D'HÉBRON AU SINAI
TIR LE DKSKRT HE TTH KT AKABAIL
127 II. environ, dont 77 h. d'Hcbron à Et-Akabah, «t 50 d'Alub«h au Siiu-.
C'est la route que MM. Smith et Robinson ont suivie en 1838.
M. Kobinson, qui hésitait entre cette route et celle du wadi el- Arabah, dit expressément qu'il a choisi la première «parce qu'elle est la plus aisée;» et par le fait, on ne voit pas que ni lui, ni les autres voyageurs qui ont pénétré dans ces solitudes, y aient rencontré ni difficultés ni dangers, sous leur escorte arabe, bien entendu.
On voit même par le document romain connu sous le nom de Table de Peuting^r, que la ligne qui va de la Palestine méridionale à Aùlana (à la tête du golfe d'Akabah) était alors la route habituelle des caravane», et cetto circonstance donne à cette ligne un intérêt archéologique particulier; M. Kobinson y a retrouvé en effet plusieurs des stations notées sur la Table.
La route, à partir d'Hébron, prend un peu plus à l'O. que celles que l'on suit pour aller au wadi- Mouca (H. 151 et 153). Après avoir touché à plusieurs villages, elle conduit (14 h.) h une station qui possède deux puits profonds avec des ruines, et dont le nom de Bîres-Seba' a été reconnu depuis longtemps comme représentant le Bersçébade l'Écriture. C'est un des sites les plus anciennement illustrés par l'histoire des Patriarches Abraham, Isaac et Jabob (Genèse xxi, x.\ii et xxvii). C'est de là que
partit Jacob avec ses Bis pour desrendre en Egypte (Gen. xlvj). Ce lieu est mentionné aussi dans l'histoire de Samuel {I, Sam.,vm}etdanR celle d'Elie (I, Rois, xix) ; là était la limite de la terre promise, qui s'étendait « de Dan à Bersçéba. > Au temps de saint Jérôme, les Romains y avaient une garnison; plus tard, elle est citée dans les Notices comme une ville épiaco-
§ale. Le wadi es-Seba , au bord uquel le lieu est situe, appartient a un embranchement de vallées dont les eaux, en hiver, ont leur écoulement un peu au S. de Gaza.
Les puits de^Bir es-Séba, situés au côte N. du wadi, ont un air de grande antiquité, et contiennent toujours de l'eau vive. Le plus grand mesure 3 mM. 66 de diamètre, et 13 met. 40 de profondeur.
Les ruines (pierres .taillées, fondations, débris de poteries) couvrent un espace de près de 1 kilomètre.
A 6 h. de là vers S.-S.-O., des ruines considérables, connues des Arabes sous le nom de Khalasah, signalent, comme l'a bien montré M. Rpbinson, l'emplacement de la station romaine d Elusa mentionnée dans Ptolémée et sur la Table théodosienne ou Carte de Peutinger.
On atteint ensuite '3 h.) El-Khoraïbèh; il y a là quelques ruines avec les restes d une église. Le lieu n'est ou à 335 mèt. d'altitude au-dessus de la mer. Cette partie du plateau, dont le sol est alluvial, forme une dépression très-prononcée qui s'étend jusqu'à Gaza.
La station qui suit dans les documents de l'époque romaine, Eboda de Ptolémée. Oboda de la Table, se retrouve également à Abdèh *, site ruiné à 10 h. S.-S.-O. de Khalasah. On y voit les restes d'une grande église grecque et ceux d'un fort, lequel était situé, de
1 Parmi 1** Ar*bc« de 51. Robinson, le» m», nomnwiertt le lien Ahdèlt, d'autre* 'Àondjéli. D'aprr» le journal de Seelien, 'Auudieh *«rt.l un nie d. rt.net d'Abdvli.
SINAI
Roi te 156.
même que l'église, sur une hauteur qui domine au loin la plaine. La forteresse avait des citernes et des puits profonds, revêtus de murs d'un bon travail. Au pied de cette hauteur, du côté du S., on reconnaît encore des restes d'htbitations nombreuses, et les champs environnants gardent dei traces de culture.
