EGY
le voyageur qui n'en aurait pas été témoin à Constantinople. (F.R. 328- 330). Le plus grand couvent de derviches est au Caire, dans la rue appelée Habbanih, au N. de l'EsbéKych. L'entrée de ces établissements n'est pas interdite aux Européens , surtout le jour de l'accomplissement des rites.
Les Jardins et le Palais d'Ibrahim-Pacha bordent le Nil sur une longueur de près de 3 kilomètres, entre le Kasr el-Aïni et Boulàk.
Le terrain qui s'étend de là jusqu'à l'enceinte occidentale du Caire était couvert, il y a trente ans encore, d'énormes amas de décombres et d'immondices apportés de la ville depuis des siècles. Ces buttes artificielles ont été enlevées, ce qui a été un travail considérable ; le terrain a été déblayé, et le sol nivelé a été couvert de belles plantations. C'est un des travaux qui, depuis le règne de Méhémet-Ali, ont le plus contribué à l'embellissement, ainsi qu'à l'assainissement du pourtour de la ville. Des massifs de superbes dattiers, de sycomores, d'acacias, etc., s'y dressent au milieu de belles prairies, où le promeneur trouve de frais ombrages en toute saison. L'avenue principale des plantations rejoint l'avenue de Boulàk, non loin de l'Esbékyèh.