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CHAPITRE QUATRIÈME NUBIE

Généralités.

S 1. Situation, étendue, aspect de la vallée du Nil, entre la première et la seconde cataracte. —

Le voyage de Nubie et la visite de la seconde cataracte sont devenus un complément très-habituel du tour d'Égypte. C'est, à partir d'Assouàn, une excursion de deux à trois semaines, aller et retour.

Parmi les ruines des temps pharaoniques qui couvrant cette partie de la vallée du Nil, il en est plusieurs en effet, et au premier rang celles d'Abou-Simbel (lbsamboul\ qui méritent, même après Thèbes et Phi lu» f tout l'intérêt et toute la curiosité du voyageur.

La nature de la vallée du Nil, telle qu'on l'a vue depuis Edfou jusqu'à Syene, peut donner une assez juste idée de l'aspect général du Nil nubien entre les deux cataractes. Une double muraille de rochers granitiques continue d'encaisser le cours du fleuve ; rarement les deux chaînes s'écartent assez pour laisser entre elles une plaine un peu spacieuse. Une lisière de terrain cultivable se montre ça et là entre les rochers et le courant, et le voyageur qui descend ou remonte le fleuve voit de distance en distance s'ouvrir, sur l'une et l'autre rive, mais plus fréquemment sur la rive orientale, d'étroits wadis au fond desquels s'abritent les pauvres villages des habitants. L'idée d'un village est tellement liée ici à celle d'une vallée, que le nom de %cadi est devenu leur désignation commune; de même que dans une

acception plus générale le mot wudi, appliqué à une portion plus ou moins étendue de la vallée môme du fleuve, est aussi employé en Nubie comme synonyme de canton ou de province. 11 y a peu de grands villages, mais seulement des groupes de cinq à six maisons*, ombragés de quelques palmiers. La monotonie du voyage n'est guère interrompue que par les ruines qui bordeut la vallée.

Ces ruines sont toutes des restes d'anciens temples ; la basse Nubie n'a jamais vu s'élever d'autres monuments. Elles sont surtout très-fréquentes dans la partie de la vallée qui se prolonge immédiatement au-dessusde la frontière égyptienne, sur une étendue de trois journées, et elles se troirvent à peu près toutes sur la rive gauche. La direction générale du fleuve est au S. dans cette première moitié de l'espace compris entre Assouàn et Wadi-Halfa, et au S.-O. dans la seconde moitié; la longueur totale de cet espace, oui constitue la basse Nubie, est de 350 kil. environ, ou 80 de nos lieues communes [de "25 au degré).

Les cataractes de Wadi-IIalfa sont un peu au-dessus du 2*2« degré de latitude.

S 2. Histoire. — Ce que nous nommons aujourd'hui la Nubie fut connu des Grecs, et des Romains après eux , sous le nom d'Êthiopte, ou pays des Xoirs l ( c'est la signification du mot jEthtops) ; mais les Égyptien*, et à

1 Noui ne duont pe» de» nègres, qu'il faut i« garder de confondre.

leur exemple les nations sémitiques, désignaient les contrées aue le Nil traverse au-dessus de 1 Égypte sous la dénomination générique de Kousch, fréquente dans les inscriptions hiéroglyphiques aussi bien que dans la Bible.

On trouve aussi dans les inscriptions pharaoniques le nom de Kèns, appliqué à une contrée de la terre de kousch qui parait devoir être voisine de la frontière égyptienne, et le nom de Fiérabérata donné à un peuple de la même région. Après plus de 3000 ans, rien n'est changé dans cette double appellation. Les Baràbra forme plurielle de Berbéri) habitent toujours diverses parties de la vallée du Nil nubien, notamment

KGYPTE.

715 à 688) sont d'origine éthiopienne. Le dernier de ces rois du Sud,Tahraka,renouvela les gracdr* expéditions des Touthmès et Ramessès. Il porta au loin armes dans le S'.-O. de l'Afriqt et dans l'Asie occidentale ; et cependant, renonçant au trôre d'Egypte après huit ans de règr«? (en 688), il revint fixer sa résidence à Napata, la capitale de la haute Ethiopie, qu'il se plui 4 orner de nombreux monuments Ces événements constatent l'ex >tence d'un royaume d'Ethiopie, au plus bas à partir du vin* siëcie avant Tèrechrétienne. Ce royaume n'est pas différent de celui qui fut désigné, au temps des Romains, sous le nom d'empire de Méro*,

celle qui conline immédiatement quoiqu'il ait eu selon les temp* à la frontière égyptienne,; et ces deux capitales distinctes et parfois

Baràbra du voisinage d'Assouân se donnent le nom de Kénous comme dénomination distinctive.