La station suivante, sur la cart»
romaine, est Lysa. On arrive en •effet, à 14 heures d' Abdèh. à une vallée dont le nom de xcadt el- Lousân, correspond bien évidcm ment k la dénomination anciemu néanmoins les informations àv M. Robinson ne lui révélerez
I existence d'aucune ruine conntr des Arabes dans les environ*
II est probable que l'ancien su; était sur un point plus élevé de i vallée, ce qui indiquerait que I»
ligne de route marquée sur !* Table théodosienne prenait onr autre direction quo la route ij voyageur américain. Cette concle- 3ion semblerait d'autant plus pr^ bablc, que M. Hobinson, surit ligne qu il a suivie, n'a pu retrouver aucun indice des trois autre* stations marquées sur la T*bi' entre Lyxa et Aïla (ou ^Elana * savoir, Cypsaria (ou Gypsana Rasa (nom qu'il faut lire Gerau.
et Diana. D'autres investigateur», qui porteraient leurs recherche* plus à l'E. que la ligne de route d-; M. Hobinson, seraient peut-éue plus heureux. •
Dans l'intervalle d Abdèh au wadi t- LousAn, et, à ce'qn'il semble, an miiies b pays montucux que MM. Smith et Rota?son ont laissé à l'E., i! doit se tnrar*. d'après le rapport qu'en a fait un roraçnr anglais, M. Rowlands (dans l'AppeudiOf delà Description de Jérusalem de M G.
Williams, The Ho/y City, etc., Los* . 1841). il doit se trourer, disont-noo*. « lieu où une source abondante et purent connue des Arabes sous le nom de 'A** Kadèsa. M. Kûwlands A cru retromrr i»
le site de Kadesch Barne'a. Cette localité de Kadesch. dont la determinaùoa »
donné et donne encore lieu maiotenaat
Rot te 156-j DU SINAI A
à tant de suppositions différentes, est | d'une si grande importance pour l'éclaircissement de la géographie de l'Exode , qu'il serait d'un extrême intérêt de rérifler sur les lieux mêmes la découverte de M. Rowlaods, et de recueillir sans parti pris les traditions qui peuvent se rattacher à cette localité d'Aïn Kadésa- C'est un point que nous ayons cru devoir signaler à l'attention des voyageurs qui se trouveraient pour cela dans des circonstances favorables.
Après, comme avant le wadi- Lousân, on coupe de fréquentes vallées séparées par des mouvements de terrain plus ou moins prononcés ; mais on rencontre, à 10 h. 1/2 au S. du wadi el-Lousân, au delà du grand wadi el-Koureïyèh des hauteurs qui, bien que peu remarquables (au inoins sur ce point;, ont cependant cet intérêt ' particulier, qu'elles forment la ligne de partage entre le versant E. incliné vers le bassin enfoncé de la mer Morte, et le versant 0. qui aboutit au fond delà Méditerranée.
Immédiatement au N. de cette ligne de faîte est le petit xcadi el-Haïkibèh , affluent du icadi eV Koreïyèh; au S. de la ligne, la première vallée est le «Jadi el-Gahdhâqyth, embranchement du wadi el- Djérafèh.Ce dernier cstle grandaf- (luentdu wadi el-Arabah (T. p. 857;. \ On en coupe la partie supérieure à 5. h. 45 min. plus loin vers le S.; et de là 13 h. 30 de marche, dans la direction S.-S.-E. , conduisent à l'extrémité des plaines, qui viennent aboutir ici a un escarpement considérable, prolongement des hauteurs qui encaissent a l'O. le wadi el-Arabah. Du haut de cet escarpement, la descente, par endroits très-rude, demande plus de 4 heures. Elle aboutit au fond môme du golfe d'Akabah, à 1 h. 25 du château de ce nom. Cette gorge longue et difficile n'est communément désignée que sous le nom même d'El-Akabah, terme qui désigne en arabe une montée?, une passe de montagne; et c'est de la <jue le château qui a remplacé les
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villes anciennes d'Eziongabcr et d'Élath a pris son nom moderne.