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Tàfah, on voit reparaître le granit, et les hauteursqui bordentles deux côté du Nil se resserrent au point de ne laisser aucun passage le long de ses rives Des rochers hérissent le lit du lleuve, et forment ici de nouveau des rapides, dont l'effet, au milieu de cette gorge, a quelque chose de plus saisissant peut-être que ceux même d'Assouàn.
Le village de Kalabchéh (11 kil.
rive 0.), voisin de ces rapides auxquels il donne son nom, compte une soixantaine de huttes en terre; ce village est situé sous le tropique. À en juger par les restes de son temple, le plus vaste et le plus remarquable de toute la Nubie a l'exception de celui d'Abou-Simbel, ce fut autrefois une localité importante. Ce temple se compose du naos ou sanctuaire, d'un portique et d'une cour. Le naos est divisé en trois chambres successives : l'adytum, une salle à deux colonnes, et une troisième pièce ouvrant sur le portique, lequel a trois rangées de quatre colonnes chacune, la rangée extérieure fermée d'entre -colonnements à mi-hauteur.
La cour se termine par les constructions pyramidales du propylone, en dehors duquel est une allée pavée, puis un escalier conduisant au quai dont la rivière était bordée. Le temple est entouré de deux enceintes oui se rejoignent au propylône. L espace intermédiaire est occupé par plusieurs chambres, et à l'extrémité supérieure est une sorte de petit péristyle formant l'avant-cour d'une chapelle taillée dans le rocher. A l'angle N.-E. il y a aussi une petite chapelle qui date des plus anciens temps de Védification du temple ; et on voit au N. une autre enceinte d'une étendue considérable qui s'appuie sur le mur extérieur, avec deux portails ou pylônes détachés.
Le temple de Kalabchéh, dans l'état où nous le montrent ses ruines, date seulement des premiers Césars, comme on le voit par les car-
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touches de ses légendes hiêroglvphiques. Il fut commencé sous )e règne d'Auguste et continué à l'époque de Caligula, deTrajan et et Sévère ; plusieurs de ses paru*»
sont même restées inachevées. Le»
sculptures sont d'une époque à* pleine décadence; mais le* pierres qui furent employées dans sa coa struction appartenaient à un édifice plus ancien, probablement dù temps de Touthmès III Hvm« dj nastie, 1625-1577), dont le nom se ii:
sur une statue de granit renversé?
près de l'entrée, au voisinage dquai. Le nom hiéroglyphique d* la localité est Telmès, â«sez exactement rendu par le Talmis des documents romains. C'est sur uns des colonnes de la grande cour que se lit la célèbre inscriptioc grecque du roi Nouba Silco. On r lit aussi des inscriptions en caractères démotiques.
A une courte distance du temple dans la direction du N.-O., sont des carrières de grè* d'où l'on a tirt les pierres qui ont servi à construire le temple; et sur la hauteur à laquelle s'adossent les carrières, on a trouvé des débris de momies. L'ancienne ville s'étendait des deux côtés du temple, au N.
et au S., et le long de la colline qui conduit au Beït el-Walu Les fragments de briques et de pot**ries se voient dans toutes les directions.Talmis était la ville principale de Dodécaschène, comzn« Kalabchéh, toute proportion gardée d'ailleurs, est le principal village entre Assouân et Derr.
Ce qu'on nomme Beïf el-Wali (la maison du saint) est un petit temple creusé dans le roc. à un quart d'heure de distance du village. Ce petit sanctuaire porte les lécendes de Kamessès II et il est dédié à Amoun-Ra, à Noum ou Knt-ph.ci à Anouké. Il se compose d'une petite chambre intérieure ou adjtum , d'une pièce soutenue par deux colonnes polygonales, etd un espace découvert en avant, aux murailles duquel sont sculptées des scènes guerrières rappelant
Kut te 177.
D'ASSOUAN A YVADI-HALFAH.
les victoires de Ilamessès sur les peuples de Kousch et sur les peuples de l'Asie.
De nouveaux récifs et de nouveaux rapides se retrouvent à Abou-Hôr (H kil.) où le fleuve ne laisse dans la saison des basses eaux qu'un étroit passage pour les barques en serrant la rive arabique. Ce passage était autrefois commandé par un château de construction arabe , maintenant en ruines. Le paysage , étroitement circonscrit entre des montagnes nues, présente toujours un aspect d'aridité. D'espace en espace, on aperçoit des restes de jetées antiques formées de grandes pierres brutes et destinées à rompre la force du courant pour empêcher aue les eaux n'emportent le peu de terre cultivable qui borde la rive. Apres Abou-Hôr, la plage élargie forme une petite oasis ombragée de palmiers et arrosée par les sakyèh.