Les Pharaons étendirent de trèsbonne heure leur domination dans la terre de Kousch. Une stèle trouvée aWadi-IIalfaatteste qu'Ousertésèn III, de la xii« dynastie, avait porté jusque-là ses armes victorieuses (au moins 2660 ans avant notre ère); d'autres monu-

simultanées (comme en Egypte.

Memphis et Thèbes; : Napata ta N., et Méroé au S. Le sîégo principal de ce royaume était dans la région des grands coudes du Nil.

à une distance considérable audessus de Wadi-Halfa ; néanmoins une partie de l'espace comprit entre la deuxième cataracte et U

Sremière en était une dépenance. Il n'y eut de réuni à 1£ments du même prince montrent gypte d'une manière permaqu'ilVétait avancé bien plus loin I nente, à dater du temps de Psam-

métik \665>, que la partie du Niî éthiopien connue sous le nom de Dodecaschœnos, laquelle commençait à Syène, et, comme le nom l'indique, embrassait en remoo-

encore , jusqu a la grande lie d'Argo. Le nom de son successeur Amétiemha celui-là même qui fit creuser le lac Mœris; se lit également dans les inscriptions de la même région. Plusieurs princes de la xix« dynastie, notamment Touthmès III. le grand conquérant (vers 1600), y ont aussi laissé des traces de leur passage ; mais les plus nombreux comme les plus remarquables monuments appartiennent au règne de Ramessés II (vers 1400), ce qui s'accorde bien avec ce qu'Hérodote et d'autres historiens racontent des conquêtes de ce prince dans les contrées du S. Plus tard, on voit l'$thiopie donner des maîtres à l'Egypte. Trois rois formant la xxv« dynastie de Manéthon (de

tant une étendue de 12 sehœne»

égyptiens, équivalant à 720 stades grecs (133 kil.). C'est également à l'extrême limite méridionale du Dodécaschène, que les Romains posèrent la frontière de l'empire du côté de l'Ethiopie ; c'était U que finissaient les grandes voiei qui remontaient les deux rives du Nil depuis le Delta. Ce fut une incursion des Ethiopiens du S.

dans cette province annexe de l'Egypte qui détermina la célèbre expédition du, gouverneur Pétronius contre l'Ethiopie, en l'année 23 ou 24 avant notre ère. expédi-

NUBIE. — GENERALITES.

:ion dans laquelle la ville de Napatafut détruite, et qui valut aux cçéographes romains les notions tes plus précises que l'antiquité ait eues sur les parties intermédiaires du cours du Nil. Il faut remarquer aussi que la plupart des "temples pharaoniques dont le Dociécaschène était couvert, furent

les documents coptes sous la forme Nâbadia, qui conserve mieux le nom des Nobadœ. Quant à ceux-ci, c'est bien évidemment une fraction de la race nombreuse des Lowata, grande division de la race berbère qui occupa de toute antiquité, jusqu'à l'arrivée des Arabes, le pays compris entre les

('•parés ou reconstruits au temps Syrtes et l'Egypte. C'est un demidès Ptolémées et des Césars. siècle au plus après l'époque que Un événement très-important l'on assigne à l'inscription du roi

pour toute la suite de l'histoire de la Nubie eut lieu dans les dernières années du m« siècle. Nous ap-

Silco,que commencèrent les irruptions des Arabes mysulmans en Nubie (la première est de l'an 21

prenonsde Proeope qu'en 29<] l'em- de l'hégire. 642 de J.-C), et Téta pereur Dioclétien , trouvant que l blissement àdemeure de beaucoup c'était pour l'empire une charge 'de leurs tribus dans les pays qui onéreuse d'entretenir des, garni- j s'étendent au-dessus de l'Egypte, sons sur la frontière S. de l'Egypte, y appela une forte tribu du nom île Nobatx qui campait aux envi- Tons de la Grande-Oasis, et leur abandonna la vallée du Nil au-dessus de Syène dans une étendue de sept journées, pour qu'ils couvrissent la haute Égypte contre les incursions des tribus du désert oriental qu'on appelait les Blémyes. L'historien ajoute que, de son temps {la première moitié du vi« siècle), les Nobatr occupaient encore les terres que Dioclétien leur avait abandonnées. Vers la fin du vi« siècle, la célèbre inscription grecque de Silco. « roi des Noubadoi et de tous les Éthiopiens, » comme il s'intitule, montre un état de choses différent. Les Nobada? {convertis depuis longtemps au christianisme), ne sont plus maîtres de l'ancien Dodécaschène, qui a été repris par les lllémyes ^c'est-à-dire, selon toute probabilité, par les anciens occupant?): le royaume de Silco com-

mence seulement à Primis (maintenant Ibrim, aux deux tiers de la distance d'Assouân à Wadi-Halfa}, et s'étend très-loin vers le S. Tel est le point de départ du nom de Nubie qui a remplacé pour nous les dénominations anciennes. On en suit la transmission à travers le moyen âge, dans les auteurs arabes sous la forme iVofea, et dans

