V. EXCURSION A PHYLK
4 heures d'Athènes, 8 à 9 li. pour aller et revi-nir à cheval. On peut aller en voiture légère jusqu'au pied du Parnèg.
«)i» sort de la ville par le côi»
N., et, passant près des jardins de l'Académie, on atteint (15 m.) la
fietite colline de Kolonos. C'est 'emplacement du bourg que Sophocle a immortalisé en y plaçant la scène de son Œdipe a Colone:
mais on y reconnaîtrait difficilement les lieux enchanteurs décrits dans le magnifique chœur des Athéniens. Sur l'emplacement même consacré aux Euménides a été bâtie une petite chapelle, aujourd'hui ruinée. On a élevé a Colone un monument funéraire au célèbre archéologue O. MUller; les Grecs l'ont criblé de coups de fusil. On entre dans le bois d'oliviers et on passe le Céphise sur (20 ni.) un pont situé au-dessousdu villagede Lé vt. On laisse à gauche quelques tumulus et quelques ruines; puis à droite (30 m.) la nouvelle ferme de la Heine. Plus loin (40 m.) on aperçoit sur la droite le v. de .Venidi , qui, selon M. Hanriot, marque la situation précise de l'ancien dème d'Acharnœ. Les Acharniens ont donné leur nom à une des comédies d'Aristophane.
C'était une robuste population de bûcherons et de charbonniers qui exploitaient les forêts du Parnès.
Cette industrie s'est conservée de nos jours chez les habitants de Khassia. Le dème d'Acharnée fournil à lui seul, au commencement de la guerre du Péloponèse, 3 000 hoplites, c'est-à-dire un dixième de l'infanterie athénienne. On trouve ensuite les villages de Dragoinnno (b'j m.), de Koukourangi, de Kamatero, et un monastère (40 m.) dédié à Saint Jean, avant d'arriver à Khassia. Un peu en deçà du monastère on laisse à gauche le défilé de Déma, qui conduit à Eleusis par le mont Icare. On observe sur co mont quelques restes des murailles qui défendaient le passjige. Khassia (30 m.) est situé à l'entrée du défilé du Parnès, et répond, selon M. Hanriot, à l'ancien dénie de Chollidœ. C'est dus environs de ce village que descendent les eaux autrefois partagées par des
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aqueducs entre Eleusis et Athènes. Au delà de Khassia, on traverse une petite plaine et un marais, puis on s'élève dans une gorge d'une beauté sauvage, où le chemin est souvent creusé dans le roc. Les premières traces de fortifications antiques que l'on rencontre sont les fondations d'une tour, à la jonction d'un sentier qui conduit à droite au couvent de Hagia Triada et à Décélie. On trouve encore une ruine semblable quelques minutes avant.
(I h. 15) Phylé (nommé Vigla-Kastro, le château du Guet). — La citadelle de Phylé, placée sur un roc escarpé, accessible seulement du côté de l'K., est une position qui a été fortifiée depuis une haute antiquité. Quand Thrasybule s'en fut emparé par surprime avec soixantedix exilés, l'an 404 avant J.-C, il put y braver les attaques des trente tyrans avant de délivrer définitivement sa patrie.
Le circuit des anciens murs existe encore, c Le tout est d'une forme oblonpue, dit Aldenhoven ; la direction des grands côtés est de l'E. à 10., sa longueur est de 510 pieds, sa largeur de 210. Il y avait deux entrées, l'une au S.t l'autre à l'E. ; à l'angle du N.-E. se trouve une tour ronde, au S.-E.
une tour carrée, et une pareille au côté N. en saillie. La plus grande longueur du mur du N., dans son état actuel, n'a pas plus de 225 pieds. Ici. ainsi qu'à 1 extrémité, le rocher était inabordable à cause de son escarpement.
On distingue encore vingt assises de grosses pierres dans quelques parties du mur; elles ont la forme d'un parallélogramme. » La disposition des deux portes montre comment les Grecs ménageaient les approches de leurs fortifications, on forçant l'ennemi à présenter le flanc droit, qui n'était pas défendu par le bouclier. Cette ruine intéressante, qui n'est plus occupée que par des chevriers et leurs troupeaux , offre une vue magnifique sur la plaine d'Athè-
■ Koute 4.J ATT1QUE.— DAPHNI.
nés, l'Hymette et le golfe Saronique.
Au-dessus de Phylé, et sur la gauche de
la route moderne, Xcake indique dea ruines qu*il suppose être celles de l'Harma, point Toisin de Phylé, et qui était signale par des phénomènes météorologiques dont la religion s'était emparée.
Selon M- Hanriot, THarma n'était ni une forteresse, ni un lieu habite, mais l'echancrure du Pâmes, qui fe roit d'Athènes même au-dessus de Phylé , et qui ressemble un pen à on char antique