Dendour est en face, sur l'autre rive.
Gherf-Hosseïn (M kil. rive O.) répond au Tutzis de l'itinéraire; ce lieu a un ancien temple doublement remarquable par sa construction et par sa date. Il est du règne de Kamessès II, dont il porte les cartouches ; il est entièrement creusé dans le rocher, à l'exception du portique qui en forme la façade. O» y arrivait, en venant du fleuve, par un large escalier décoré de statues et de sphinx, dont on ne retrouve que des fragments épars. Six colosses de 8 m.
de hauteur, adossés à des pilastres , soutiennent la première salle ; sur les parois latérales sont creusés quatre grands cadres contenant chacun trois figures en relief. Une seconde salle sans ornements con<juit àune troisième plus petite qui était l'adytum ou sanctuaire ; au fond sont sculptées Quatre divinités assises, de grandeur
A 2 h' environ au-dessus d'Abou- , nuturelle. Quatre petites chambres
II ôr on voit se dessiner le petit temple de Dandour ou Dindour
[10 kil. rive O.) construit sur un sol incliné à 300 pas du fleuve, et adossé aux rochers de la montagne. Il se compose d'un portique avec deux colonnes de face, de deux chambres intérieures et du sanctuaire , au fond duquel est sculptée la figure de la déesse, probablement Isis. Derrière l'adytum, on remarque un petit cabinet sans autre ouverture apparente qu'une espèce de soupirail trop étroit pour qu'on puisse y pénétrer. En avant du portique est un pylône, ouvrant sur une cour entourée d'un mur bas. Dans le rocher, au-dessus du temple, est une grotte excavée, précédée d'un petit vestibule. Les sculptures de Dendour sont du temps d Auguste; les divinités du lieu sont Isis, Osiris et Horus, la même triade qu'à Phila;\ L'ensemble de la construction est d'un aspect gracieux. A quelque distance du monument sont groupées quelques misérables huttes ; mais le village même de
latérales complètent l'ensemble du monument. Il est dédié à une triade dont Pthah est la divinité principale ; les deux autres sont Hathor et Anouké. Le nom hiéroglyphique de la localité était Pepthah, < la demeure de Pthah. »
Gherf-Hosseïn est fréquemment appelé, dan3 lés relations des voyageurs, Girchèh ou Kirschèh.
Ceci est une, confusion. Kirsch en arabe, Kisch ou Kischiga en berbéri , est un autre village situé presque vis-à-vis sur la rive opposée (la rive E.) non loin de ruines assez considérables connues sous le nom de Sabagoûra. Kirsch , ou Girchéh, est un nom ancien ; car c'est lui, sans aucun doute, qu'on trouve écrit Kerkis dans l'inscription grecque des officiers de Psammétik, à Abou-Simbel (V. p. 1093).
Les hauteurs s'éloignent un peu du fleuve, et les sakyeh deviennent nombreux. Après Gherf-Hosseïn, la vallée prend le nom de \cad\- Kostamnih. Près du village de ce nom, quelques ruines indiquent un ancien site,
lOtK)
EGYPTE
Koltk 17
Dakkèh 17 kil., rive O.) possède les restes bien conservés d'un temple dont l'intérêt est historique.
Il fut fonde4, au temps de Ptolémée Philadelphe, par le roi d'Ethiopie Ergamene, et continué par Philopator, par Évergëte II et mcm§ f>ar Auguste, dont le cartouche figure dans toutes les inscriptions; et néanmoins les sculptures en sont restées inachevées.
Le nom de la localité est Psclchis ( 4*ty* ) dans les rhscriptions grecques ; l'Itinéraire Antonin écrit à tort Pielcix, et Ptolémée encore plus fautivement Pselsis. C'est à Pselchis que Pétronius, dans sa marche sur Xapata (V. p. 108."»* rencontra et défit les troupes de C'andace, reine des Éthiopiens. Le temple est consacré au dieu Thauthen-Pnoubs, c'est-à-dire Thauth seigneur de Pnoubs (peut-être le nom hiéroglyphique de la ville), nom que les inscriptions grecques correspondantes transcrivent par Hermès le Très-Grand (le Trismégistc}. On y a trouvé une stèlo tr« s-curieuse, avec une inscription relative aux mines d'or du désert.