s étendent au-

§3. Populations. — Cette esquisse historique explique l'état actuel et la répartition des tribus nubiennes. Elles se distinguent en troii classes dans l'étendue de la vallée, qui commence à la cataracte d'Assouân et finit à celle de Wadi- Halfa : ce sont les Kénous ou Barâbra, les Arabes et les Nouba. Les premiers sont au N., dans l'étendue de l'ancien Dodécaschène, depuis Assouàn jusqu'à Séboua ; les troisièmes au S., depuis Derr jusqu'à Wadi-Halfa, et plus loin encore jusqu'à l'Ile d'Argo, où commence le Dongola ; les seconds, enfin, dans l'espace intermédiaire (de 47 kil. ou une forte journée) compris entre Séboua et Derr. La première division est désignée par les indigènes sous le nom de wadv- Kénous, où l'on parle le kensi; la deuxième , sous le nom de xcadi cl-Arab où la langue est l'arabe pur ; la troisième, sous celui de xcadi-Nouba. Le nouba ne diflere pas essentiellement du kensi ; ce n'est qu'un simple dialecte, produit par le mélange d'un élément étranger. Il est elair, d'après cela, oue les Nobadœ, en s'établissant dans ces parties de la vallée du Nil au milieu des habitants antérieurs, finirent par adopter la langue indigène. Ce mélange dut se faire d'autant plus aisément, qu'au fond les Nobadœ ou Lowata et 1er

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EGYPTE

Route 177.

Kénous ou Barâbra ne sont que deux rameaux d'une même souche originaire. Le» Nouba, dans l'usage actuel, sont très-souvent confondus sous la dénomination générique de Barâbra.

Le cbiffre de la population, dans cette vallée d'une si faible culture, ne saurait être bien élevé; on estime que d'Assouân à Wadi- Halfa, ce chiffre ne dépasse pas 40 000 âmes.

A l'E. de la vallée du Nil, le pays montueux et tout à fait inculte qui s'étend jusqu'à la mer Rouge est occupé par une race nomade, celle cîes Ababdch, oui diffère complètement des populations riveraines du fleuve ; mais l'excursion des voyageurs ne se portant pas danft Bette direction, nous n'avons pas H nous y arrêter.

Comme le pays produit très-peu, les habitants s'ont pauvres; mais aussi comme ils ont très-peu de besoins, ils ne connaissent pas les tourments de la pauvreté. Le palmier, oui donne ici dos fruits djune qualité supérieure, leur est d'une grande ressource, soit pour leur propre usage, soit pour les envois qu'ils en font en Ég:ypte , où la datte ibrimi est particulièrement estimée. Chaque pied d'arbre pave 1 piastre 1/9 d'impôt annuel, et fes agents du gouvernement en font le recensement tous les 5 ans. Ils faut au dattier 7 ans pour aequérir son point dematurité, puis il donne des fruits pendant 8 ou 9 ans, et dépérit ensuite graduellement. Le Sont (mimosa nilotica) fournit aussi h l'exportation sa gomme et son charbon, auxquelles Nubiens joignent encore le séné, des nattes, des paniers, et un petit nombre d'autres articles. Partout <hi se trouve un coin de terre cultivable, on entend iour et nuit le grincement aigu des roues à aubes 'sakyèh) employées pour l'irrigation. La richesse ci un individu s'estime au nombre de roues qu'il possède ; mais la taxe annuelle de 200 piastres, dont chaque roue est grevée, est pour le Nubien une

lourde charge. Aussi beaucoup d'entre eux émigrent-ils au Caire où ils vont exercer les métiers d<?

commissionnaires , de porteur* d'eau, de portiers et de aome*tques. et où ils jouissent d une excellente réputation do probité.

Chez lui, le Nubien n a en général pour vêtement qu'une pièce d'étoffe nouée autour des

Il ne porte ni le turban, ni le fez.

et ne se rase pas la tôte comml'Arabe et le Fellâh; lei hommes comme les femmes, laissent croître leurs cheveux dans toute leur longueur, et les enduisent d'un* forte couche de graisse. Ils sont peut-être plus rudes et plus incultes que le Fellâh ; mais aus-si leur nature est moins viciée. Ils ton; aussi beaucoup plus braves. Un état d'hostilité assez ordinaire de village à village entretient chea eux une humeur belliqueuse, qu; se traduit par l'habitude où ili sont de ne guère aller sans leur pique et leur bouclier. Un moins bon côté chez eux, c'est leur ditposition h l'ivrognerie. Ils tirent de leurs dattes une liqueur trisforte, et le cadeau le plus agréable qu'on puisse leur faire est une bouteille de rhum ou d'eau-de-vie.

