Ier, elle fut reprise par arménien qui servit d'hôpital à Saladin en 1188. La ville moderne j l'armée française, no compte pas plus d'un siècle et ' Jafla n'a qu'une seule porte, sidemi d'existence. L'expédition tuée au N.-E., toujours encombrée française en Egypte lui a donné | de chameliers et de marchands, une triste célébrité. Le 6 mars qui y tiennent une espèce de mar- 1799, elle fut prise d'assaut par | ché extérieur au milieu duquel se l'armée française et livrée au pil- dresse une fontaine en marbre lage. Par une do ces cruelles né- blanc et rouge assez joliment eessités que les rigueurs de ia sculptée. En suivant, vers l'E.,
guerre excusent à peine, 4 000 soldats albanais prisonniers furent
une grande allée de cactus, on arrive MO min.) à une esplanade
sacrifiés, on ne pouvait ni les lais- 1 plantée de sycomores, au milieu ser en arrière, ni les renvoyer en ! desquels s'élève une élégante fon- Kgypte à travers le désert. Pour taine moresque qu'on nomme dans
la première fois de sa vie, Bona parte se montra cruel.... l'armée exécuta cet ordre en frémissant
le pays Abou-Xabbout (le père do la Massue;. C'est le champ de foire et le rendez-vous de tous les oi-
De JatTa à Ascalon, R. PJ9;— à Cesaree et au Carmel, R. 141; — à Jérusalem, par Lyddaet Rarolèh, R. 143; parBethoron,
(Thiers). En revanche, l'histoire sifs de la ville. De charmants jarenregistre avec bonheur le dé- ' dins s'étendent aux environs, vouement du chirurgien Dcsge- !
nettes, et le peintre Gros a rendu populaire l'héroïque fermeté du général Bonaparte au milieu «les pestiférés de JafFa. En 1838, une partie de la ville a été renversée par un tremblement de terre.
Etat actuel.— J afia s'élève en amphithéâtre au-dessus de la mer, 6ur une colline sablonneuse, et présente de loin un ensemble pittoresque, grAce aux vergers et a la riche végétation qui la couvrent à l'O. Elle est entourée d'une enceinte fortifiée et défendue par quelques canons ; l'intérieur de la ville est sombre et misérable. Sa population est de 5 000 âmes, et les chrétiens en forment le cinquième. Depuis quelques années, par sjuite de l'extension du service des Messageries impériale*, le commerce y a pris un certain développement ; les huiles, les grains et les fruits, parmi lesquels il faut citer les savou