Le village de Kobbân, vis-h-vis de Dakkèh sur la rive F. .représente conséquernment le Contrà Pselcis de l'Itinéraire. C'est une localité très-ancienne, car les ruines d'un petit temple qu'on y trouve portent les cartouches de Ramessea VII et de Kamcssès VIII (xue siècle av. J.-C), et on lit même le nom d'Amenhotep III (xvi* siècle) sur d'autres ruines voisines.
A Kortô (5 kil. rive O.), un trèspetit temple de l'époque romaine était consacré à Isis. Les hiéroglyphes du portail la qualifient de déesse de Kerté. Dans l'Itinéraire Antonin, le nom est écrit Carte.
La première fondation de l'édifice est bien antérieure ; carie nom de Touthmès III (xvnio dyn.), se lit sur des blocs employés dans la construction romaine* et M. Lepsius croit même avoir reconnu les substructions de cet ancien temple.
L'ilo de Dérâr ou Dzérdr, à 5 ou 6 kil. au-dessous de Kortè ré-
§ond à l'île Tachompso. qu"H«-roote mentionne, comme marquant au S. la limite extrême du Dodécaschomos. C'est également ay po nt voisin appelé aujourd'hui traii- Méharrakah (6 kil. de Korté, n?e E.), autrefois Hiera Sycaminw ou le Sycomore sacré, que s* terminait la province gréco-romaine qui répondait au Dodéca-chène des temps pharaonique*.
On voit encore a Méharrnkah, <ur les murs d'un petit temple ruir:»
de l'époque romaine (mais pour lequel on s'est servi, comme d?
coutume, de pierres pro\enam d'une construction ancienne', U représentation assez grossière d'une Isi's assise sous le figuier sacré.^ A quelques pas de là c«; une autre ruine, dont l'ensemble présente un carré de 12 met. environ de façade, sur 15 mèt. de profondeur. La porte principale c>t tournée vers le fleuve, et les quatre cotés offrent extérieurement un mur plein sans ornement. À l'intérieur, une galerie régnai; sur trois faces de l'édifice, et l'ur.
des angles de façade est occupé par la caged'un escalier en spira.e de 25 marches, qui conduit surles terrasses des galeries. Cet édifie*, dédié à Isis et à Osiris, e<t «J i temps des Césars, et on peut voir que plus tard il fut consacré ai culte chrétien.
Bientôt après Méharrakah, la partie cultivable de la plage commence à se rétrécir. Les montagnesablonneuses de la rive O. s'abaissent et se rapprochent du fleuve, dentelles ne sont souvent séparées que par un espace de quelques mètres. On n'a presque plus 2 ci d'autre perspective qu'un sat> aride qui brûle le regard , et des rochers nus d'un grès rougeâtre.
Wadi-Séboua (32 kil.— rives 0.
et E.\ ou le village des Lî<tn<. 1 été ainsi nommé par les Arabes à cause des sphinx qui formaient autrefois une avenue devant le temple dont cette localité renferme les restes, et qui sont maintenant pour la plupart enfouis ou
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brisés. Ce temple était un de ceux que Ramessès II éleva en Étbiopîe. Il est entièrement construit en grès, à l'exception du sanctuaire oui est excavé dans le rocher. Les sculptures en sont « i Un style grossier. Le dromos ou cour antérieure était orné d'une double rangéo dehuit sphinx chacune, et de deux statues adossées à des stèles sculptées. Au fond, étaient les deux constructions pyramidales du propylône, puis une seconde cour avec huit pilastres à caryatides. Les salles et les chambres intérieures sont envahies par le sable. La grande divinité du lieu était Amoun-Ra, à côté duquel Ramessès lui-même figure comme divinité contemplative s'adorant elle-même. Le nom de la localité était JVamln, lademeure d'Amoun; une quantité de fragments âc briques et de poteries répandues au voisinage en doit marquer le site.
Quelques huttes s'y élèvent encore ; mais le villaçe même de Séboua est sur la rive opposée.
A Séboua se termine, la première division de la basse Nubie appelée tcadi-Kénous du nom de la race aborigène qui l'habite, et commence le wadi el-Arab qui n'étend jusqu'à Derr. Les Arabes de ee canton sont de la tribu d'el- Léghàt.