D'ASSOUAN A WADI-HALFAH

ET A LA SECONDE C AT A H (349 kil. enfirpn.)

Si l'on n'a pas inscrit dans son trat une clause pour le passage dr la cataracte d'Assouân, on prendra un des rois ou pilotes de la Cataracte qui nrnspulemont, avec laide de ses homaan.

vous fera dépasser les rapides, mais q-a pourra aussi prendre la conduite de la cange jusqu'à Wadi-HalfaU et retour. Or service se paye en tout de 4 a ô00 piastres, à quoi il faut ajouter le bagbchicb pour le patron et pour l'équipage, et le* dépenses de la nourrriture.

Au delà de It première catararto nous n'avons à noter a :3 kil. avant

Koutb 177.] IVASSOUÀN A '

Débôd, qu'un gouffre près de la rive E.. appelé Chaxm't el-wah, que les Baràbra croient avoir une communication souterraine avec la grande Oasis.

Débôd ou Debout, (25 kil. rive 0.) est la première localité notable que l'on rencontre après avoir dépassé Philae. On y voit un temple assez bien conservé^ dont les cartouches royaux portent le nom d'Arkamen, roi d'Ethiopie, que Diodore (qui écrit le nom Ergamène) nous apprend avoir été contemporain de Ptoiémée Philadelphe (285-247), et sur lequel l'historien grec nous a conservé d'intéressants détails. Le temple était consacré à Isis. Trois pylônes qui le précèdent, à une cinquantaine de pas l'un de l'autre, rappellent en petit la disposition du temple de karnak. Sur le pylône du milieu. une inscription grecque à demi-effacée porte le nom de Philométor (le septième Ptoiémée 181-140}. Deux salles accompagpées de chambres latérales précèdent le naos ou sanctuaire. Le tout est entouré d'un mur d'enreinte, dont le premier des trois pylônes forme l'entrée. La plupart des sculptures sont du temps d'Auguste et de Tibère; mais cette décoration sculpturale est restée inachevée. Dans les inscriptions hiéroglyphiques, le nom de la localité est Tabet. La façade du temple regarde le Nil, à la distance de 5 ou 000 pas. La rivière est bordée d'un quai en pierre, où se voient les restes d'un escalier. On place ordinairement au village de Débôd le Parambolé de l'Itinéraire Antonin, que nous croyons devoir être cherché à 2 ou \ kil. plusau N. Le mot Parembolô, dans le grec alexandrin, désigne un camp, une station militaire.

On dépasse (9 kil.) l'Ile Morgôs, où il y a quelques ruines insignifiantes, avant d'atteindre

Kerdasèh (16 kil., rive O.), où un petit temple d'une architecture gracieuse s'élevait sur une éminence à peu de distance du lleuve.

ADI-HALFAH. 1087

6 colonnes reliées par des murs d'entre-colonnement sont seules restées debout. Quelques substructions se voient encore du côté du S.; non loin de là est une carrière de grès, avec de nombreux ex-voto grecs, tracés sur le rocher. On voit par quelques-unes de ces inscriptions, la plupart du temps d'Antonin, de Marc-Aurèle et de Sévère, que les pierres qui servirent à élever les monuments del'ile de Philœ furent tirées de cette carrière. Dans un endroit écarté est une porte décorée do deux colonnes et surmontée d'une console taillée 6ur la face du rocher, le tout formant l'accompagnement d'une sorte de nicne.

Dans le village, on voit les restes d'une grande enceinte en pierre, au côté N. de laquelle est un pylônê avec quelques hiéroglyphes et la figure d'Isis. On reconnaît les vestiges de cette enceinte à une distance assez considérable, en remontant perpendiculairement au fleuve.

A mesure qu'on s'éloigne de Philœ, le granit devientde moins en moins commun v et finit par céder la place au grès.

La vallée du fleuve, depuis Débôd jusqu'à Tâfah, est appelée wadi-Meharakat , du nom de la tribu berbéri qui l'occupe.

Wadi-Tafah) (10 kil., rive O.

figure dans l'Itinéraire Antonin sous le nom de Taphis. Le village s'élève sur la rive gauche, parmi des bouquets de douma et de dattiers. On y trouve deux petits temples de l'époque romaine, l'un presque ruiné (c'est le plus y roche du fleuve , l'autre mieux conservé, dans l'intérieur du village. Des restes de constructions dont il est difficile de deviner la destination sont répandus dans la plaine.

Tâfah eut autrefois un quai, avec un escalier pareil à celui de Débôd. Vis-à-vis de Tâfah sur la rive E., quelques débris sans intérêt marquent l'emplacement de la Contra- Taphis de l'Itinéraire.

Bientôt après avoir dépassé

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