‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 375 sur 511 · III I. K · texte numérisé non relu

III I. K

à une faible distance, a conservé le nom biblique de Guilonl ou Galgala. C'est là que les Israélites campèrent après avoir pissé le Jourdain. Josué, pendant sa lutte contre les Cananéens, y établit son quartier général, et les Israélites v célébrèrent la première Pàque sur la terre promise Jos. iv, 11>. v, 9, 11 : le Tabernacle vfut déposé avant «1 être envoyé a Seilo iJosué, xviii, T. Samuel y proclama la rovauté île Saul <\ Nam. xi, l.rv et les miracles d'Klisée II Rois iv, v illustrèrent cette colline aujourd'hui diserte et oubliée. A droite, on laisse la fontaine Ain-Hadjtn. entourée d'un vieux mur, et qui maroue peutêtre remplacement du Beth-Oçjla de Josué-. Après 1 h. 30 m. de marche nous arrivons à

Jéricho, aujourd'hui lUltha ou Erihhïi * le parfum. * L'itincrairc de J misai rm nous apprend que la Jéricho du iv* siècle était a la ba-e de la montagne, à 1 m. 12 de' la fontaine d'Klisée et que la ville primitive .était h la fontaine même. Rihha répond donc tout au plus au Jéricho du temps d'Herode que Jésus-Christ visita (saint Luc xvi n. 3.'>, 43; xix, 1, 10; Ce n'est plus qu'un groupe de ehétives masures couvertes d'un toit en branchage et entourées de quelques tentes en poil de chèvre. La citadelle ou . faute de mieux, le voyageur devra chercher un abri pour la nuit, est un bâtiment carré de i) mètres de large, à moitié ruiné et habité- par une douzaine de bachi-bozouk déguenillés. Elle occupe, dit-on , l'emplacement du riche Zachée dont parle l'Kvangile (saint Luc xviii, .T), 43) De la plate-forme, lo panorama est imposant. La vallée, profondément encaissée entre la chaîne de montagnes qui la bornent à I L- et à l'O., prolonge son larr."' silkm jusqu'à la mer Morte ; à l'O. le mont de la Quarantaine dre «se sa cime dénudée au-dessus des mamelons qui l'entourent Tel est l'aspect actuel de cette plaine,

SVKIE.— PALESTINE.

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la niai no par excellence (ha-arabah\ dont la fertilité est si vantée par la Bible.

l e voyageur pourvu d'une tente f e r a m i e u x d ' a 1 1 e r c a m p c r à ."> k i 1 o m . aiwle*Mis de Hihha, auprès de la Fontaine d'Éliséa (en arabe Ain es* Soultan, la source du sultan). Cette source donne naissance à un petit ruisseau dont les bords, couverts de tamarisques et de nabkas épineux, contrastent par leur riche végétation . avec l'aridité de la plaine du Jourdain. La source est nommée fontaine d'Ëlisée, parce qu'on croit que le prophèteKlisce, touché parles prières des habitants de Jéricho, corrigea l'amertume de ses eaux, en y jetant une poignée de sel (II K o i r ii, lî), '21. Les ruines informes, les tumulus, les débris de poterie qu'on remarque sur ses bords , les ruines et un très-vaste réservoir, oui s'étendent au S.-O., au pied des montagnes, ainsi que le témoignage historique cité ci-dessus, permettent d'y reconnaître l'emplacement de l'ancienne Jéricho.

Historique. L'origine de Jéricho , nommée aussi la ville des palmiers, remonte à une antiquité reculée. Sa possession facilitant la conquête du pays de Chanaan , les Hébreux, sous la conduite de Josué, l'assiégèrent lô siècles et demi avant 1'» te chrétienne. Après six jours de siège, ses murailles s'écroulèrent au son des trompettes que les prêtres faisaient retentir Josué vi . Herder ne voit dans ce passage du livre de Josué. qu'une métaphore ordinaire au langage poétique de la tradition, et dont le sens réel est «que le son des trompettes et les chants de guerre servirent de signal a l'assaut général. Josué lit raser Jéricho et maudit celui o^ui la rebâtirait vi , •>(}), prédiction qui s'accomplit sous le règne d'Achab, lorsque Iliel de Bethel essay a de rétablir les fortifications (TUois xvi, 34). Jéricho devint ensuite une école de prophètes, parmi lesauels se signalèrent Elie et Elisée

(II Rois h, 4, 15). A la suite de l'exil de Babylone, Jéricho fut la ville la plus importante de la Judée après Jérusalem, Jonathar Macchabée la fortifia. Antoint donna à Cléopatre le revenu dt ses jardins. Hérode Irr la dota df riches édifices et y mourut. IV truite pendant le siège de Jérusilem sous Vespasien \ elle lut rebâtie par l'empereur Adrien et iudisparut entièrement qu'à l'époque des Croisades.

