‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 347 sur 511 · I. Renseignements généraux · texte numérisé non relu

I. Renseignements généraux

Hôtels. Gonvents — Jérusalem possède maintenant trois hôtels passables ; hôtel Siméon, près de l'église anglaise» sur le mont Sion , tenu par un anciea drogman , 55 piastres ; 1 2 f r . ) par j our . Les vins, liqueurs, etc.. se payent en extra.

La cuisine c*t bonqe Méditerranéen

hôtel ou hôtel Cristiano, tenu par Christian Hauser, dans la rue Chrétienne, devant les réservoirs d'Ézéchias (ce qui rend les chambres humides). De ses terrasses on aune belle vue sur la ville, les coupoles du Saînt-Sepulcre, les mosquées d'Omar et El-Aksa, et sur le mont de»

Oliviers. Prix: 60 piastres (13 fr.) par jour, sans les eztras, qui se montent trèshaut. — English hôtel, auparavant Mriua hôtel, tenu par Antonio Zamit, dans la via Dolorosa, même prix que le précèdent. On peut citer encore une pension (Boardinp-house). tenue par Max Unfrar, près de l'église du Saint-Sepulcre ; prix : 30 piastres (8 fr. 50) par jour. 50 piastre» pendant la semaine sainte. On voit qae tous ces hôtels sont d'origine anglaise ils laissent encore a désirer sous le rapport du confortable, et M . Porter [Handbook, p. 77) reproche à leurs propriétaires les impôts indirects qu'ils prélèvent sur leurs hôtes à toute occasion, de connivence avec les drogmans, moukres, marchands, etc. Toutefois, on y est plus libre que dans les couveots, où on logeait exclusivement autrefois. La Casanuova, dance du couvent latin, accorde d'hospitalité à l'orientale (Voy., p.

nos remarques sur l'hospitalité des couvents) ; le courent grec reçoit aussi se» coreligionnaires, et un hospice pour le» voyageurs pauvres est annexé à l'hôpitai prussien. Enfin, pendant la semaine sainte, lorsque tout est encombré de visiteurs et de pèlerins, on est souvent obligé de camper hors de la ville. On n'y perd pas grand'chose, car le service hôtels est alors très-mauvms.

{ Route 143.] JERUSALEM. — RI

Consulat. Posta. — Le consulat de France, auquel tout Français doit faire sa visite et présenter son passe-port en arrivant, est situé dans le quartier chrétien, près de la via Dolorosa.— L' Agence des Messageries impériales françaises^ est située près de la porte de Jaffa et reconnaissable a son enseigne ; les lettres d'Europe y arrivent par Alexandrie et Jaffa tous les quinze jours, le jeudi, le douzième jour après leur départ de Marseille. X»c même jour sont expédiées à Jaffa les lettres à destination d'Europe. Pour Smyrne ou Con»tantinople, il faut écrire e mardi. 11 y a une pottte turque pour Beyrout tous les mercredis, et arrivant de Beyrout tous les dimanches. L'agence -du Lloyd autrichien est en face de la rue qui conduit à l'Ecce-Homo.

Drogmana. Cheikhs. Escortas. — On

trouvera facilement, dans les hôtels, des dro^man.s pour parcourir la ville, mais un drofçman pour le voyage de la Palestine ou de l'Arabie ne devra être pris que sur la recommandation du consulat; celle des maîtres d'hôtels est trop intéressée pour qu'on puisse s'y fier. La même précaution doit être prise, quand on vt-ut traiter avec les cheikhs pour le voyage de la mer Morte, de Pétra ou du Sinaï. Pour l'excursion a Jéricho et à Màr-Saba, le gouverneur accorde, depuis ces dernières années, une escorte de quelques cavaliers, moyennant un baghchkh d'environ 100 piastres.

Changeurs, Marchands , etc. — Les

principaux sont dans la rue Chrétienne, qui remonte vers l'église d,u Saint-Sépulcre. Tous doivent inspirer une extrême défiance.

Société littéraire. — On peut y être présenté par une recommandation de son consul. Elle possède une bibliothèque, ressource précieuse dans une ville privée de toute espèce de distractions.

rermetur© des portes. — Il est bon

d'être prévenu que toutes les portes de Jérusalem sont rigoureusement fermées au coucher du soleil, et que le promeneur attardé hors de la ville coucherait à la belle étoile. La porte de Juffa reste ouverte une demi-heure de plus, mais plus

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