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versale au niveau de la porto Do- f remontant cette rue vers TE., on
ree : on a alors un rectangle de 310 met. de long sur 282 de large ; ce n'est pas un carré mathématique, mais, en langage vulgaire, c'est un carré. La ligne transversale tirée de la porte Dorée passe h environ 50 met. au N. de la mosauée es-Sakhra. C'est une preuve île plus de l'identité de la roche avec le temple, puisqu'on sait par le Talmud que c'est celui qui occupait la partie N .-(.). (U1
laisse à droite deux ruelles conduisant à deux des portes du Haram , Bab od-Dawatar et Bab el-Hotin. En arrivant à la porte Saint-Etienne, on entrera dans une ruelle qui conduit vers la porte X.-E. du Haram (celle qu'on appelle Bah es-SohaV pour.examiner ce qu'on appelle la
Piscine de Béthesda ou Piscine
Probatique. C'est une longue tranchée parallèle it l'enceinte du Ha-
son enceinte. L'emplacement de la porte ram, et qui mesure 109 mèt. de Dorée elle-même semble répondre long sur 40 de larpo et 23 de Droit la tour de 70 coudées qui domi- tondeur. Il est évident qu'elle était nait tout le temple. Tout l'espace 1 autrefois remplie d'eau, mais ellé N. du Haram était consacré a An- ; est aujourd'hui complètement il to à
citai
des Juifs, v, 5, 8), construite sur en petit appareil, sous laquelle on un rocher liant de 50 coudées, et voit apparaître par places les blocs
escarpé de tous cotés. Du coté du massilsd'une construction antique.
N.» elle était séparée de la colline A l'extrémité O., on aperçoit deux
liézétha par un fossé profond, dont arcades encombrées d'arbrisseaux
. ou riaram était consacre a An- ; osi aujouru nui complètement a nia et à ses dépendances, mais sec et en grande partie obstruée l'angle N.-O. partit avoir été la 1 par les décombres. I.e mur méritadelle proprement dite {(iuerre ' dional est revêtu d'une maçonnerie
nous retrouverons la trace dans la piscine Béthesda (V. ci-contre). Du j cdtéS., Antonia touchait aux porti- :
nues N. du temple, et, bien que les iteux édifices soient souvent confonilussousune dénomination commune, cependant le récit du siège de Titus prouve que les portiques du temple constituaient une seconde ligne de défense contre laquelle Titus fit retourner les fortifications d' Antonia. Dans ces événements, Antonia fut rasée jusqu'en ses fondements, et c'est probablement à ce nivellement qu il faut faire remonter l'agrandissement de Ten-
et de plantes grimpantes, auxquelles font suite plusieurs autres arcades enfouies sous les maisons voisines, lesquelles ont été vues par d'anciens voyageurs. La construction des deux arcades restantes est de petit appareil. Robinson s'est assuré que la voûte du N.
s'étendait à plus de 100 pieds vers l'O., ce qui, joint a la longueur de la iiisciiic . forme déjà la. moitié de la face N. du Haram. ('ne tradition constante depuis l'époque des Croisades a identifié cette longue tranchée avec la piscine de béthesda, près de laquelle Jé-
ccinte, qui fut régularisée dans la sus-Christ guérit un paralytique
(saint Jean, v, 2-îr. Les deux arcades de l'O. seraient deux des cinq portiques mentionnés dans le verset l de saint Jean. M. de Saulcv, commentant ce même verset ouv. cité, t. Il, p. ;it»f>), cherche à établir qu'il y avait deux piscines :
f'une appelée Béthesda , l'autre Probatique, où on lavait les victimes du temple, sans pouvoir déterminer à laquelle des deux répond l'excavation dont il s'agit.
Kobinson établit, par une savante
suite des temps et mise dans l'i tat où nous la voyons aujourd'hui.
Aspect extérieur de l'enceinte. — Reprenons maintenant, en dehors , l'examen de l'enceinte du Haram ec h-Chérif ; c'est celui que les voyageurs ont pu faire à toutes les époques.