Le mont de la Quarantaine et

arabe, Djébel-Kérontoul4 ainsi nom mé parce que la tradition ]"i<Â-:.tifie avec l'endroit ou le Cor;.*:

jeûna pendant 40 jours. s'«;lfvf »

pic sur les ruines de Jéricho, i 4 kil. environ de Rihha. On t.peut le gravir qu'à pied et iut sans fatigue. l*n étroit sentier ni:, serpente au-dessus d'un gouiîr' béant conduit au sommet iio I* montagne, sur lequel on remarque les ruines d'une petite chapelle et quelques fragments %U fresques byzantines. Tout auteur, de nombreuses çrottes, semblable* à celles de Saint-Saba, attestent que des anachorètes vécurent dans cette inaccessible retraite.

A 1 h. de distance, au pied de la montagne et dans la direction tiu N.-O., au milieu de champs arn>sés^par do nombreux ruisseaux t :

bien cultivés, on trouve une source qui se divise en *2 branche* t' est le 'Aïn-Douk , dont les eau* étaient autrefois transportées pat un aqueduc dans toute la plaie* de Jéricho, et près duquel < élevait la citadelle de Doch où Siiutu; Macchabée lut assassiné par *(>l gendre Ptolemée, l'an 135 avjtj Jésus-Christ I Marc, xvi, 14. 1'

On quitte de bonne heure k campement de 'Ain es-Sou1 pour regagner Jérusalem. La longue plaine qu'on traverse avint d'atteindre les premières mon;i gnes est aride et pierreuse. Le* seuls arbustes qu'on y remarqua sont le Xabka (en arabe do uni .

un chardon vivaee dans, lequel ot> a voulu reconnaître la plante qu.

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servit à tresser la couronne d'épines [Spina-Christi] et enfin l'arbre du Zakkoum ou Bauinier V.

p. fi7(>\ La route s'élève rapidement par un contre-fort escarpé et coupé à pic, comme le ravin du Mar-Saba. On voyage (1 h.) sur une crête entre des collines dont les déchirures laissent entrevoir la mer Morte , en se retournant.

Les sombres rochers qui dominent le Rentier au N., les précipites

3ui le bordent à droite et à gauche, onnent à ce site un aspect sinistre qui justifie sa mauvaise réputation. C'est près de la petite fontaine des Apôtre*, à gauche de la route, que la tradition place l'aventure du bon Samaritain (Luc x, 30, 37 . Le ravin profond du wadi el-Kelt que l'on domine à droite répond, dit-on, à la vallée de Haeor, ou fut lapidés Hacan (.lo^ué vu, '2')) et qui servait de limite à la tribu de Juda (ib. xv, 7).

L'est peut-être aussi le torrent de Kérith, où se retira Elie (I Rois xvii. 3, â >. On redescend (1 h. 40) sur un plateau très-inégal et monotone, au delà duquel (1 h. 30) est un contre-fort en zigzag oui a conservé le nom de mons Aaomim (Jos. xv, 7) < montagne du sang », à cause des crimes qui l'ont rendue célèbre de tout temps.

Puis en passant près d'un vieux khan , et près de la petite fontaine Ain el-IIaoud qui répond peut-être à lEn-sçemes de Josué xv. 7 , on arrive (30 m.) à

Béthanie (4 h. ôO m. de Jéricho», aujourd'hui El-'Aziriïh , nom qui rappelle celui de Lazare, dont l'Evangile place la résurrection en ce lieu fsaint Jean xi, 1, -10}; c'est un village de chétive apparence, composé d'une vingtaine de maisons et entouré de plantations d'oliviers et de figuiers Toute son importance consiste dans ses souvenirs religieux. C'est là que Lazare demeurait avec ses sœurs Marthe et Marie saint Jean xi, 1); ■ est là que Magdeleine versa de précieux parfums sur les pieds du Christ isaint Matth. xxvi, 6. 9;

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