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I. Côté de l'Est et du Sud

Vallées de Josaphat et de Hinnom. Mont des Oliviers, eu

sans doute le même que celui de Gihon et le conduit actuel du Birket-Mamillah? On pourrait y voir une preuve de l'identité de la citadelle avec la tour Hippicus, uiisque ce conduit passe près de ,a porte de JafTa. Josèphe ne nous dit pas cependant si cette porte et re conduit étaient au S. ou au N. de la tour Hippicus. Cet aqueduc s'étendait au palais d H» rode (G. d. J., n, 17, 9) et peut-être jusqu'au temple. En creusant il y a quelques années, les fondations de l'église protestante, on a trouvé des restes d'un aqueduc considérable qu'on a pu suivre vers l'E. sur une longueur de 200 met.; n'est-ce. pas le mémo que l'aqueduc d'Ezéchias et cclu; dont parle Josèphe?

Enfin l'ouvrage hydraulique le

Il est utile de se munir de d une longue pelote de ficelle, et d'une petite échelle, si l'on se visiter en détail le tombeau des propbtv et les grottes sépulcrales de la vallée Josaphat.

En sortant par la porte Oriec taie , nommée par les chrétien porte Saint- Etienne, et par les musulmans Bab Sitti-Mariam, on laïfsur la gauche uneciterne en ruirvqui porte le nom de Birk*t-Ha*mam Sitti-^fariam (la citerne bain de Dame Marie), qui n*a a.

run intérêt historique; à dro;:

on montre une plate-forme c marquerait l'emplacement de lV glise Saint-Etienne et le lieu c succomba le premier martyr. 1< tradition est ici en défaut. M. c Vogué démontre très-bien, da:

son bel ouvrage (p. 331 \ que lieu traditionnel du martyr et !

glise élevée nu ve siècle par 1 :n prratrice Eudoxie étaient au N. :

Jérusalem, en dehors de la por de Damas , appelée alors po:

Saint-Étienne. L'église fut rasée s 1187 par les croisés wix-mcmca l'approche de Saladin. On. ne s:

pourquoi le nom de saint Ftien

.Routk U3.J JERUSALEM.

fut transporté plus tard à TE., h la porte qui, pendant toutes les croisades, avait porté le nom de porte de Josaphal. Ou descend par un sentier en pente, et, traversant le torrent desséché du (Ydron sur un petit pont en pierre, on arrive au pied du mont des Oliviers .

au heu nommé Gethsémani 'saint Matthieu, xxvi, 30. 36; saint Marc, xiv, '20, :i-J; saint Jean, xvm, ]}, qui porte encore aujourd'hui en arabe le nom de El - Djesmanyèh.

Avant de visiter le jardin qui porte ce nom, on va, en remontant un peu ii gauche vers le X., visiter un joli édifice gothique apnelé !«»

Tombeau de la sainte Vierge.

La tradition qui place en Gethsémani le lieu ou reposa le corps de la sainte Vierge entre sa mort et son Assomption (contrairement à une décision du IIIe concile général tenu à Ephè*e eu 311, qui place en cette dernière ville le tombeau de la Vierge et do saint Jean , est de la même époque que celle du Saint-Sépulcre lui-même.

Comme celui-ci, la petite chambre sépulcrale fut, au ivo siècle, séparée de la masse du rocher, de manière à former un édifice cubique, qui fut recouvert d'une église, t'ellc-ci est mentionnée au vc siècle par saint Jean Damascène, au vue siècle par Arculphc et au vin* par Willibald ; elle fut détruite soit par Hakcm, soit pendant le siège de 1099; mais un des premiers soins de (? odefroy de Bouillon fut de la relever et d'établir un couvent flans ce lieu. Le couvent fut détruit fin 1187 par Saladin, mais l'église fut épargnée, à cause de la vénération que les musulmans professent pour la sainte Vierge [Sitti Mariam). Nous la voyons donc encore aujourd'hui telle qu'elle fut construite au commencement du xi i« siècle (V. de Vogiié, p. 305 à 313). — Klle appartient maintenant aux Grecs et aux Arméniens, et elle est ouverte le matin et les jours de féte.

L'église proprement dite est «ou-

- GETHSEMANI.

terraine. « Le porche extérieur, la seule partie visible du monument, a la forme d'un gros cube de maçonnerie de H met. environ en tous sens. La façade principale, tlanquée de deux contre-forts romans, est vers le S. Elle est percée au centre d'une porte dont l'archivolte est en ogive, fortement ébrasée et sillonnée de nombreuses moulures ; une seconde archivolte, également à nervures multiples , l'encadre h une certaine distance : un tailloir commun reçoit la retombée de ces différents arcs; quatre colonnettes de marbre blanc a chapiteaux foliés sont engagées dans l'angle rentrant des jambages. Un petit mur, percé d'une porte basse, a été élevé en avant'de la grande porte. Une corniche couronnait tout l'édifice ; elle a disparu, et il n'en» est resté qu'une série de inodillons d une forme purement romane (de Vogiié, p. 311 . Un escalier de 40 à 50 marches descend dans l'église proprement dite , formée d'une seule salle d'environ 30 mèt. sur 8, totalement privée de sculptures, et terminée à ses deux extrémités i par une abside demi-circulaire au tiers de sa longueur; du côté de l'E. se trouve Tédiculc carré qui contient le tombeau de la Vierge.

