QUATRIÈME PERIODE. LEGTPTK SOUS LES ROMAINS
43» ans.
L'événement le plus considérable de cette longue période fut la propagation du christianisme, qui s'introduisit en F>gypv dès le premier siècle, et y enfant* bien'i: après cet entraînement cenobitique qui couvrit d'ermites les solitude» de la Tb«baïde. Les temples des dieux xtatîoaaei se maintinrent cependant longtemps eacore vis-à-vis du nouveau culte ; on y s trouvé des inscriptions hieroglyphiqatt qui descendent jusqu'au milieu du iir*stecle. La ruine totale de l'ancien culte at date que de la fin du iv* siècle, lorsque par son édit célèbre de 389, l'empereur Théodose ordonna d'abattre le temple de Sérapis, 4 Alexandrie. < Non-eeulemeot on abattit, dans cette ville, divers petiu édifices consacrés aux idoles {et il y en avait presque autant que de colonnes], mais, de plus, on jeta par terre tous les temples et toutes les statues qu'on pat trouver dans toutes les villes de l'Égypte, dans les châteaux, dans les bourgs, dans la campagne, sur les bords du fleuve et jusque dans les déserts. >(Till cm ont, Ht#toirt det Empereurs.)
Ce ne fut pas seulement le culte des dieux de l'Égypte qui acheva de disparaître alors; de cette époque date aussi la ruine complète de ce qui pouvait rester encore de la science égyptienne. L'intelligence des hiéroglyphes, déjà fort affaiblie sans doute, acheva de se perdre, laissant aux générations futures une énigme dont le génie de Champollion n'a retrouvé le mot que quatorxe siècles plut tard.
Lors du partage définitif de l'empire s la mort de Théodose, en 395, l'Egypte resta attachée à l'empire d'Orient ou te Constanttnople.
CINQUIEME PÉRIODE. l'ÊGYPIE
sous l'empire d'orient.
(244 ans.)
Période absolument stérile en événements relatifs à.rÉgypte.
En l'année 18 de l'Hégire (640 de J.-C. , l'Égyprecst conquise par Àmrou, le lieu-
tenant du khalife Omar, puissamment aidé | 1218-21. Sous le troisième successeur de
Salah-EdJîn, lea croisés se portent de nouveau sur l'Egypte; ils prennent Damiette, que bientôt après ils doivent abandonner.
1949. Saint Louis, chef de la sixième croisade, prend Damiette , mais il est fait prisonnier dans sa marche sur le Caire, et ne se rachète que par une énorme rançon.
1250. Fin de la dynastie des Kyoubitet, détrônée par le chef de leur garde, composée d'enfants tcherkes*e& appelés Mamelouks. (Ce mot signifie esclave et s'appliquait spécialement aux esclaves militaires. )
SEPTIÈME PÉRIODE l'ÉGYPTE SOUS LES SULTANS MAMELOUKS.
(267 ans. )
Toute cette période du règne des Mamelouks ne fut qu'une longue suite de troubles, de guerres intesti nes.de crimes, de révolutions de palais- Nulle conduite politique, nul plan de gouvernement. Ce fut toujours une tourbe soldatesque, sans autre qualité que la bravoure <lu sabre. En 267 ans, quarante-sept noms passent sur le trône avili des anciens Pharaons» et presque tous finissent de mort violente. 1517. Cet état de choses dure jusqu'en 1517, époque où le sultan Selim Ier s'empara de l'Egypte par la force des
par la haine que les Coptes nourrissaient contre les Grecs.
SIXIÈME PÉRIODE. l'ÉGYPTB SOUS LA DOMINATION DP.S KHALIFES ARABES ET DES EYOUBITES.
(610 ans.)
640. L'Egypte, conquise, est gouvernée par les lieutenants des khalifes. Des tribus arabes, en très-grand nombre, entrent dans* le pays et s'y établissent a demeure. La religion de Mahomet s'y répand avec elles ; le nombre des chrétiens s'y réduit de plus en plus.
868. Un des gouverneurs de l'Egypte, Turkoman d'origine , Ahmed -ibn- Touloun, s'y rend indépendant et y forme souche de la dynastie des Toulounides. Leur domination s'étend un moment depuis l'Euphrate jusqu'aux extrémités du Moghreb.
'J0t>. Les khalifes de Bagdad recouvrent l'Egypte.
Elle leur est de nouveau enlevée par un autre Turkoman, Akhchid ou Ikhchid - Mohammed - ibn - Takadj , qui fonde la dynastie des Ikchidites. Les sultans de l'Afrique occidentale s'emparent de l'Egypte. Le Caire est fondé, sous le nom de Fostât. Deux ans après, le sultan y transporte sa résidence, et la nouvelle cité devient tout à la fois la capitale de l'Egypte et de l'empire fa ti mi te.
Le dernier prince de cette dynastie, Adhad-Eddtn.déja assujetti au tribut par les Croisés et se sentant hors d'état de résister aux Francs, appelle à son secours les Turkomans et les Kourdes établis eh Syrie.
1171. Salah-Eddin-ibn-Eyoub, chef des Kourdes , affranchit l'Égypte , mais fait étrangler Adhad et s'empare du trône : c'est le fameux Saladin, qui joue un rôle si brillant dans les deux premières croisades. — Salah-Eddln est \f fondateur de la dynastie égyptienne des Eyoubites. Son armée était surtout composée de cavaliers nommés en arabe Serrddjln, dont les croisés firent leur mot Sarrasins, qui est pour eux synonyme tout à la fois d'Arabes et de musulmans.
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