C'est à Korosko (19 kil., rive E.), à mi-chemin à peu près de Séboua à Derr, que vient aboutir le chemin des caravanes du Senna'ar.
Ce chemin quitte le Nil à Abou- Hamid, au sommet du grand coude qoe forme le fleuve après le confluent do l'Atbara. Les caravanes emploient 9 jours à traverser le désert qui sépare Abou- Hamid de Korosko.
A partir de Korosko, le fleuve tourne au N.-O. et décrit ainsi un coude considérable jusqu'à Derr, où il reprend sa direction au S.-O.
Dans cot intervalle de korosko à Derr .environ 18 kil.), les barques ne pouvant plus profiter des vents dominants du N. ou du N.-Ô., on est obligé de les faire remorquer
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' à la cordelle par les riverains.
Dans cette partie, la plaine s'estnotablement élarçie, principalement sur la rive droite, et la culture s'y montre plus soignée. Les villages deviennent aussi plus nombreux, ainsi que les Sakyèh.
La nudité des rives se dérobe sous une suite presque ininterrompue de dattiers et d acacias.
Amada, ou Hassaia (12 kil. de Korosko , rive gauche ) possède un ancien temple à demi envahi par le sable. L'édifice peut avoir 10 met. de façade sur ti de profondeur. Le portique est soutenu par douze pilastres carrés, et au fond par une rangée do quatre colonnes polygonales. Sous un vestibule étroit qui suit le portique s'ouvraient les portes du sanctuaire et de deux salles latérales, suivies chacune d'une chambre plus petite. La voûte et les murailles sont chargées de hiéroglyphes d'un très-bon style. La fondation du temple paraît appartenir à Ousortésén III (xxvir siècle av.
j.-C); les légendes portent aussi les noms de deux princes de la xvine dynastie, %Aménhotep II et Thoutmès IV. Dans les premiers siècles du christianisme le temple fut transformé en église, ce qui y a occasionné quelques dégradations ; mais au total l'ensemble est d'un effet élégant
Derr, ou Deïr (6 kil., 37 kil. de Séboûa, rive dr.), est le premier lieu depuis la frontière d'Egypte qui mérite, au moins par comparaison, le titre de ville* C'est une bourgade étroite composée de huttes de terre éparses au milieu des dattiers, avec une maison de briques crues, résidence du Kàchef , et une mosquée. Le temple , taillé dans le rocher à une profondeur de 33 mèt., est du règne de Ramessès 11, et il présente quelques sculptures d'un style médiocre, dans un grand état de dégradation.
Ce *sont des tableaux en partie religieux, en partie guerriers. Le temple était consacré à Amoun-Ra, d'où la ?ilie prenait le nom de Pé-ra
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ville du Soleil) que lui donnent les r construction
jégendeB hiéroglyphiques,
A partir de Derr, les bords du tfeuve prennent un aspect beaucoup moins aride. Les dattiers et les acacias y forment des bouquets ^ui contrastent do la manière la ;)lus agréable avec la nudité des parties précédentes.
A 5,4 d'heure environ au-dessus 'le Derr, à la hauteur de l'île Keltéy une petite grotte taillée dans le roc a d'antiques sculptuics ; elle est connue des gens du pays sous le nom d'el-Doubiesra.
'n peu plus haut, sur l'autre rive, il y a une petite tombe également taillée dans un rocher de forme pyramidale, et qui porte le cartouche de Ramessès V, de la xx* dynastie (xn« siècle, avant J.-C.} Celui pour qui fut excavée la tombe est désigné sous le nom du Pocri, « fils royal de Kousch.» On l'a représenté rendant hommage au pharaon égyptien.
Ibrim, 4 à 5 h. (21 kil. de Derr, rive E.). Le lieu est appelé Primis dans les documents de l'époque romaine (Primis Parva , pour la distinguer d'une - autre ville du même nom située beaucoup plus haut, vers l'Astaboras ). Sélim , «près sa conquête de l'Egypte (l.r>l7), y plaça une garnison de soldats bosniaques dont les descendants s'y sont maintenus jusqu'au commencement du siècle actuel. Le château, assis sur la hauteur, fut occupé en 1811 par le.? Mamelouks échappés au massacre du Caire; mai6 ils en furent délogés par Ibrahim, fils du viceroi. Au milieu de ces conflits, les murailles de la citadelle furent en grande partie détruites, ainsi que les maisons qu'elle renfermait; et les habitants de la bourgade, abondonnèrent leurs demeures pour la plupart et se réfugièrent à Derr. Les seuls restes d antiquités que gardent ces lieux presque^éserts sont quelques débris d'une ancienne muraille probablement romaine, à l'extrémité S. du village, et, vers l'extrémité N., une
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qui doit être de la même époque, mais dans laquelle on employa des blocs de pierre sur lesquels ôn lit le nom de Tarhaka (vers 686av. J.-O.Dans les rocher?