A l'intérieur, sur la paroi E., est taillée une sorte de banquette oii fut déposé le corps. — En remontant l'escalier, on voit à droite une chapelle , considérée comme le tombeau de saint Joseph, et quelques I marches plus haut, k droite et k ' gauche , deux autres chapelles j designées comme les tombeaux des parents de la Vierge, saint jJoachim et sainte Anne. M. de Vogué a démontré que cette attribution est erronée et que ces chapelles ont servi de sépulture k plusieurs personnages de la dynastie latine de Jérusalem (ibia. , p.

3101. Leur disposition architecturale prouve d'ailleurs qu'elles n'ont aucun rapport avec 1 hypogée primitif.

A côté du tombeau de la Vierge

mi

SYK1E. — PALESTINE.

[Koutk 143.]

fait face au fronton, un petit couloir avec une porte basse au fond, qui conduit dans la

Grotte de l'Agonie, où, selon la

tradition, Jésus passa les heures d'angoisse qui précédèrent son arrestation (saint Matthieu , xxvi, 37 ; xi, 45 ; saint Marc, xiv, 8.'i-4l ; saint Luc, xxn; 41-40;. Aucun des évangiles ne parle d'une grotte, mais au moins « le pieux vandalisme qui a défiguré les autres sanctuaires a respecté celui-là et lui a laissé sa nuaité et sa physionomie originelle. » (De Yogiié, p.

313.: Le pèlerin peut s'y abandonner à ses impressions. A quelques pas vers le S., on va visiter le

Jardin de Gethsémani (aux Latins ; la porte est du côté de l'E.).

("est un enclos carré, dans lequel on a "compris huit des oliviers les plus vieux et les plus vénérables

s'ouvre, a la droite du visiteur qui ,de la vie de JY'susChrist, le 'lieu

ou il enseigna le Pater nvsUr, celui o*ù il prédit la ruine de Jciusalrm saint Matthieu, xxiv, 3';, la grotte où les apôtres composèrent le Credo (Les Actes des Apôtres ne font aucune mention de cet événement). Le sommet porte le village de Zeitoun ou de Djébcl-Tour et l'ancienne

Église, aujourd'hui mosquée de l'Ascension. La tradition, qui place en cet endroit l'ascension ûc J»sus-Christ, repose sur un verse; mal interprété des Actes des Apôtres 1„>;, niais est en contradiction avec l'Evangile (saint Luc.

xxi v, f)0, 51), qui place ee dernier miracle à Béthanie. Elle n'en a pas moins été adoptée par Eusèbe et consacrée par Impératrice Hélène, qui y éleva une église, probablement sur un plan semblable à celui du Saint-Séoulcre. Iktruite

de la montagne. Un vieux moine I probablement par les Persans

vous y fait la conduite, et montre le rocher où les apôtres s'endormirent, le lieu où Judas trahit son maître par un baiser. L'authenticité de Gethsémani est incontestable :

les textes cités plus haut concordent parfaitement avec l'état des lieux; mais rien n'oblige a le restreindre dans cet enclos ; le terrain environnant est aussi couvert de vieux oliviers. 11 t'a ut avouer également que la blancheur des murailles, les allées droites et bien sablées, les plates- bandes semées de fleurs, dont un zèle ininielligent a couvert le terrain , répondent mal aux dispositions religieuses du pMerin, qui vient y chercher le lieu écarté où Jésus avait l'habitude de se retirer (saint Luc, xxi, 37; xxn. 29).

En sortant do l'enclos de Gethsémani , on s'engage dans le sentier rude et tortueux qui conduit au sommet de la

Montagne des Oliviers (en arabe Djébcl-Tour), dont les flancs sont couverts d'oliviers chétifs , de tombeaux juifs et de débris d'oratoires où la tradition place quelques-unes des dernières scènes

elle fut rebâtie par Modeste au vue siècle ; ruinée de nouveau par Hakem , elle fut relevée par les» Croisés, sous la forme duo grand édifice octogone dont M. de Vogué a reHracé les su Instructions ; ce nouvel édifice lut encore renversé en 1187 , et remplacé par le monument actuel.* 11 est toujour* resté, depuis, au pouvoir des musulmans, mais les chrétiens ont la permission d'y dire la messe le jour de l'Ascension. On est admis facilement dans l'ancien couvent moyennant un léger baghehich.