M tiraille du .VonL — Tout le cé»té N'. de l'enceinte est enclavé dans les constructions duSéraï et de la caserne turque que nous avons décrites sur la voie Douloureuse. En
SYKIË. - PALESTINE.
discussion {Bibl.res., t. I«r, p. 434), qu'elle faisait partie du grand fossé de la forteresse Antonia, que Josèphe mentionne sous le nom de Strouthion. Toute la partie 0. du fossé a été comblée dans les opérations mémos du siège de Titus, et recouverte postérieurement de constructions nouvelles. Quant à Béthesda,'Kobinson croit la reconnaître dans la fontaine de la Vierge (V. p. 800). A l'angle S.-O. de la piscine, M. de Saulcy mentionne quatre belles assises de blocs énormes en bossage, faisant retour but la lace N. de l'enceinte sacrée, et marquant l'angle de cette eficeinte, qu'il est facile de reconnaître en dehors de la face E.
Muraille de l'Est. — « Sortant par la porte de Saint-Etienne , on tourne à droite, et l'on s'avance à travers le cimetière musulman, qui s'étend sur un plateau étroit tout le long de la muraille E. du Haram, au-dessus de la vallée de Josaphat. A 31 mèt. 50 de la porte Saint-Étienne, la face du mur est recoupée par une longue ligne verticale de construction salomonienne, en retraite de 34 centim.
sur la face du mur moderne. C'est le côté E. de l'angle primitif dont nous avons vu le coté N. en visitant la piscine. Onze assises de blocs salomoniens sont restées intactes, et elles s'étendent vers le S. sur la face de la muraille. Quelques-uns de ces blocs ont une saillie considérable en bossage. Quelques-uns ont 5 mèt. 28 et < met. 25 de long sur 1 mèt. de hauteur. > (De Saulcy, t. II, p. 103.) Cette belle construé-
[Koctr 143 de nombreux rema
tion accuse niements.
Sur une nouvelle faee, en saillie de '2 mèt. sur la précédente et mesurant 10 mèt. îX) de développement, se voit l'ouverture extérieure de la poi te Dorée, décrite p. 790. En dehors elle présente une double arcade jplein-ciutre.
soutenue par des pieds-droits de 'i mèt. lOde largeur; chacune de> arcades est large de 3 mèt. 85. Le?
moulures des archivoltes sont surchargées d'ornements et de feuillages, une Fergusson fait remonter au plus au temps de Cons tantin, mais que M. de Saulev attribuera l'époque d'IIérode.
A partir de la porte Dorée, 1a muraille présente eueore un bel appareil sur un espace de 33 mtt..
au milieu duquel on remarque une petite poterne murée, que M. de Saulcy a prise à tort pour la perte de Josaphat de la Jérusalem de?
Croisades. Au delà d'un petit édifice sépulcral adossé k la muraille, celle-ci fait une saillie de 66 centim., et, sur une longueur de 19-1 mèt., la construction est partout mêlée de rhabillage turc. On y remarque plusieurs colonnes encastrées horizontalement ou transversalement. C'est la que se montre la colonne du Jugrmmt.
mentionnée p. 790. Au delà d'une crevasse, où la muraille semble faire projection, la construction antique, dite salomonienne, reparait presque sans interruption sur une longueur de 09 mèt. t jusqu'à l'angle S.-E. de lVnceinte ; à 25 mèt. au N. de l'angle, M. de Saulcy a signalé quelques blocs en sail-
tion parait cependant au docteur lie , analogues à des voussoirs . Robinson (Lat. re$. p. 173) moins ' où il croit reconnaître les vestiges
ancienne que la muraille où les Juifs vont pleurer. Elle formait sans doute un des angles d'Antonia et ne serait pas plus ancienne que cette forteresse. La muraille, qui s'étend ensuite jusqu'à la porte Doréé sur une longueur d(
l'une fenêtre à balcon de l'époque salomonienne. Hobinson n'y voit que des blocs encastrés dans un travail postérieur [Lat. res..
174 . En approchant de l'angle muraille présente un caractère d'arhaïsme incontestable. On compte
114 mèt., présente encore de gros .jusqu'à seize assises superposées blocs dans les soubassements, de blocs énormes, taillés en bosmais l'irrégularité de la ronstruc- ' snpp et polis s;ir toute leur surface.