au-dessous d'Ibrim, il y a plusieurs petites grottes avec des sculpture?
du temps de la xviii* dynastie, e; de Ramessès II. Vis-à-vis, sur 1* rive opposée, Anibé a une tomfc* qui date de la xx« dynastie.
Un peu après avoir dépass- Bostàn (18 kil. d'Ibrim), à la hauteur du village de Tosko, des rochers forment dans le lit du Ni une barrière qui pourrait être dangereuse au temps des basses eaux si l'on n'était pas dirigé par ur bon pilote. On passe successivement devant plusieurs village?
sans intérêt, et Von arrive a
Abou-Simbel, ou par corruption Ibsamboul (54 kil. d'Ibrim.
rive O.). On y retrouve deux temples, tous deux creusés dans U rocher, tous deux, du règne du grand Ramessès II, tous deux entin, dignes de prendre rang, par les dimensions comme par l'exécution de leurs sculptures, à coV des plus beaux restes de l'art pharaonique que présentent les ruiner de ïhèbes.
Lepefiftempf* était dédié à Hathor, qui y est représentée sous la forme de la vache sacrée, son emblème.
La façade est ornée de six colosse»
de 11 m. environ, représentant Rampssès et sa femme Nofrian, ayant leurs enfants à leurs pied:».
L'intérieur a trois divisions principales, une première salle soutenue par six pilastres carrés décorés de chapiteaux à tête d Ui>.
un passage transversal avec une petite chambre à chaque extrémité, et le naos ou sanctuaire. La profondeur totale des parties eicavéeB est de 27 à 28 mt^t., depui»
la porte d'entrée. Tous les murs sont décorés de sculptures d'un beau style, malheureusement uvsdétériorées.
Le/ «econd temple, un peu plu> au .S., présente dans toutes ses ptrties des dimensions bien autre-
[Kouth 177.j ABOU-SIMHE
ment imposantes. La surface du rocher, aplanie et taillée à pic sur 40 mèt de hauteur et 30 d élévation, en forme la façade.
Quatre statues colossales de Ramessès II, taillées dans le rocher même, la décorent. Leurs proportions sont celles de figures de 28 à 30 mèt.; quoique assises, elles ont au moins 20 mèt. de hauteur.
Malgré ces proportions énormes, le travail en est très-beau, et le visage est doublement remarquable par l'expression et le fini. Une ligne horizontale de hiéroglyphes, surmontée d'une corniche composée de 22 figures de singes accroupis, et une figure symbolique de Phré sculptée au-dessus du portail, complètent ce be%u frontispice, encore presque intact. À la base d'un des colosses du S., on lit une inscription très-curieuse, en grec archaïque, tracée, vers l'an 660 av.
J.-C, par une troupe de soldats grecs au service de Psammétik, envoyée à la poursuite des Egyptiens Automoles qui se réfugiaient en Ethiopie. (Hérodote, n, 30).
L'inscription , d'après le déchiffrement incomplet qu'en a donné le colonel Leake, est ainsi conçue :
Le roi Psamatikh étant venu à Èléphantine, ceux qui étaient arec Psamatikh, fils de Théoclèi, ont écrit ceci. Ils s'embarquèrent et, arrivèrent audessus de Kerkis... Y Égyptien Amasis. Ceci a été écrit par Damearchon, fils d'Amxbichos , et par Pelephos fils d'Oudamos.
L'intérieur répond au grandiose de la façade. Quatre salles successives, offrant ensemble une profondeur de plus de 60 mèt., composent, avec dix chambres latérales, l'ensemble de cette prodigieuse excavation. La première salle est soutenue par un double rang de 8 ilastres, auxquels sont adossés es colosses de fi mèt. 26 de hauteur. La seconde salle n'a que 4 piliers sans statues. Mais on en retrouve 4, plus grandes que nature, au fond du sanctuaire, représentent Kamessès en présence de la triade Amoun, Ra et Pthah. Le