La pelite mosquée, qui occupe le centre; île la cour est une construction octogone de (i mèt. 00 de diamètre , supportant un tambour cylindrique c ouronné par une coupole en maçonnerie. Les chapiteaux et -les bases des colonnettes sont en marbre blanc et ont le caractère roman bien accusé. Elle parait appartenir au commencement du xme siècle. On montre au centre l'empreinte du pied de Jésus-Christ.

Au S.-O. de l'église, sous les murs de l'ancien couvent est une grotte qui, selon la tradition, a

[ Route 143.] JÉRUSALEM. — MONT DES OLIVIERS, servi de retrait»; et de tombeau à

sainte Pélagie.

Du haut du minaret de la mosqm c, on jouit d'un panorama splendide, que le voyageur fera bien de venircontemplor le matin de bonne heure, dèsson arrivée à Jérusalem, pour étudier la topographie générale de la ville - V. p. 7o4 et 7b\S..

A 10. le reg:rd plonge tout d'abord sur la valiée de Josaphat ou vallée du Cédron, depuis son origine au X. de la ville, jusqu'à lVndroit où elle reçoit au S. la vallée de Hinnom et le Tyropœon.

L'œil s'arrête ensuite sur l'enceinte du temple, avec les grandes m> squées d'Omar et d'el-Aksa et tous les petits édifiées, dont on peut étudier assez complètement les détails [V. p. 7H3-790). On reconnaîtra de ce point élevé les différentes «ollines de la ville, les deux coupoles du Saint-Sépulcre, la citadelle, le tombeau de David à l'extrémité du mont Sion, etc. Sur un second plan, on voit au X. le mont Scopus, et la montagne de Nébi- Sarnwil ; à 10., les sommités arides et monotones qui masquent la Méditerranée; au S.-E. le mont du Mauvais - Conseil , la plaine de Réphaïm , le couvent de Mâr- Elias sur une hauteur qui domine la route de Bethléem. Au .S. s'élève le mont du Scandale , qui n'est en réalité qu'une des sommités du mont des Oliviers, comme la hauteur appelée Viri-Gali- /«•r» (Actes, i, U forme du côté du X. un sommet indépendant. Mais c'est surtout du côté de l'E. que le pays présente un aspect étrange et saisissant : la s'étend le désort do Jud''e , jusqu'à la valb o du Jourdain et au bassin brùlo de la nier Morte, que l'on aperçoit en partie; une longue chaîne de montagnes bleuâtres ferme le tableau; au X. ce sont les montagnes île Oalaad, au centre. e«dlos des Ammonites, < t au S. celles de Moab. On distingue encore mieux cette partie du panorama d'un petit weli, placé à 200 mèt. à l'E. de la mosquée de l'Ascension.

Du sommet du mont des Oliviers, en desrendant au S. vers le mont du Scandale, on ira visiter, prés d'un gros figuier, à quelques pas du sentier do Réthanie, un monument souterrain, assez difficile à trouver sans guide , et connu sous le nom de :

Tombeau des Prophètes \Koubour el-Enbia). On entre dans cette grotic par un trou, dans lequel on ne s'engage qu'en rampant, et l'on

descend par un escalier sombre dans une chambre à peu près circulaire de 3 met. de haut et de 7 met. de diamètre ; de cette cham bre partent deux galeries paral- IMes qui s'étendent au S. sur une longueur d'environ '20 mèt, et une autre, qui s'étend au S.-E. à environ 13 mèt. Ces galeries , qui ressemblent aux rayons d'un cercle, sont coupées par deux autres galeries formant des segments de cercle concentriques. La plus extérieure présente 32 niches à cercueil dans sa paroi extérieure, et donne accès dans deux petites chambres sépulcrales. La galerie circulaire la plus rapprochée du centre se prolonge du côté de l'E.

en décrivant plusieurs angles et aboutit à plusieurs chambres sépulcrales. Les galeries droites ne contiennent point de tombeaux.

Il a été impossible jusqu'à présent de connaître l'âge et 1 histoire de ce prétendu tombeau des prophètes. Schultz a essayé cependant de l'identifier avec le rocher de Périytri i on- -mentionné par Josèphe, (Guerre dea.îuifs, v, 12, 2) et à nartir duquel le mur de circonvallation do Titus tournait vers l'O. Le nom de Péristéréon répond, scion lui, au nom latin de columbarium ^ mais il n'v a aucune analogie entre cet et les sépultures aue Romains appelaient columbarium. Do plus, oien que la position du tombeau des Prophètes , près de la colline qui domine la vallée de Siloam, réponde au premier abord à la donnée de Josèphe, le langage de l'historien parait s'appliquer plutôt à un rocher

h y pogée

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